Diriger c’est prendre soin des dirigés

Diriger un peuple c’est en prendre soin dans l’ordre. Diriger une famille c’est en prendre soin face à la dureté de la vie. Diriger une armée c’est en prendre soin face aux agresseurs et à la mort, tout du moins en limiter le nombre. Diriger une entreprise c’est en prendre soin face au revers de fortune et des crises. Cependant, nous pouvons décider de nous servir et de ne point servir, de laisser mourir de faim et de ne point prodiguer de soin.

Les prophètes, les rois, les généraux, les parents, les chefs sont des bergers qui sont chargés de guider leur famille, leur peuple, leurs Hommes, leurs troupeaux et de les protéger contre les prédateurs (les colons, les voleurs et autres brigands), contre la faim et les maladies (épidémie, pandémie).

L’Homme est un animal, c’est sa faculté à matérialiser sa pensée qui fait de lui un être vivant exceptionnel (le surhomme de Nietzsche). L’Homme peut s’interroger et doit s’interroger sur les origines de son malheur ou de son bonheur et de travailler pour écourter le malheur et faire durer le bonheur ou le plaisir.

Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké disait : « Tout Homme qui se croit bien portant est un malade qui s’ignore» et Confucius de dire : « trouvez moi un Homme sain et je vous le guérirais » c’est dire que tous les Hommes portent en eux les germes de leur finitude.

En un mot nous couvons tous quelque chose, nous sommes tous des malades en puissance. Tous les Hommes peuvent tomber tôt ou tard malade par conséquent nous pouvons anticiper leur maladie ou la retarder par des vaccins, par une hygiène de vie.

Par exemple lors des campagnes de vaccination contre la grippe en France, l’Etat cherche à réduire le nombre de malade, car un Homme qui souffre ne peut pas travailler convenablement. L’Etat ANTICIPE sur les caries en encourageant les enfants à se brosser les dents. Il augmente les prix de la cigarette, car fumer tue et un homme mort ne sert plus à la société. Gouverner c’est prévoir, c’est anticiper, c’est soigner.

C’est dans ce cadre que nous devrions anticiper l’hivernage pour lutter contre le paludisme qui tue plus que le Sida en Afrique. Anticiper permet de minimiser les dépenses et de parer aux pandémies et épidémies.

Le Sénégal justement doit miser sur l’assainissement par la création d’entreprises de nettoyage, de collecte, de tri et de valorisation des déchets.  Cela permettrait d’endiguer des épidémies comme le choléra qui se déclare à chaque Magal de Touba  ou lors d’activités qui drainent du monde comme l’illustre cet article que j’ai lu : « http://www.leral.net/Pour-eviter-la-propagation-du-cholera-Touba-appelle-au-respect-des-regles-d-hygiene_a24938.html ».

Le Sénégal doit aussi valoriser la médecine traditionnelle comme en Chine, créer ou encourager des pharmacies traditionnelles comme en Chine (http://www.planete-revelations.com/t5684-documentaires-bhoutan-le-royaume-secret-des-plantes-medicinales-et-sur-le-qi-l-energie-qui-guerit-arte).

Encourager la création d’un dictionnaire des plantes et de leur propriétés; je me souviens qu’au Sénégal le « ndoxum siti », les « korobët »  et les  « kosa-kosa » (une forme de gale) se soignaient par des plantes et des racines.

Il y a tellement de possibilités que nous devons juste agir et commencer par quelque chose.

Lors d’une tournée dans les villages du Sénégal (payée par la France), nous avons remarqué que les filles utilisaient de vieux pagnes coupés en morceau pour recevoir les règles, elles n’ont ni « freedom », ni « tympax », ni « nana invisible » et autres produits modernes de la ville! La pudeur les empêche de nettoyer ces lingettes et de l’étaler sur la ligne à l’extérieur, elles les étalent sous leur lit.

Coté sexualité et hygiène du corps tout est à expliquer, de mon coté je fais celui de ma sœur et vous ? Etant jeune, j’animais une émission sur EVF (éducation à la vie familiale), il y a trop de tabous et de non-dits. Les mamans ne parlent pas à leur fille et les papas non plus, facebook le fera à leur place ou Bégué Time la nouvelle série sur SenTV.

Nous avons du coton au Sénégal, le reste est à imaginer. Nous avons des bras le reste est à construire. Nous avons des graines, il reste à les semer.

Avoir du bon poisson « coof », du riz « parfumé ou Tyson », des carottes, du chou fleur, de l’aubergine, du manioc et autres « saf safal, yétt, tuufa, yoxos, daqqar » et avoir un mauvais cuisinier, qui plus est a une main lourde sur le sel  et qui fait du « céeb bu weseng », c’est l’Afrique entre les mains d’un mauvais président et de mauvais commis : nous !

GBF

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Culture et Société, Economie et Politique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s