72h de NVA Ed2 – Je veux créer une BD, par où commencer

Il y a bien des façons de définir la bande dessinée…

Qui vous dira que c’est un « moyen de communication de masse », associant étroitement l’image et le langage, et cela est vrai. Le graphiste, lui, affirmera qu’il s’agit plutôt d’un genre de littérature dessinée, et c’est encore vrai. Et tel autre vous soutiendra que la bande dessinée est au fond plus proche du cinéma que de la littérature, et c’est une définition qui ne manque pas non plus de vérité.

S’il est si difficile de définir avec précision la bande dessinée, c’est qu’elle se situe précisément au carrefour de plusieurs moyens d’expression artistique : l’art graphique, l’art cinématographique et la littérature. Elle est tout à la fois dessin, cinéma, écriture, se conjuguant entre eux pour former un art nouveau, doté d’un ensemble de moyens d’expression extrêmement complets et variés, comme nous allons nous en rendre compte.

MOYENS D’EXPRESSION DERIVES DE L’ART CINEMATOGRAPHIQUE :

Les « plans » (gros plan, plan d’ensemble, etc.), le « cadrage » ou « angles de vue » (plongée, contre-plongée, etc.), le « montage » ou enchainement des plans…

MOYENS D’EXPRESSION DERIVES DE L’ART GRAPHIQUE

Le graphisme, la composition des images, les jeux d’ombre et de lumière, la perspective, la couleur …

MOYENS D’EXPRESSION DERIVES DE LA LITTERATURE

Les textes et les dialogues…

Auxquels il faut ajouter un certain nombre de moyens d’expression non moins remarquables qui sont propres à la bande dessinée :

Les CADRES (ou « cases ») qui peuvent varier de proportion d’une image à l’autre, rétrécir, s’étirer à volonté selon les nécessités du récit.

Les PHYLACTERES (ou « bulles » ou « ballons ») qui intègrent le langage à l’image et permettent de faire parler les personnages.

Les ONOMATOPEES qui constituent le « bruitage » expressif des bandes dessinées.

Ensuite tout dépendra du talent avec lequel le créateur de bandes dessinées saura choisir parmi ces moyens d’expression très divers, ceux qui conviennent le mieux à ce qu’il veut exprimer à chaque moment du récit.

Extraits de: «De l’Art de la BD – Tome 1- Editions Glénat» (du scénario à la réalisation de DUC, page 6)

NJACC’ART est un label de production et de création de Njàccaar Visionnaire Africain. Pour le moment il ne compte qu’un seul volet : la bande dessinée. Toutefois, NJACC’ART aspire à élargir sa production à tous les domaines de l’art.

Lors de l’élaboration du Programme de la Seconde Edition des 72h de Njàccaar Visionnaire Africain (rappel du Thème : Quelles Actions, avec quelles re-sources ?), l’équipe BD de NJACC’ART décide de proposer un atelier « simulation d’un studio de BD ».

Ne cherchant point à discuter au préalable de l’histoire de la BD ou à en donner une définition, les participants ont souhaité aller droit à l’essentiel. Pour ceux disposant d’Illustrator, il s’agissait de créer une planche ou une étiquette. Quant aux équipes de scénaristes, il leur incombait de proposer des scénarii.

 

Installation des participants

Ceux disposant d’ordinateurs portables aux capacités suffisantes pour utiliser le logiciel Adobe Illustrator furent installés sur le devant. Ceux n’en ayant pas, quant à eux, furent automatiquement affectés à une équipe de scénaristes, et occupèrent les tables restantes.

 

Phase d’écriture du scénario

Des feuilles furent distribuées pour l’écriture des scénarii, ceux étant équipés d’e-PC ou autres portables, également affectés à une équipe de scénaristes, étant tenus de dactylographier leur scénario. Au final 3 équipes de scénaristes se forment et compétissent pour le meilleur scénario.

 

Par où commencer ?

Une fois les installations de logiciels effectuées, et ces derniers lancés, « par où doit-on commencer ? » CDD s’adresse à son  public : « D’après vous, par où commencer ? ». Il poursuit, selon son principe, en ces termes «Plus vite vous répondrez, plus vite nous avancerons ! Alors ?». Des réponses fusent alors çà-et-là, et c’est ainsi que l’atelier débuta concrètement, par une suite de Questions-Réponses.

Questions fort nombreuses, par ailleurs, et portant sur :

–          Par où commencer

–          Le scénario

–          L’idée

–          Le synopsis

–          Les personnages

–          Où l’on veut aller

–          Le(s) lieu(x)

–          Le contexte

–          Le cadre

–          La couleur

–          Arbre

–          Musique

–          Bruitage

–          Public

–          Acteurs => Héros

–          Titre

–          Nombre d’épisodes

–          Le papier

–          Le support

–          La volonté

–          La définition

–          L’humour

–          Le style

Une fois achevée la collecte d’idées (ou brainstorming, ou remue-méninge ou encore « sottante xalat ») terminée, arrive le moment crucial de celles qui vont être retenues ou mises ensemble. Au final ne resteront plus que celles qui ne sont pas ci-dessus barrées dans la liste.

Conclusion : pour concrétiser la création de la BD, il nous faudra avoir au sein de chaque groupe des acteurs jouant ces deux rôles essentiels : celui de scénariste (les dénicheurs d’idées), et celui de dessinateur. Le rôle du premier : définir un titre, écrire un scénario et un synopsis, préciser le contexte, décrire de façon détaillée chaque héros, définir et décrire la cible, choisir si la BD sera en couleur ou en noir et blanc. Quant au second, il aura à : dessiner, encrer, colorier, ajouter les bulles.

Figure 1 Etiquette 1, encrage terminé

Figure 2 Etiquette 2, encrage terminé

Pour les besoins de cet atelier, Marof, membre de NJACC’ART, a déjà dessiné une planche, dont nous allons faire l’encrage au cours de l’atelier. Pour ce faire, il existe plusieurs méthodes, et nos participants vont appliquer celle consistant à encrer à l’aide d’un logiciel de dessin vectoriel : Illustrator. Ils seront essentiellement initiés aux outils plume, zoom, ellipse et rectangle, entre autres.

Au final, le groupe des dessinateurs n’est pas parvenu à encrer en totalité, mais la plupart des binômes est parvenue à un rendu correct d’au moins une étiquette.

Ainsi ils ont compris qu’avec de la volonté, de la patience et beaucoup d’efforts il était possible de créer une BD, et ce avec peu de moyens matériels.

  1. L’étudiant Noir – Equipe 2 – 13 voix
  2. Les Visionnaires – Equipe 3 – 9 voix
  3. Temps Boy – Equipe 1 – 4 voix

Convient-il de préciser que seule l’équipe 1 a suivi le canevas proposé ci-dessus ? Au vu des résultats, constitués des votes des participants, force était d’admettre qu’il valait peut-être mieux poursuivre son propre schéma, mais en même temps, tous étaient-ils prêts à en assumer les conséquences, qu’elles soient heureuses ou malheureuses.

Figure 3 Etiquette 3, encrage non terminé

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Classé dans Economie et Politique

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