Editorial 07/02/2012: J’ai fait un rêve, Cheikh Anta Diop est candidat à l’élection présidentielle en 2012.

J’ai fait un rêve, Cheikh Anta Diop est candidat à l’élection présidentielle en 2012.

Il écrit son programme aux lendemains des assises nationales du Sénégal reprenant les aspirations profondes des citoyens les traduisant en programme politique adapté, cohérent et applicable dès le 26 février au soir.

Il propose de sortir à terme du FCFA en créant une autre monnaie régionale indépendante de l’euro et de toute monnaie étrangère à l’Afrique. Côté finance, il abandonnerait l’aide au développement pour lui préférer la capacité de créer, de produire et de réagir des citoyens de son pays.

Il privilégie pour commencer les échanges économiques et financiers avec le Mali, les deux Guinées et la Gambie et opère un changement culturel au plus haut sommet de l’Etat en choisissant des voitures de fonction peu couteuses au départ et peu gourmandes en carburant. Il suggère aux ministres et au gouvernement un habillement adapté au climat sahélien. Ils porteront 5 jours sur 7 au moins un habit de conception sénégalaise à défaut d’être africaine avec un tissu sénégalais, cousu par un sénégalais. Les tailleurs sénégalais verront ainsi leur chiffre d’affaire augmenter de façon exponentielle. Ils en profiteront pour accroitre et améliorer leurs moyens de production.

En revanche Cheikh Anta Diop relègue ses diplômes en second plan, de même que sa connaissance de la langue française, ses avoirs ou ses relations à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il met en avant en avant son amour, son engagement, ses actions pour le Sénégal, sa connaissance du passé et sa maitrise de la géographie, sa vision africaine du « naatange » (prospérité) et du « yokkute » (développement).

Il se refuse de solliciter la soi-disant « communauté internationale » pour déloger le président sortant. Pour plusieurs raisons. La première est simplement par conscience historique. Comment appeler aujourd’hui ses bourreaux d’hier en vue de lutter contre un propre frère, fut-il despote. Comment accorder sa confiance aux systèmes qui ont commandité et/ou contribué à l’élimination physique et politique de Thomas Sankara au Burkina Faso, de Patrice Eméry Lumba en RDC et de Silvius Olympio au Togo pour ne citer que ceux-là.

Il s’était abstenu de boycotter les élections législatives en 2007. Il les a d’ailleurs gagnées par un travail de terrain dont la stratégie était basée sur la connaissance et de l’histoire et de la géographie de toutes les poches de population établie sur chaque fragment du territoire sénégalais. Par exemple grâce à un lobbying des députés de Thiès, la ville de Ngay est devenu le premier CAAF (Centre Artisanal AFricain) labellisé. Aujourd’hui l’on se bouscule au marché et dans les magazins pour se procurer des paires de chaussures Ngay, des ceintures, des sacs ou des porte-feuilles Ngay.

Malgré tous les appels de l’opposition, le parti du professeur et égyptologue ne prend jamais part à une manifestation à la place de l’obélisque ou ailleurs par défaut de temps, par cohérence et par principe car l’argent dépensé pourrait directement servir à des desseins économiques et/ou sociaux certes aux résultats plus lents mais beaucoup plus durables et constructifs que des discours esseulés à des militants déjà convaincus. Cheikh Anta Diop prône pour un parti d’action et de rupture.

Le secrétaire générale du parti « Siggi Taxaw » (ST) refuse de rouler en Hammer, en GMC, en 4×4 ou en 8×8 mais il se déplace en car et en vanne avec son équipe de campagne. A l’intérieur des véhicules ils ne perdant pas de temps lors des voyages, ils travaillent quand ils ne dorment pas, et dorment quand ils ne travaillent pas, mettant à profit chaque seconde et pressant la créativité et la réactivité jusqu’à leurs dernières pulpes. Les jeunes et les femmes constituent les deux ailes du navire de ST.

De manière unanime, Cheikh Anta Diop est connu pour son humilité et son humanité tant envers ses amis qu’envers ses adversaires. Il ne parle jamais de ses opposants mais des idées de ceux-ci, de leurs faisabilités et de leur pertinence. Ses propos sont chiffrés et illustrés de cartes géographiques, de statistiques et d’études faites par les jeunes du parti ST. On ne lui connait pas d’ennemis en dehors du mensonge autant on ne lui connaissait pas d’autre ami que l’amour de la vérité car la connaissance de celle-ci aboutit selon lui au salut de tous les peuples.

Cheikh Anta Diop est le premier Njàccaar tant par sa vision éprouvée depuis 1954 date de parution de Nations Nègres et Culture, sa fécondité intellectuelle et son engagement désintéressé au quotidien aux quatre coins du monde.

J’ai fait un rêve, Cheikh Anta Diop est candidat à l’élection présidentielle en 2012 et il gagne au 3ème tour.

Faram Fa Ce

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1 commentaire

Classé dans Economie et Politique, Editorial

Une réponse à “Editorial 07/02/2012: J’ai fait un rêve, Cheikh Anta Diop est candidat à l’élection présidentielle en 2012.

  1. Faram Fa ce… Martin Luther King… « I have a dream » ! Gént yii lu am-maanaa la, su nàkke dunyaa nàkk xol ak séddale ak njub, ak yaakaar. Loolu kenn bëgg ko gént si dara ! Si gént bi, saxaar a ngi bëgga deqi. Waaye jot a nàkk, dëgg la ! Ak bàyyi yàq jot. Bu leen ñaaw-jort, Faram Fa Ce yalla na ngua yàgg di gént, gént mi mën na am !

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