De la nécessité du redressement de l’Afrique…

Avec le redressement, les pays d’Amérique du Sud connaissent une croissance régulière et tirée par les facteurs internes. Qu’en est-il de l’Afrique? Elle s’endort répétant ce qu’on lui a toujours fait croire : qu’elle était incapable.

Pour que l’Afrique étale son génie, il lui faut d’abord retrouver son humanité, nous voulons dire sa dignité.

Aucun être ne s’est construit sans nourrir en lui une bonne dose de confiance. Pourtant c’est le cas des africains et de l’Afrique. Il est donc nécessaire que l’Afrique sache qu’elle ne connaitra son propre génie que lorsqu’elle aura accepté son humanité.

Il est aujourd’hui de notoriété public que l’africain dit OUI à n’importe qui et pour n’importe quoi, c’est pourquoi notre présente contribution à la libération des consciences se focalise sur le REDRESSEMENT de l’homme.

Ce sujet est certes du ressort de la philosophie ou de la psychologie voire même de la sociologie mais nous essayerons de le traiter avec notre cœur militant en faveur d’une Afrique libre.

La définition de ce concept de redressement de l’africain

En empruntant aussi logiquement que possible le sens du mot redressement, on s’aperçoit qu’il dérive du verbe « redresser ». Ce verbe qui signifie remettre dans une position droite, ne plus se soumettre, hausser le nez pour prendre de la hauteur.

Notre appel pour le redressement de l’Afrique et donc des africains, signifie ici une réappropriation de notre dignité volée.

Ce redressement est aussi compris comme une prise en main de notre destinée et un effort de développement endogène, c’est-à-dire en comptant sur nos propres forces. Le redressement auquel nous appelons ici est très multiforme si bien que nous sommes incapables de fournir une liste normalisée. Toutefois, la trame d’idée est simple : l’Afrique doit se réveiller pour exister.

Le redressement  des noirs des Etats-Unis

Le monde entier est resté stupéfait face à un homme noir qui a osé « marcher vers la maison blanche ». L’Afrique est fière de Barack OBAMA qui a bousculé les normes et les habitudes. De l’Est à l’Ouest et du Sud au Nord, les américains se retrouvent pour parler d’OBAMA comme une manière de retrouver une humanité perdue. Barack OBAMA est aujourd’hui le premier Noir de l’histoire nommé président des Etats Unis.

Mais que les africains, eux qui sont habitués à dire OUI partout, sache que ce qui arrive aujourd’hui à la communauté noire américaine est le fruit d’une longue lutte, donc d’un redressement.

Que les africains sachent que l’histoire n’a pas été comme du beurre pour les descendants d’esclaves. Avant même « l’affirmative action » en 1965, nous pouvons retenir six dates dans la lutte pour les droits des noirs aux Etats-Unis. Déjà, le 2 juillet 1839, un groupe d’esclaves africains se révolte à bord de l’Amistad, le bateau espagnol qui les transporte vers l’Amérique. Le 31 janvier 1865, à l’initiative du président Abraham Lincoln, le 13e amendement de la Constitution américaine abolit officiellement l’esclavage. Le 1er Décembre 1955, Rosa Parks, une femme noire, refuse de céder sa place à un Blanc dans un bus de Montgomery (Alabama) et est arrêtée. Un boycott des transports par les Noirs est organisé, jusqu’à ce qu’un tribunal décide que la ségrégation raciale dans les bus n’est pas légale. Le 1er octobre 1962, James Meredith est le premier étudiant noir à intégrer l’université du Mississipi, l’un des Etats les plus ségrégationnistes du pays. Le 28 août 1963, Martin Luther King prononce un discours historique « j’ai fait un rêve » à Washington, devant 200000 personnes. Il espère qu’un jour, ses petits enfants ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau. Il sera assassiné le 4 avril 1948. En 1964, le « Civil Rights Act » interdit toute forme de discrimination dans tous les lieux publics.

Ce rappel est utile en ce sens qu’il nous fait comprendre que le rétablissement de notre dignité ne se fera pas sur un plateau d’or mais avec des pleurs et des gémissements. Pendant ce temps que fait l’Afrique ? Elle s’endort répétant ce qu’on lui a toujours fait croire…

L’Afrique doit se redresser sinon qu’elle disparaisse

«C’est notre pauvre peuple dont on a transformé l’indépendance en une cage d’où l’on nous regarde du dehors, tantôt avec cette compassion bénévole, tantôt avec joie et plaisir».

Depuis cette constatation de notre frère Lumumba, rien n’a changé, au contraire la situation se désagrège. L’Afrique est devenue un dépotoir de déchets des occidentaux comme en témoigne le cas des déchets toxiques déversés en Côte d’ivoire. Par manque de redressement, ELF pille le pétrole du Congo et lui laisse que 17% des ressources financières tirées de la vente du pétrole. Ce pourcentage est de 12% en Côte d’ivoire. Par manque de redressement, AREVA pille l’uranium du Niger, en laissant des miettes à l’Etat. Par manque de redressement, le Gabon était entre les mains d’un tyran domestique qui a trahit son peuple et à léguer le pouvoir à son fils sur un plateau de gâteau. Par manque de redressement, les économies africaines sont sous perfusion et à la solde des institutions comme le Fonds Monétaire Internationale (FMI), la Banque Mondiale et le Club de Paris. La Russie s’est redressée en payant sa dette au FMI pour amorcer un développement harmonieux et endogène, le Brésil a fait autant.

Aujourd’hui l’Argentine règle sa dette avec le Club de Paris, qui atteint quelque 6,7 milliards de dollars, en puisant dans les réserves en devises de la Banque centrale. Ce pays avait déjà puisé dans les réserves de la banque centrale, qui s’élèvent à quelque 47 milliards de dollars, pour régler en janvier 2006 la totalité de sa dette avec le Fonds monétaire international (FMI) de quelque 9,6 milliards de dollars. Avec le redressement, les pays d’Amérique du Sud connaissent une croissance régulière et tirée par les facteurs internes.

Qu’en est-il de l’Afrique ? Elle s’endort répétant ce qu’on lui a toujours fait croire : qu’elle était incapable.

Pour que l’Afrique étale son génie, il lui faut d’abord retrouver son humanité, nous voulons dire sa dignité. C’est d’abord, se faire confiance et c’est ainsi qu’elle éclaboussera le monde entier de tout son talent. En tout cas, une tempête souffle, elle a pris naissance dans la diaspora et elle se transformera en ouragan lorsqu’elle sera proche de la TERRE MERE, ce sera l’ouragan qui purifiera ce beau continent.

Que ceux qui ont les oreilles entendent ce que dit l’esprit car l’histoire dira un jour son mot.

Dieu nous aide pour notre redressement ! « La patrie ou la mort, nous vaincrons » disait feu le Capitaine Thomas Sankara.

Sadio SANGHARE

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Classé dans Actualités, Expressions Libres

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