Peut-on parler d’une politique africaine ?

La réponse à la question posée est : oui, nous pouvons parler d’une politique africaine ! Chaque Nation dans ce monde possède sa culture propre et sa trajectoire historique particulière. De la sorte, la façon d’agir politiquement, en l’occurrence, diffère aussi d’une Nation à l’autre. C’est dans ce cadre précis que la politique propre à l’Afrique ne saurait être celle d’une autre Nation. En conséquence, la politique africaine se définit principalement comme la prise en charge totale par la Collectivité des intérêts de tous les individus humains au sein de la société. Société qui elle-même se définit comme un Cercle dont chacun de nous est le rayon.

Cette prise en charge inconditionnelle qui définit la politique africaine suppose le respect préalable de trois concepts de notre Philosophie Politique, à savoir l’application de :

1)      Munusifeti en tant que condition pour la menée à bien d’un projet politique.

2)      Se djodjoe dji en tant qu’Idéal humain définitif.

3)      Duname en tant que Système politique par excellence.

Munusifeti se conçoit en trois principes fondamentaux :

a)      L’individualité : l’acteur politique est forcément Africain. Être Africain signifie être en mesure d’appliquer les principes de notre Culture et de s’y conformer. C’est la fidélité aux Ancêtres qui ont longtemps d’avance tracé le chemin pour nous.

b)      La localité : il faut que l’individu qui se veut acteur politique réside dans un pays d’Afrique.

c)      La nationalité : l’action politique portée doit principalement et directement bénéficier au Peuple qui réside en terres africaines.

Se djodjoe dji signifie que chacun a droit :

a)      À l’erreur. Le droit à l’erreur veut dire que personne n’est infaillible. Il implique la possibilité d’une amélioration infinie et constitue la source du progrès individuel et collectif : le meilleur changement est toujours possible dispose le 6e principe de notre Philosophie Politique.

b)      Au progrès. Le droit au progrès signifie que nous sommes capables de concevoir et non pas seulement d’imiter nos Ancêtres : nous ne sommes pas inférieurs à nos Ancêtres.  Il implique que la Société doit amener chacun à se suffire lui-même, c’est-à-dire à devenir autonome. Le droit au progrès est donc l’amélioration de sa propre condition : nous sommes appelés à devenir grands et prospères sur tous les points de vue.

c)      À la Culture. Le droit à la Culture signifie que tous les biens matériels et spirituels se trouvant en Afrique sont la propriété commune de tous les Africains. Il implique le droit à une bonne alimentation : c’est ce qui permet à l’individu d’arriver à maturité ; le droit à la liberté d’expression : l’Être humain est un Être politique, c’est-à-dire parlant ; le droit à la liberté d’initiative : chacun doit créer ce qui répond aux besoins de son époque.

Duname signifie littéralement : « Ce que la Société donne à l’Individu ». Ce que la Société donne à chacun de nous, en tant que Rayon du Cercle Social, ce sont les moyens de son plein épanouissement personnel et collectif qu’elle met à son entière disposition. Ce système politique est le seul à prendre pleinement en charge tous les intérêts de chacun des membres de la Société puisqu’il garantit la prospérité à chacun de ses membres en se mettant à son service et en lui fournissant la logistique nécessaire afin de matérialiser ses ambitions. Duname implique par conséquent la Maât, c’est-à-dire la Justice, qui est la mesure incontournable pour éviter pour formes d’inégalités ou de dérives.

Voilà en quoi consiste substantiellement notre façon de faire la politique. Ainsi, il devient plus clair et plus évident que nous pouvons sans hésitation parler d’une « politique africaine », et cette politique suppose la mise en œuvre de ces trois grands facteurs déterminants et définis par notre Tradition, ce depuis au moins le temps de Wosere il y a 101.961 ans avant Lumumba.

Pour plus d’informations sur la question et l’approfondissement des concepts ci-dessus exposés, nous renvoyons le lecteur à nos travaux, principalement à la lecture de l’ouvrage intitulé : « Duname. La Tradition Kamit avec ses 101.961 ans de Modernité avant Lumumba. », à télécharger gratuitement sur notre site web à l’adresse : http://uhem-mesut.com/ubuntuwetu/duname.php

Ubuntu Wetu, Amouna Ngouonimba.

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Culture et Société, Economie et Politique, Expressions Libres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s