Invité du mois – Nafissatou Dia Diouf

Le Courrier du Visionnaire Afric1 est passé entre les mains de l’écrivaine Nafissatou Dia Diouf, auteur de plusieurs ouvrages composés de roman, de nouvelles, de poésie et de littérature jeunesse. Mme Dia Diouf a trempé sa plume pour vous répondre. Sont abordés des sujets aussi variés que la littérature africaine, les astuces pour lire et écrire, sa vocation et son métier d’écrivain, son engagement et sa vision pour relever les innombrables défis du progrès en Afrique … Mais enfin elle adresse un mot à vous qui lirez ce courrier.

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CVA1 Que pensez-vous de la littérature africaine contemporaine?

 

NDD J’utiliserais trois qualificatifs : elle  est riche, multiple, décomplexée. La génération des écrivains africains contemporains bouscule les codes et s’affirme sans complexe par rapport à leurs aînés sans renier leur filiation.  Ils ont beaucoup lu, pas seulement les auteurs africains et se revendiquent d’une littérature-monde, en faisant voler en éclat les carcans ghettoïsants de « littérature africaine ». Nous vivons sur la même planète et notre patrimoine culturel et notre spécificité africaine est en nous sans qu’on se sente obligés de la revendiquant car on la porte tous simplement. L’écrivain contemporain Koulsy Lamko a bien écrit le roman « Racines du Yuca » dont la scène se passe au Mexique. Il n’en reste pas moins écrivain africain…

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CVA1 Depuis les indépendances africaines, est-ce que la littérature africaine a évolué ?

 

NDD Enormément. Parce que la société également évolue. Les combats de nos ainés ne sont pas forcément les nôtres et leurs revendications non plus. Comme disait dans son essai « Les damnés de la Terre » en 1961 Frantz Fanon dont on célèbre en ce moment le cinquantenaire de la mort, « Chaque génération doit, dans une relative opacité, découvrir sa mission, l’accomplir ou la trahir »Depuis la négritude, le colonialisme, les indépendances,  l’histoire de la littérature africaine a connu d’autres thématiques, nouvelles, souvent inspirées des réalités socio-politiques de nos pays : le post colonialisme, la mal gouvernance, la pauvreté, la guerre, la corruption, plus récemment l’exil, la transformation de la société urbaine, etc.

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CVA1 La littérature africaine francophone a longtemps été marquée par la négritude et l’engagement politique. Née après les indépendances africaines, quels combats revendiquez-vous ? Les mêmes ou alors de nouveaux ?

 

NDD Nous nous réclamons tous de l’héritage des grands écrivains africains qui nous ont précédés, aussi parce qu’ils ont été des témoins de soubresauts de notre histoire que nous n’avons pas connue. A leur manière, leurs revendications ont contribué à l’autodétermination de leurs peuples. Mais autre réalité, autres combats. Le rôle de l’écrivain reste un rôle de vigie de toutes les dérives, de manière directe, par l’essai engagé par exemple, ou indirect, par la fiction, voire la satire. Pour ma part, mon engagement est d’abord social, contre les dérives de notre société un peu en perte de repère, pour une génération de transition entre tradition, valeurs, cultures et une modernité a laquelle nous pousse le sens de l’histoire mais que nous devons écrire nous même, à la lumière de notre culture et de nos valeurs.

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CVA1 Quelles sont les difficultés que l’écrivain contemporain rencontre en matière de censure, de sujets tabous, de critiques et de vente ?

 

NDD Dieu merci, la plupart de nos pays se sont engagés (de gré ou de force) vers des formes plus démocratiques de l’administration de la chose publique et de la cité. Du moins, en apparence. Dans la réalité, il reste encore beaucoup d’obstacles déguisés ou apparents. Ceci est d’autant plus pernicieux que finalement certains auteurs évitent les sujets à controverse et s’auto censurent, de peur de représailles ou d’être mis au ban de la société. Une telle attitude tue la créativité et n’est finalement pas propice au progrès de nos sociétés. A mon sens, il faut savoir garder les valeurs qui font le lit de nos sociétés, notamment en termes de pudeur et de retenue mais aborder tout sujet sans complaisance et de manière constructive.

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CVA1 S’il y en a un, quel devrait être le rôle d’un écrivain dans une société ?

 

NDD Celui de vigie, d’éveilleur de consciences voire de garde fous pour les pouvoirs à tendance despotique. Pour peu qu’on le laisse tenir ce rôle.

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CVA1 En tant qu’écrivaine, que pouvez-vous faire en dehors de l’écriture pour inciter les jeunes à lire, et même à écrire?

 

NDD C’est ce que je fais déjà, les rencontrer à la faveur de conférences, de cafés littéraires voire d’ateliers d’écriture. C’est incroyable le nombre de jeunes qui peuvent s’identifier à vous et sentir une vocation après un échange riche et galvanisant avec des auteurs. Ils comprennent rapidement, que ce n’est pas une « classe à part » mais des personnes qui ont eu un parcours et fait des choix qui peuvent être les leurs demain. Ces échanges sont humainement d’une grande richesse, y compris pour les écrivains. On n’écrit pas à partir d’une tour d’ivoire même si l’acte d’écrire peut imposer un certain isolement. Notre encre est trempée dans la vraie vie et ces jeunes avec leur fraicheur, leur fougue voire leurs illusions donnent un formidable élan, presqu’identique à celui qu’ils recherchent.

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CVA1 Avez-vous plus personnellement des secrets ou des astuces à partager pour aimer et faire aimer la lecture d’une part et l’écriture d’une autre part ?

 

NDD Pour moi, le secret de l’écriture, c’est la lecture. Le secret de la lecture ? Plus complexe… Il faut à mon sens susciter l’intérêt de la lecture dès le bas âge, avant même que l’enfant sache lire, qu’il puisse découvrir que les mots peuvent ouvrir tout un univers de plaisir, de connaissances et plus tard d’idées. La conscience de soi, l’appréhension de l’univers, la naissance de la conscience citoyenne naît et grandit d’abord par les livres.

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CVA1 En tant que femme,  comment voyez-vous le rôle que peut jouer la femme africaine dans l’épanouissement du continent?

 

NDD Le rôle de la femme est essentiel. Parce qu’elle est la moitié voire plus, du genre humain, parce qu’elle donne la vie et veille à la préserver. En Afrique en particulier, sa place est fondamentale dans l’équilibre de nos sociétés. Elle a toujours joué un rôle prépondérant, aux antipodes de la vision occidentale de la femme africaine brimée, reléguée au second plan. Je ne voudrais pas faire d’angélisme pour autant. Les mauvais traitements existent, le machisme existe, l’égalité des chances n’est pas toujours garanti. Mais il faudrait lutter spécifiquement contre toute entrave à l’épanouissement de la femme, tout en gardant nos spécificités culturelles qui, encore une fois, ne sont pas toujours en défaveur de la femme.

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CVA1 Quelle est votre formation de base ?

 

NDD J’ai obtenu un baccalauréat littéraire mais me suis spécialisée par la suite dans les langues et la gestion, la logistique industrielle et les télécoms. C’est docteur Jekyll et Mister Hide (rires). Je suis cependant littéraire dans l’âme même si à l’aise dans plusieurs domaines et peu à peu, ma passion pour l’écriture et le journalisme me ramènent à mes premières amours : la langue et le maniement des mots.

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CVA1 Qu’est-ce qui vous inspire ? Qu’est-ce qui vous fait écrire ?

 

NDD Je suis une curieuse de nature. Les écrivains en général sont des éponges qui s’empreignent de tout ce qui les environne. J’ai des choix de lectures très éclectiques et je pense que la véritable richesse de la pensée se trouve là. C’est justement mes lectures qui alimentent mon écriture, de même que mon vécu direct ou indirect, en général, tout ce qui fait appel à mes émotions : colère, tristesse, révolte mais aussi bonheur, espoir…

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CVA1 Diriez-vous que vous écrivez plus pour votre plaisir ou pour les autres ?

 

NDD La démarche d’écriture est d’abord une démarche individuelle. Elle est tournée vers soi mais sa destination finale est l’autre. C’est une question de phase. J’écris avec plaisir mais par nécessité intérieure. Mon plaisir est ensuite décuplé quand je partage mes écrits, mes idées, ma fiction avec d’autres, qu’ils apprécient ou non, peu importe. L’essentiel est que les idées « touchent » voire émeuvent, en tout cas suscite la réflexion et ne laissent pas indifférent. L’interaction est fondamentale dans la démarche d’écriture.

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CVA1 Pensez-vous que pour écrire, il faille nécessairement accoucher de soi ?

 

NDD Oui et non. Dans les écrits d’un auteur de fiction, il y a un jeu de personnages, parfois très contrastés, mais forcement une partie de soi. On s’identifie à un de nos personnages, nous prenons d’affection pour lui ou elle et finalement, ce personnage trahit notre moi. Dans le cas de l’auto fiction, c’est plus clair, autrement, d’une manière ou d’une autre, on retrouve toujours l’intimité de l’auteur et de ses convictions entre les lignes.

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CVA1 Les critiques littéraires influencent-elles vos écrits, ou vous confortent-elles plutôt dans votre « style » ?

 

NDD J’essaie de ne prendre que ce que j’estime bon et constructif dans les avis des critiques. Il est important de ne pas trahir son style. Tout livre trouve son public. Que celui-ci soit très confidentiel ou pas. Il faut éviter de tomber dans l’écriture « commerciale » car on finit par perdre son âme. Je pense que le lecteur sait mesurer la sincérité de l’œuvre. Tout le reste peut se travailler.

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CVA1 Exception faite du plaisir de la lecture, que souhaiteriez-vous que vos lecteurs retiennent de vos écrits ?

 

NDD Ce n’est pas une question qui me taraude. Ecrire est un acte éminemment solitaire et tourné vers soi. Je n’écris pas en pensant au lecteur mais plutôt pour exprimer une certaine intériorité, racontée de manière fictionnelle sans nécessairement me mettre en scène.  Je suis souvent d’ailleurs surprise de la manière dont les lecteurs reçoivent mes œuvres, mais c’est toujours très enrichissant.

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CVA1 Quels sont vos projets littéraires actuels ? Est-il par exemple dans vos projets d’écrire un roman scénarisé ?

 

NDD Je travaille actuellement sur deux romans. Un terminé que je suis en train de retravailler parce que je n’en suis pas encore tout à fait satisfaite, et un autre dont les personnages m’habitent tellement que je ne peux pas faire taire leurs voix, donc j’ai commencé à les coucher, eux et leurs histoires, sur papier. Le roman scénarisé fait appel à une technique d’écriture bien particulière et qui s’apprend. Je n’en ai pas encore fait l’expérience. Par contre, un scénariste a déjà adapté un de mes textes pour en faire un court métrage et le résultat a été surprenant.

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CVA1 Pourquoi avoir aussi choisi de travailler dans la télévision ?

 

NDD Je n’ai pas réellement choisi la télévision, c’est elle qui est venue à moi. Cela s’est fait par la conjonction de deux passions : le livre, et partager. Quand les responsables de Africa 7 m’ont approchée pour me proposer d’animer une émission littéraire, j’étais d’abord sceptique car je ne voulais pas avoir l’impression de me disperser. Finalement je me suis prise au jeu et je prends un plaisir fou à préparer et à conduire ces émissions, plus encore pour les rencontres entre mes invités et moi et entre nous et le public.

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CVA1 A ce jour comment qualifierez-vous votre aventure avec Africa7 ?

 

NDD Ce n’est pas ma première incursion dans le journalisme. Je suis depuis quelques années également chroniqueuse dans un magazine et je vois que finalement, ce métier auquel tout me destinait sans pour autant que je choisisse d’en faire une carrière est bel et bien venu à moi. Et j’en suis ravie. Quant à Africa 7, il s’agit d’un coup de foudre mutuel, parce que dès que le concept et le positionnement m’ont été présentés, j’ai aimé le côté fun, innovant, vivant mais aussi ambitieux. Je pense que la chaîne a rapidement trouvé son audience : celle d’un public urbain, branché sans être élitiste, cultivé et assoiffé de connaissance sans que cet apprentissage soit rébarbatif.

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CVA1 En dépit des problèmes auxquels a à faire face l’Afrique, les jeunes qui ont les moyens d’acheter des livres ont envie d’histoires autres que celles sur la misère et les maux de la société en général. Qu’en pensez-vous ?

 

NDD L’Afrique est une formidable mosaïque qui se reflète également dans les livres des écrivains africains. Nos contemporains ont besoin de rêve. Pas de rêves béats et naïfs mais ils ont besoin d’y croire, de voir les potentialités et les réussites de près afin de reprendre confiance et un nouvel élan. On ne veut plus de misérabilisme mais de l’espoir et des raisons de croire en de lendemains meilleurs.

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CVA1 Est-ce qu’être une femme a influé sur votre carrière d’écrivain ?

 

NDD Non, pas du tout. Je vais vous surprendre, mais je ne me considère pas comme femme mais avant tout comme un humain, avec certes des attributs de femmes (que je ne renie pas, loin de là), mais avec toutes les potentialités intellectuelles, cognitives, émotives que me confèrent mon statut d’humain. A ce titre, j’avance dans la vie de manière complètement positive, confiante et décomplexée. Je ne suis pas une femme écrivain, je suis un écrivain tout court.

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CVA1 Aujourd’hui, à votre avis, quels sont les 3 grands défis à relever par les femmes ? Que suggérez-vous alors concrètement pour les relever, ces défis ?

 

NDD Les femmes devraient se décomplexer, être convaincues qu’on ne leur fera pas le chemin mais qu’elles devront le faire elles-mêmes, assertives : s’affirmer sans agressivité ni rancœur, combatives : sans essayer de prendre la place des ’hommes encore pire de les singer mais prendre de droit ce qui leur revient, en rapport avec leurs facultés et leurs compétences.

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CVA1 Avez-vous déjà écrit dans une langue nationale ? Si oui de quel(s) ouvrage(s) s’agit-il ? Si non, envisagez-vous de le faire ?

 

NDD Je n’ai pas encore fait expérience pour la bonne raison est que le français est la langue que je maîtrise le mieux à l’écrit. En même temps, je pense que c’est devenu la langue véhiculaire qui permet au Congolais de converser avec l’Antillais et au Québequois de lire le Sénégalais. C’est une formidable opportunité également pour cette langue riche et belle, qui s’enrichit encore d’avantage de sonorités, d’idiomatismes, de nouvelles syntaxes au contact de toutes ces cultures et qui font que plus que jamais le français est langue vivante dont la renaissance se fait en grande partie grâce à l’Afrique. Cette langue est aussi le véhicule de notre culture, de nos combats, bref, de nos affirmations.

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CVA1 Quel est votre auteur préféré ? Qu’a-t-il apporté à votre écriture ?

 

NDD Je n’ai pas d’auteur préféré. Je m’enrichis de tous les livres ou les auteurs que j’aime et même de ceux que je n’aime pas. Aucune lecture ne me laisse indifférente. Je suis une abeille qui butine à plusieurs fleurs pour faire de cette synthèse du miel.

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CVA1 Quel est le facteur et le moment déterminant ayant influé votre vocation d’écrivain ?

 

NDD J’ai très tôt senti cette vocation, celle de devenir écrivain, sans pour autant mettre les mots dessus. Dès l’adolescence, je m’y adonnais avec une relative conscience. Ce fut cependant le premier prix international reçu, à 24 ans, concomitant à mon premier ouvrage publié (accepté d’emblée par la maison d’édition) qui m’ont donné confiance. Tout le reste de mon parcours jusque là a confirmer cette vocation et cette voie et mes écrits, je crois, ont trouvé leur public.

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CVA1 Quelle est la plus grande difficulté rencontrée au cours de vos écrits ?

 

NDD Je pense que le plus dur pour un créateur est de perdre le sens de ce qu’il fait. Le doute est essentiel car il garantit la remise en cause, donc le progrès et l’innovation. Mais quand il s’installe ou prend certaines proportions, il devient paralysant et contre productif. C’est ce que je redoute le plus.

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CVA1 Quelles sont les actions prioritaires à mener aujourd’hui pour l’épanouissement des Africains ? Avec quelles ressources ?

 

NDD Je laisse cette question aux experts en développement. Le rôle de l’écrivain, disait l’écrivain André Brinks, est de poser des questions et non de donner des réponses. Chaque livre est une brique. Restent aux personnes qui ont la charge la gestion de la cité de bâtir l’édifice avec ce matériau brut.

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CVA1 Classez par ordre d’importance la politique, l’économie, le social et la culture.

 

NDD « La culture est au début et à la fin de tout développement ». Ce n’est pas de moi mais du poète-président, Senghor. Elle est notre socle, nos valeurs, notre spécificité en tant d’Africains voire notre ADN. Bien transmise, bien acquise, nous la portons où que nous soyons. Je placerais en deuxième position le social, pour le côté humain. L’économie est également important en ce qu’elle créée de la valeur, mais de la valeur qui doit servir et être partagée au plus grand nombre. Enfin la politique, malgré le peu d’estime que j’ai pour certains politiciens, pour peu qu’elle soit démocratique, participative, transparente et ouverte, est un formidable levier d’organisation de cette société culturelle, sociale et dont l’économie et la création/valorisation de la richesse est garantie de progrès.

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CVA1 Aujourd’hui, des jeunes africains doutent de la possibilité pour l’Afrique de sortir de la pauvreté, de la misère et des conflits. Que leur dites-vous ?

 

NDD Je leur dirais qu’ils ont en eux les ressorts pour sortir l’Afrique du misérabilisme et du cycle infernal dans lequel on tend à la destiner. Pour peu que le climat socio économico politique soit assaini et que les conditions d’épanouissement soient créées, on leur redonnera l’espoir et la foi en eux et sans angélisme, je pense sincèrement qu’ils pourront s’affirmer et réaliser de grandes choses pour nos pays.

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CVA1 Beaucoup de jeunes de la diaspora, engagés et aimant leurs pays, songent à rentrer reconstruire l’économie comme ils le peuvent, avec les moyens dont ils disposent, que leur répondriez-vous ?

 

NDD Je leur dis, n’hésitez pas, venez. Venez riches, peut être pas de devises mais d’expériences, d’autres visions, d’autres success stories et sans plaquer celles-ci au contexte africain, adaptez, soyez inventifs mais soyez aussi patients sans être complaisants. Le changement ne se fera pas du jour au lendemain mais par une démarche constante voire opiniâtre, par une solidarité agissante sans folklore. Le retour au pays est une démarche que j’ai eu moi-même et que je n’ai jamais regretté, pas plus que je n’ai regretté d’être sortie et de continuer. Cette richesse individuelle, cette ambition collective sera plus que la somme de réussites, ce sera le changement pour nos sociétés.

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CVA1 Il est tellement bon de pouvoir dormir tranquille ! Mais la peur du lendemain habitant le cœur de ceux qui sont démunis en particulier, quelle pourrait être votre part de colibri, à vous, pour qu’enfin cette inquiétude laisse place au repos qui libère et allège ?

 

NDD Il est vrai qu’il faut sérier les besoins et évidemment par satisfaire les besoins primaires des populations : se nourrir, se vêtir, se loger. C’est le rôle à ce stade des pouvoirs publics, aidés en ce sens par les partenaires au développement.  Une fois ce stade primaire dépassé, il convient de placer, vous l’aurez deviné, le livre et la lecture. Outre le fait que lire est un facteur d’instruction et de connaissance, c’est aussi un loisir épanouissant qui rend un citoyen averti, un homme ou une femme épanoui et ouvre grand les portes du monde voire au-delà.

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CVA1 Vous avez pris connaissance de l’esprit qui animait l’Association Njàccaar Visionnaire Africain et les jeunes qui la composent. Quel message aurez-vous, personnellement, pour nous ?

 

NDD Mon dernier mot sera pour vous. En hommage au formidable travail que vous menez, à cette foi inlassable en une Afrique émergente, décomplexée qui n’attend plus que d’autres, en d’autres lieux décident pour elle tout en continuant à piller ses ressources et la maintenir prisonnière à l’intérieur de ses frontières. Nous sommes tous des humains, des locataires de cette planète et à ce titre sommes éligibles à toutes les aspirations des êtres humains. Continuez à vous battre pour maintenir éveillées les consciences et passionnés les cœurs, car, pour paraphraser le penseur allemand Hégel, « rien de grand ne s’est accompli dans le monde sans passion »


 

Nafissatou DIA DIOUF

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Classé dans Culture et Société

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