Mon été au Sénégal

Vous avez sans doute entendu parler de cet été qui s’annonce très chaud au Sénégal et qui empêche quelques millions de personnes de dormir. Mais il me semble judicieux de vous le décrire en tant que jeune banlieusarde de 19 ans. Si je vous dis cela, c’est parce que ce n’est qu’une partie de la population sénégalaise qui encaisse les coups durs de cette vie (même si elle est plus grande), alors que les plus nantis se la coulent douce en jetant à notre égard, de temps en autre, des < NDEYSSANE> (j’ai pitié d’eux). Cela me fait penser d’ailleurs à la Seconde Guerre Mondiale où les tirailleurs africains étaient placés en avant alors que les français se cachaient derrière pour ne pas recevoir de balles.

En premier lieu, ce sont les coupures intempestives d’électricité qui

attirent mon attention. En effet, en ce qui concerne les habitants des

périphéries de Dakar, ils ont déjà l’habitude d’avoir de l’électricité en

moyenne 8/24h. Non, vous n’hallucinez pas ! Ok, pour ceux qui restent

sceptiques, regardons ensemble les horaires des coupures que la

SENELEC (Société Nationale de l’ELECtricité)  a fièrement publié dans

les quotidiens et sur certains sites d‘information en ligne sénégalais : ils

ont dressé un tableau où figurent les heures pendant lesquelles les

populations sont coupées du « jus ».

Dans mon quartier, aujourd’hui, il n’y aura pas d’électricité pendant ces

tranches horaires : 00h-07h / 09h-14h / 18h-21h / 22h-23h. Le compte est

bon ????  Au même moment, la SENELEC se targue d‘avoir investi

750 milliards de francs CFA (remarquez qu’on ne parle que de milliards

au Sénégal).

Mais, ce qui à mon niveau, est plus exaspérant, c’est que les populations

privées d’électricité paient maintenant le double du montant des factures

qu’elles recevaient avant. Vous-mêmes, vous savez que CE N‘EST PAS,

mais alors pas du tout, LOGIQUE !

Par conséquent, beaucoup de familles n‘utilisent plus certains appareils

comme les frigos, les fers à repasser électriques…, pensant ainsi diminuer la consommation d’électricité.

Et, même si plus de la moitié de la population active travaille dans le

secteur informel, ces délestages vont avoir un  sérieux impact sur notre

économie, vu que les pauvres sont plus nombreux que les riches.

Regardez le décor dans mon bled quand il n’y a pas de « jus »: les tailleurs s’assoient devant leurs ateliers en attendant le retour de cette énergie qui se fait désirer (car ne pouvant rester à l’intérieur où règne une chaleur infernale) / les gérants des cyber cafés squattent les rues / les jeunes, n’ayant aucune occupation à part le net et la télévision pendant les vacances scolaires, déambulent dans le quartier avec une rancœur perceptible pour cet Etat « providence »* / Les mini entreprises éparpillées ça  et là sont obligées de déverser leurs lots d‘employés dans la rue, à défaut d’avoir un groupe électrogène et de l’essence pour le faire démarrer…  Même les personnes âgées ne sont pas épargnées, car ne pouvant pas supporter la canicule qui règne dans leurs maisons si étroitement construites. Voilà le spectacle qui s’offre à mes yeux lorsqu’il y a un délestage le matin !  Et, lorsque qu’on va à la Poste ou dans les agences SENELEC ou SDE  (Société Des Eaux), ou quand on a besoin d’un acte administratif quelconque, nous sommes obligés de poireauter en attendant le retour de l’électricité. Hier même, je suis restée pendant 4h dans une agence de téléphonie alors que nous n’étions que 10 à s’abonner.

Le soir, cela devient pire car la rue devient dangereuse en plus d’être sombre. En effet les reliefs sont accidentés (entendez par là les routes fendues de toutes parts) et nous sommes obligés de tâter le sol des pieds pour ne pas tomber. Les agresseurs choisissent ce moment pour dérober l’argent, les bijoux et les appareils de personnes aussi pauvres qu’eux (je me demande d’ailleurs pourquoi ils ne réfléchissent pas), au lieu de travailler comme ces honnêtes gens qui préservent leur dignité, même dans les pires moments, en gagnant de l’argent à la sueur de leurs fronts. Mais, je puis vous certifier que le taux de banditisme est en baisse en ce moment chez nous du fait de l’essor soudain de la lutte « tradimoderne ».

Aussi pendant ces nuits sans électricité, certaines familles ont tendance à dormir sur les terrasses. Et là, ce sont les jeunes filles qui sont à plaindre car étant les cibles privilégiées des pervers sexuels (excusez du langage) qui font souvent partie de la famille et qui profitent du sommeil des parents des mômes pour les amener dans des lieux déserts, parfois sous  la menace d’un couteau, et les violer…. Pour moi, ils ne sont pas GARÇONS ! Hein Simone Gbagbo?

TAPHA GUEYE, un lutteur à la retraite, a  même demandé à la SENELEC de délester la maison de Karim Wade en même temps que les nôtres pour que les dirigeants se rendent compte, ne serait-ce qu’un tout petit peu, des souffrances que nous endurons.

Mais je pense que ces délestages d’électricité ont un impact positif sur certains citadins qui prennent de plus en plus conscience de ce qu’endurent les sénégalais qui sont restés au village. En effet, la plupart des villages n’ont jamais reçu d’électricité, car étant les victimes de la politique des autorités qui pensent que seule la capitale compte (MACROCÉPHALIE). Je vais vous raconter une anecdote : un jour, ma mère, étant très malade, s’est vue proposer par un ami d’aller se soigner au village de ce dernier. Avant de partir, elle réunit quelques vêtements et des denrées rares dans le milieu rural. Mais quand elle arriva, elle se rendit compte que ce qu’elle leur offrait était minime par rapport aux besoins de ces villageois qui vivaient dans une pauvreté extrême. De retour à la maison, je l’ai vue avec une mine fatiguée et triste que j’ai liée au long trajet du voyage. Mais elle me raconta plus tard que c’était dû au fait qu’elle avait vu des choses qu’elle n’aurait jamais crues capables d’exister. Et devinez pourquoi ! Elle ne mesurait pas les difficultés incommensurables auxquels font face les gens habitant dans les villages, car elle a toujours vécu en ville.

C’est pour vous dire que beaucoup de citadins ne savent pas dans quelles conditions misérables vivent les ruraux. Moi, en ce qui me concerne, je commence à comprendre l’enfer dans lequel ils vivent et je voudrais aussi que notre génération change de politique envers cette frange de la population lorsqu’elle prendra les rênes de l’Etat car elle est laissée- pour- compte sur presque tous les plans alors que les villageois sont quelques fois même plus braves que nous les citadins.

En second lieu, c’est la question des inondations qui mérite d’être traitée. Même si je n’habite pas dans les zones où les eaux emplissent les maisons, je peux vous dire qu’un jour ma chambre a été inondée et c’est là que j’ai su ce que ces gens ont enduré pendant des années. On était en train de dormir quand tomba une pluie battante. C’est pourquoi, le lendemain, dès que je mis les pieds sur terre et que je sentis le liquide arriver jusqu’à mes genoux, j’eus des sueurs froides. Ainsi tous mes cahiers depuis le CI ainsi que des documents importants appartenant à ma mère qui étaient tous sous le lit étaient quasi détruits par l’eau.

Imaginez un peu le calvaire que vivent ces gens. Certains d’entre eux qui sont des musulmans n’ont même pas un lieu où faire leurs ablutions et prier, l’eau des égouts se mélangeant avec l’eau des pluies. Les habitants sont, dès lors, sujets à des maladies comme le péril fécal (maladie due aux mauvaises odeurs) et le paludisme qui laissent presque une hécatombe derrière elles. Les enfants n’ont plus d’espace de jeu, ce qui fait qu’ils bravent quelques fois les interdits de leurs parents pour aller jouer dehors où devant beaucoup de maisons, sont ouvertes des fosses qui sont invisibles dans ces quartiers inondés et qui happent nos enfants si insouciants qui courent partout.

C’est la raison pour laquelle ces dernières années, on enregistre quelques décès d’enfants et même de nouveau-nés, leurs parents étant plus absorbés par la manière de se débarrasser de l’eau que de surveiller leurs rejetons.

Les populations, pour vaquer à leurs occupations, doivent utiliser des pirogues, seuls moyens de transport aptes à se déplacer dans ces lacs.
Et même pour cuisiner, les femmes doivent user de multiples trucs et astuces pour que le gaz butane où elles doivent cuire le riz ou la bouillie, puisse tenir dans l’eau.

Il y a même des quartiers où l’eau stagne depuis des années. De ce fait, elle devient verdâtre et puante, rendant l’atmosphère insupportable pour leurs habitants.

Et même si l’Etat aide les sinistrés de quelques zones inondées en leur fournissant des motopompes, cette eau pompée n’est déversée autre part que dans d’autres quartiers moins inondés. Ce qui entraîne parfois des frustrations chez les populations de ces lieux.

Cela étant, certains habitants de ces quartiers inondés, même s’ils se lamentent à longueur de temps, ont choisi d’habiter dans ces lieux car la majeure partie savait déjà ce qui les attendait en s’installant dans ces zones. Cela ne fait que nous démontrer encore une fois que le sénégalais en particulier (et l’africain en général), ne songe qu’au présent sans jauger les enjeux de ses actions.

Quand ma mère* va dans notre maison familiale et qu’on lui demande quelle somme elle paie comme loyer, ses parents deviennent muets de surprise lorsqu’elle se confie. Et ceux-ci de s’empresser de lui recommander de louer un appartement dans les quartiers de la banlieue comme GUEDIAWAYE, PIKINE, RUFISQUE… Mais ma mère leur rétorque que son choix n’est pas fortuit, car elle s’enquiert de la situation qui prévaut dans le quartier où elle veut résider avant de s’installer pour ne pas avoir de mauvaises surprises.

Dans la banlieue, il y a des personnes qui vivent dans l’eau alors qu’elles ont les moyens d’habiter dans d’autres quartiers où elles seront moins exposées à des dangers. Mais elles préfèrent rester, car elles ne peuvent quitter ce cercle des habitudes d’où les philosophes s’échappent pour pouvoir connaître la vérité. Le plus souvent, ces personnes pensent qu’en habitant dans les quartiers tranquilles, elles doivent se renfermer sur elles-mêmes et ignorer que d’autres individus vivent autour d’eux. Je suis d’accord avec elles d’une part, car dans les zones résidentielles, les gens vivent à l‘européenne. Mais d’autre part, je pense que même les plus grands érudits, pour méditer, s’isolaient des regroupements. Je voudrais vous faire comprendre par là que même si la vie en communauté qui s’opère dans la plupart des quartiers de la banlieue enseigne à la personne comment vivre en société, elle peut aussi être une source de paresse et de réduction de l’ambition de ces personnes car ces quartiers sont souvent le théâtre de palabres et de lamentations à n’en plus finir. Cela les amène quelques fois à se suffire du peu qu’ils ont et à s’adonner au farniente car passant leur temps à critiquer ce que font les autres sans essayer de sortir de leur misère.

Les femmes, en général, s’occupent de la vie des autres en oubliant même parfois de s’occuper de leurs propres familles; cela fait que certains parents ne font même pas entrer leurs enfants à l’école mais les laissent s’occuper de la maison et des plus jeunes pendant qu’ils errent dans le quartier pour colporter des ragots…

Les jeunes préfèrent abandonner très tôt les études car voyant leurs aînés s’asseoir sur leurs diplômes sans pour autant avoir obtenu un stage dans une société quelconque. Mais ils oublient qu’à chacun, sa destinée et que « qui n’ose pas, n’obtient rien ».

Heureusement que maintenant certains diplômés se rendent compte qu’il n’y a pas de sot métier et font même des travaux journaliers pour pouvoir subvenir à leurs besoins tout en postulant dans des sociétés de la place. C’est quelque peu frustrant de sacrifier des dizaines d’années pour chercher à acquérir un savoir-faire et l’ayant obtenu, ne pas pouvoir étaler ses compétences car n’ayant pas de « bras longs ». C’est pour cette raison que les entreprises sont, à certains égards, bourrées d’incompétents qui ne sont embauchés qu’à cause d’un lien plus ou moins proche avec le directeur ou une personne influente dans la boîte. Ceux qui n’ont pas de familles ou d’amis ayant des entreprises n’ont parfois qu’une chance sur quatre de trouver un travail.  Cependant, certains jeunes ne sont pas à plaindre car étant trop passifs face à leur misère. En effet, ils se couchent vers 4h du matin pour ne se réveiller qu’à 14h (l’heure du déjeuner en général au Sénégal, lol) et passent leur temps à accuser  les dirigeants d’être la cause de tous leurs malheurs sans même chercher à trouver eux-mêmes des solutions pour résoudre leurs problèmes. Certes, l’Etat est passé du stade « Gendarme » du 19e  siècle (où l’Etat se limitait à percevoir les impôts et à assurer le  fonctionnement des services administratifs principaux tels que la police, la défense nationale, la diplomatie) à celui « Providence » qui débute au 20e siècle (l‘Etat est obligé d‘intervenir volontairement dans la vie économique et sociale). Mais, en ce moment, nul ne disconvient que les autorités étatiques se limitent aux fonctions de l’Etat gendarme, car même les subventions sur les prix des denrées de première nécessité, NOTHING ! S’il y en a aussi, c’est un bien maigre pourcentage !

Les autorités locales, quand l’Etat ou des âmes généreuses leur confient des dons à remettre aux populations défavorisées du fait de leur proximité qui les lie à ces dernières, rappellent leurs troupes (I mean leurs militants) et partagent avec eux le « butin » en vue de les fidéliser. ARGH !!!!

Tout cet étalage pour lancer un appel aux privés, c’est-à-dire vous qui êtes en train de me lire et qui ne faites pas partie du Gouvernement ni de  ses démembrements : « N’attendez plus rien de l’Etat ! N’attendez pas non plus les miettes de l’aide extérieure ! Prenez votre destin en main ! Organisez-vous en structures ! THINK- CREATE – DO ! Regardez autour de vous, on a des richesses incommensurables ! Il suffit juste de les exploiter et d’arrêter de penser qu’on ne peut pas s’en sortir ! Définissez vos stratégies en fonction de ces richesses ! Voici des exemples où vous pouvez investir en innovant même. L’agriculture qui est un bon tuyau, surtout si on la modernise pour améliorer la productivité. La main d’œuvre agricole libérée par l’augmentation de la productivité agricole va s’employer dans l’industrie. Puis, une évolution similaire de la productivité dans l’industrie autorisera un nouveau transfert de population vers les services.

Ah ! J‘oubliais, faites vite avant que le régime de Wade ne brade toutes les terres ! Sinon, on sera obligés de cultiver des végétaux en serre ! L’élevage aussi mérite qu’on s’y investisse (clin d‘œil à mes frères pulhars qui vont s‘empresser d‘acquiescer avec force MDRR).

Les deux secteurs que je viens de citer nous aideront beaucoup pour atteindre l‘autosuffisance alimentaire, et même pour que l‘économie en gagne ce qui concerne les exportations.

La pêche, un secteur qui rapporte un max si on sait s’y prendre en l’industrialisant plus, en allant au-delà de pirogues traditionnelles et en évitant tout au mieux d’autoriser les grands chalutiers étrangers à venir puiser en masse dans nos mers.

L’artisanat (nous avons le secret des arts, sans vouloir jeter des fleurs sur nous) et la mode africaine (les filles, c’est à vous de faire aimer notre style aux autres hein) où nul ne nous égale, sont de bien rentables secteurs. En effet, nous pourrons utiliser nos matières vestimentaires et autres objets d’art et nous ouvrir au monde avec, en créant un marché énorme avec ça.

Les énergies renouvelables qui nécessitent tout le sérieux du monde, car étant un des enjeux mondiaux auxquels le monde fait face. Comme pétrole-là, c‘est ressource en voie de disparition (clin d‘œil à mes frères ivoiriens pour le ton ^-^), il faut qu‘on se rabatte sur les autres voies et moyens de s‘en sortir. Le monde a tellement évolué que l’on ne peut plus se passer du facteur ENERGIE ! Donc, il faut qu’on s’y mette pour être à l’heure au rendez-vous des grands du monde ! Evitons de rester tout le temps derrière !

Même la tortue, quand elle faisait la course contre le lièvre qui était plus rapide et plus svelte qu’elle, elle avait pour seul but d’arriver à la ligne d’arrivée et elle y a cru, alors que son protagoniste la sous-estimait. Rien ne sert de courir, PARTONS A POINT !

L’éducation est aussi un domaine où on doit peaufiner et peaufiner des stratégies, car n’étant pas chose aisée à réformer. Là, je m’adresse aux intellectuels qui dénoncent à tout bout de champ le système éducatif en place qui continue à apprendre ce que les colons faisaient croire à nos grands-parents, à nos pères (et mères).

Vous en avez marre de ce système ? Eh ben, travaillons pour qu’il disparaisse et que vienne se mettre en place un qui sied à notre société africaine.

D’abord, Concevez des projets de programmes scolaires en fonction des enseignements que vous avez retenus de nos sages africains pour que nos enfants se retrouvent dans cet apprentissage en vue d’acquérir, tout au long de leur parcours scolaire, une identité africaine. Ce qui leur permettra à leur tout de penser africain, d’agir africain, d’avoir foi en eux-mêmes…

Ensuite, formons-nous entre jeunes pour prendre en charge la formation de nos frères, car en ce moment, y a que des RATÉS dans le corps professoral, des gens qui n‘aiment même pas ce qu‘ils font. Par voie de conséquence, ils ne rendent pas les élèves passionnés d’études, assoiffés de connaissances.

Enfin, ouvrons des écoles qui seront accessibles à  tous, du fils du berger du Fouta au fils du fonctionnaire de Dakar. CAPICE ?

Pour le financement, que chacun, dans le domaine où il est, s’y mette à fond (même les marchands ambulants) ! Avec les retombées financières, financez les projets que vous avez mis en place ! Entre pauvres, ça peut bien aboutir à une fin heureuse ! Lol ».                                                                                                                                                                                                                                                         Et ce qui me sidère le plus, c’est le fait que ceux qui se débrouillent un peu en devenant marchands ambulants ou porteurs de bagages, en réalité, réunissent de l’argent pour émigrer clandestinement vers l’Occident au lieu d’investir dans une activité pour fructifier leurs capitaux. Ainsi, ils auraient au moins pu servir leur pays, tout en vivant dans de bonnes conditions avec leurs familles. Mais au lieu de cela, ils dépensent leurs économies et celles de leurs familles pour voyager dans des conditions périlleuses.

Et arrivés là-bas, ils jouent au chat et à la souris avec les indigènes de l’Occident, car étant des sans-papiers. Pire, ils font des travaux dégradants qu’ils avaient pourtant refusés de faire dans leur pays.

Si toute notre jeunesse fuit le pays, je ne sais pas qui va le reconstruire… Vous me répondrez que vous n’y êtes allés que pour puiser de l’argent et du savoir-faire pour ensuite venir les répandre dans le continent. Mais là je vous arrête net: pourquoi l’africain pense-t-il à chaque fois que les bons tuyaux ne se trouvent pas chez lui ? Ici, nous avons tout, je dis bien tout, pour  faire prospérer notre continent: de bonnes écoles avec des professeurs calés, des entrepreneurs, des ressources humaines avec une population jeune, des ressources minières telles que l’or de SABADOLA, les mines de phosphate de TAIBA, le fer, le pétrole qui se trouve à la frontière entre la Guinée Bissau et le Sénégal, des terres cultivables, l’élevage, la pêche entre autres richesses dont recèle le Sénégal, par exemple. Il suffit juste de croire en nous et en nos moyens ! Agissons avec ce que nous avons !

Comment croyez-vous que des pays antérieurement sous-développés comme la Chine sont entrés dans la cour des grands? Ils ont exploité les ressources qu’ils ont, tels que la main-d’œuvre, et ce, dans leurs propres territoires avant de les exporter vers d’autres pays ayant besoin de ces moyens, à l’instar du Japon. Certains pays africains aussi ont usé de ressources naturelles comme le pétrole pour sortir du lot des pays en voie de développement, même si je ne suis pas d‘accord avec ceux qui vendent trop de pétrole au lieu de se lancer dans l‘industrialisation en aval.

C’est pour vous dire que la fuite en avant n’est pas la meilleure solution pour remédier à notre situation, même si « DIAMBAR DAWOUL DAFA WOUTI DOOLE »  (Translation : le guerrier ne fuit pas, il s’en va puiser de la force).

En troisième lieu, nous allons aborder le problème de la cherté de la vie au Sénégal. Et cela, ce sont les chefs de famille qui sont surtout enclin à en parler, car dépensant des sommes excessives pour nourrir leurs familles en plus de payer des impôts et des factures d’eau et d’électricité largement au dessus de leurs maigres revenus. « Tout est devenu cher dans le Sénégal d‘aujourd’hui; nous aimerions revivre le temps du twist (Diamanoy twist) où l‘argent coulait à flots», dira le pauvre « GOORGOLU » (hommes pauvres qui tentent de se colmater par-ci par-là pour assurer la survie de leurs familles). En effet, le gaz, les denrées alimentaires, les factures qui sont loin de refléter la consommation des foyers, le transport, le carburant, le loyer (ce qui fait que nous ne réussissons même pas à bâtir nos propres maisons), le ciment, la scolarité des enfants, les médicaments et les frais d‘hôpitaux, en un mot tout est cher. Et ce qui est encore plus courant est la spéculation à laquelle s’adonnent les commerçants qui cachent leurs marchandises pendant des semaines, et lorsqu’ils s’aperçoivent que les gens recherchent de plus en plus les denrées rares, ils commencent ainsi à les vendre à des prix exorbitants. Ce sont ces choses qui causent un endettement sans précédent chez les « GOORGOLU ». Certains ravalent leur dignité pour se transformer en danseurs malgré leurs âges avancés pour attirer des spectateurs et leur demander de l’argent après leurs chorégraphies.  D’autres préfèrent siéger près des arrêts bus pour quémander un soi-disant billet de retour ou la somme pour payer une ordonnance fictive.  D’autres encore recommandent à leurs filles, si jeunes qu’elles soient, d’aller se prostituer à SALY (une station balnéaire du Sénégal) ou de se vendre au mari le plus offrant pour assurer les dépenses de la maison. Ainsi, ils pourront être débarrassés de ce lourd fardeau et ainsi jouer aux cartes avec les autres retraités au « BANC-DIAKHLE » du quartier (Grand-Place).

Cependant, les plus honnêtes (hommes et femmes) et les plus dégourdis s’investissent dans l’élevage, l’agriculture, le commerce ou l’immobilier, qui sont des activités qui ne nécessitent pas trop d’efforts et qui sont adéquates pour les personnes à la retraite qui ne veulent pas baisser les bras. Je suis de tout cœur avec ces derniers car, comme les sénégalais aiment à le dire, « on ne se repose qu’à la mort ».

Arrivée à la retraite à l’âge de 60 ans, la personne ne doit pas laisser l’âge prendre le dessus sur elle. Elle doit se dire qu’elle est toujours capable de s’investir dans tel ou tel domaine au lieu de rester sur sa pliante avec son journal et sa radio tout au long de la journée. C’est pour cette raison que la France est en train de réfléchir sur l’augmentation de l’âge de la retraite qui pourrait être fixé à 62 ans en 2018.

Pour revenir sur la cherté de la vie, vous me demanderez quel est le rôle de l’Etat dans cette sur-augmentation de la vie au Sénégal. Eh bien, au lieu de subventionner les produits les plus consommés au Sénégal ou d’appuyer l’industrialisation des produits locaux, Me Wade (je ne dis pas le Chef de l’Etat car selon mon prof de Droit constitutionnel, on serait passible d’aller en prison en parlant d’une manière pas catholique en y associant le nom de l’institution qu’est l’Etat) et ses « compagnons », lesquels ne sont que des vautours, se partagent le trésor de l’Etat constitué notamment par l’argent du contribuable sénégalais. Ils oublient une chose : la patrimonialisation de l’Etat est un fait non-démocratique en ce sens que sa personnalité juridique est un attribut juridique à l’instar de la souveraineté. Et cette personnalité juridique qui découle de l’institutionnalisation du pouvoir (le pouvoir est dissocié de la personne de son détenteur pour se reporter sur une entité abstraite qui lui sert de support), implique en même temps que le Trésor public ne soit pas confondu avec la pochette des autorités qui l’incarnent et qui tirent leurs compétences de l’Etat.

Mais au lieu d’appliquer les multiples règles qu’elles réunissent dans la Constitution, les autorités sont les premières à les transgresser. D’ailleurs, en Afrique, ce n’est que le Bénin qui se démarque des autres nations en respectant scrupuleusement la Constitution et la démocratie.  L’argent que ces autorités auraient dû utiliser pour subventionner les produits consommés au Sénégal, fournir les matériels nécessaires aux multiples infrastructures qu’elles construisent (comme mon Lycée « Moderne » de Dakar), elles l’emploient à des fins politiques pour attirer des militants, voyagent dans des pays où elles logent dans des hôtels excessivement chers pour « prendre de l’air » avec leurs familles, inscrivent leurs enfants dans les meilleures écoles à l’extérieur ou dans le pays, bâtissent des résidences et ouvrent des comptes à l’extérieur pour assurer l’après-alternance et ne pas retourner au chômage (le mot est trop doux car beaucoup n’ont même pas le niveau du BFEM).

Et ils OSENT offrir des centaines de millions pendant les soirées qui leur sont parrainées ainsi qu’à leurs griots qui ne font que chanter leurs arbres généalogiques au quotidien.

En plus, la corruption gagne de plus en plus du terrain dans notre pays, en atteste le scandale du « SEGURAGATE ».

Les autorités « achètent » les personnes qui pourraient réunir des milliers d’intentions de vote (ce sont les chefs religieux, les femmes à la tête d’associations, les hommes politiques au sein ou en dehors du parti qui ont une assise populaire et qui se laissent soudoyer par une place dans le gouvernement, etc.), les juristes qui pourraient signaler les règles piétinées par les autorités de l’Etat, les syndicalistes, l’Armée qui pourrait tenter un coup d’Etat, la Division des Investigations Criminelles qui arrête parfois des personnes sur la base de querelles politiques avec le président Wade ou ses compagnons et les libère dès que celui-ci claque les doigts.

C’est pourquoi la corruption descend les échelons pour atterrir dans la rue où les chauffeurs de car et même les trafiquants de drogue corrompent les policiers, qui, faute de salaires arrivant à satisfaire leurs besoins, laissent de côté leur dignité pour accepter cet argent sale, pour ne citer que ceux-là.

Alors que les dirigeants de ce pays gaspillent tant d’argent pour des futilités, tant de familles meurent de faim. Les chefs de famille ne pouvant pas assurer les dépenses quotidiennes de la maison, dans beaucoup de maisons, on ne fait cuire la marmite qu’une fois par jour.

A cause de l’exode rural qui va crescendo de jour en jour, des maisons construites comme des enclos à la sénégalaise (comprenez par là l‘étroitesse des lieux d‘habitation), Dakar faisant partie des régions du Sénégal les plus petites de superficie. Certains membres de la famille (les chômeurs pour la plupart) veillent pendant la nuit au dehors tandis que l’autre moitié dort car devant se réveiller tôt pour aller travailler.

Ensuite, les sénégalais prient pour ne pas tomber malades car si cela arrive, les médecins refusent de s’occuper d’eux aussi grave que soit leur état tant qu’ils n’ont pas payé à l’avance l’argent nécessaire pour leur traitement. Ainsi, beaucoup de femmes enceintes ont perdu leurs vies et celles de leurs enfants car n’ayant pas de quoi payer l’hôpital avant l’accouchement. D’ailleurs, ça me rappelle une conversation que  j’ai eue avec un frère qui étudie aux USA, et qui me disait que là-bas, la personne est une valeur qu’on traite bien, qui est prise en compte avant tout (IMPORTANT ! De nos jours, les logiques économiques ont pris le pas sur le facteur Humain). Certains hôpitaux sont même réputés n’avoir aucun médecin compétent, car ayant eu nombre de déboires avec des patients qui ont vu leur état s’aggraver après une opération à cause d’instruments oubliés dans leurs corps ou d’amputations décidées à la va-vite.

Aussi, les ordonnances prescrites aux malades se révèlent trop chères pour des personnes qui réussissent à peine à joindre les deux bouts (où sont les subventions de l‘Etat?). Ce qui fait que beaucoup de sénégalais  traînent avec des maladies, parfois très dangereuses, faute de moyens. A la télé, on voit chaque jour des personnes lancer des SOS car devant subir en urgence des opérations qui doivent les sauver, mais qui coûtent excessivement chères. Des femmes sur le point d’accoucher, et habitant en milieu rural, meurent en cours de route, car les hôpitaux sont éloignés de leurs villages et les moyens de transport font défaut (elles utilisent des charrettes tirées par des chevaux ou des ânes affamés la plupart du temps alors qu’elles sont en plein travail).

Tant de jeunes finissent par devenir des délinquants parce qu’ils assistent impuissamment à la misère du peuple qui ne semble pas toucher les dirigeants qui ne font rien pour secourir ces populations démunies. Laissés à eux-mêmes, ils virent du mauvais côté en noyant leur chagrin dans la cigarette, la drogue, l’alcool…, pour enfin atterrir au véritable banditisme: ils s’adonnent d’abord au vol à la tire, puis au cambriolage et enfin au meurtre (le viol y inclus, car je le considère comme un crime contre l’Humanité qui n’épargne même plus nos enfants de moins de 2 ans). Mais en tant que croyante, je pense que quand on croit en DIEU, les souffrances doivent nous faire penser que nous faisons partie de l’élite car les érudits ont l’habitude de dire qu’Il choisit les personnes qu’Il aime le plus pour les tester en les mettant en face d’énormes difficultés. Certains amis me charrient en soutenant que c’est la raison pour laquelle l’Afrique est le continent le plus sous-développé et que le paradis nous attend dans l’au-delà, contrairement aux autres qui vivent dans un paradis terrestre.

Depuis lors, je suis un peu plus soulagée car je me dis que le meilleur reste à venir lol. Nonobstant cet état de fait, je ne compte pas reculer d’un iota dans mon projet de m’associer à des jeunes si ambitieux, si conscients, comme vous pour construire un continent meilleur pour les générations futures. En effet, je ne souhaite pas que ces dernières endurent les mêmes souffrances que nous supportons depuis des siècles durant.

En quatrième lieu, c’est la question de la dépravation des mœurs qui attire mon attention, surtout en cet été torride qui fout tout le monde dehors lol. En effet, elle s’accentue plus en cette période de canicule qui coïncide avec les vacances scolaires. Inutile de vous dire que les jeunes en profitent au max sans se soucier de leurs origines, de leurs valeurs, de leur dignité, bref, de leur culture africaine si riche en vertus.

En matière d’habillement, ce sont les jeunes filles qui remportent le palme de l’indécence, elles qui sont les victimes de nos bourreaux d’hommes qui portent leurs pantalons correctement (si abaissés qu’ils soient, ils sont couverts par les tee-shirts) et leurs poitrines sont dissimulées par un sous-vêtement et un sweat-shirt ou une chemise.

Mais de notre côté, nous mettons des bodys qui ne cachent rien, allant des seins au ventre (pour les filles qui mettent des soutiens-gorge, elles « mettent en valeur » leurs seins en les faisant monter jusqu’à ce qu’ils dépassent le body : le PATHIAL lol); des pantalons ou shorts moulants, des jupes courtes. C’est à se demander si nous n’avons pas des vêtements fabriqués chez nous ! Ces derniers sont d’ailleurs très originaux et de très bonne qualité, ce qui fait qu’il y a maintenant une forte demande de la part des occidentaux qui s’en sont rendus compte. Et nous ?

Lorsque Senghor nous parlait du métissage culturel dans ses œuvres, il ne parlait pas seulement de l’ouverture aux cultures des autres nations, mais aussi de l’enracinement qui est un préalable pour tout un chacun. En effet, avant d’exporter sa culture ou ses produits, il faudrait d’abord les connaître pour pouvoir mieux témoigner de leurs bienfaits.

« Revenons à nos moutons! » : me direz vous. Quand je vous dis que les hommes sont les bourreaux des filles, c’est parce qu’à certains égards, ce sont eux qui les orientent vers l’indécence. Ils encouragent celles qui s’habillent sexy et ignorent complètement celles qui font le contraire. Mais quand ces dernières leur font cette remarque, ils les rassurent en leur disant qu’au moment du mariage, c’est à elles qu’ils iront demander leurs mains. Donc pour certains garçons, les jeunes filles indécentes et frivoles ne sont que des jouets qu’ils utilisent avant le mariage pour occuper leur temps libre.

Mais d’autres préfèrent choisir les filles de mœurs légères comme épouses, ce qui représente un des multiples facteurs de divorce en ce sens que ces filles continuent à vivre comme lorsqu’elles étaient célibataires: elles sont infidèles à leurs maris; elles sortent de la maison dès que leurs maris partent au travail même si elles n’ont aucune activité professionnelle (d‘après les us sénégalais, les femmes au foyer doivent rester à la maison pour entretenir la maison et s’occuper des enfants tout en faisant partie de tontines et d’associations avec l’aval de leurs maris); certaines prennent la pilule pour ne pas tomber enceinte des œuvres de leurs époux (pour ne pas leurs corps vieillir) ni de celles de leurs amants (pour ne pas se faire prendre), entre autres frivolités.

C’est pourquoi les jeunes sénégalais ont l’embarras du choix entre les filles de très bonne réputation et celles de mœurs légères au moment de choisir une épouse. Mais je n’ai qu’un conseil à leur donner, c’est la femme qui engendre des générations et des générations et qui, en premier lieu, inculque des valeurs (si elle en a) à sa progéniture. Donc vous devez semer votre graine dans une bonne terre qui pourra vous fournir des graines meilleures que celles d’origine même.

Et aux femmes, je leur dirai d’arrêter d’imiter les occidentaux, côté mœurs. Même ces derniers, au plus haut rang, exigent des femmes vertueuses au moment du mariage !

En plus, nous avons nos propres coutumes qui, hier, ont fait la richesse de notre culture. Dans les religions révélées comme l’Islam, c’est une exigence de Dieu car l’Omniscient sait déjà les conséquences désastreuses que peut produire la frivolité d’une femme (avortement clandestin, femme enceinte ne sachant qui est le père de l’enfant, accouchement sous X, abandon de nouveau-nés, déni de paternité, etc.). Alors redorons notre blason en redonnant à la femme sa valeur d’antan et montrons aux hommes que nous ne sommes pas des objets sexuels, mais des êtres vivants comme eux, capables de créer et de réaliser des choses, comme eux. Juste une pause sur cette dernière phrase. Je regarde ma société, et je vois que, de plus en plus, les filles calquent toutes leurs vies sur les hommes. Elles ne s’intéressent pas beaucoup à leurs études, car elles pensent que lorsqu’elles se marieront, elles seront entretenues par leurs conjoints…. Comme elles ne devaient pas se réaliser, servir leur patrie en plus d’éduquer ses fils, devenir des Reines d’Afrique et Héroïnes de la Diaspora Noire (Sylvia Serbin y fait les portraits, depuis l’antiquité de Ta Mery (Egypte Antique) jusqu’à l’époque contemporaine, des femmes qui ont fait l’histoire de l’Afrique et de sa diaspora, en la bâtissant ou en la défendant) !

WHAT A PITY ! Pourtant, nous sommes si intelligentes et si téméraires !

Si nous étions plus ambitieuses que ça, nous viendrions prêter main-forte aux hommes sur le terrain. Et ensemble, Nous pourrions soulever des montagnes !

Revenons sur la dépravation des mœurs ! Je voudrais attirer votre attention sur le plus vieux métier du monde qui s’invite de plus en plus chez nous, et de manière clandestine la plupart du temps.

Les prostituées contribuent à l’avancée vertigineuse des maladies sexuellement transmissibles dans notre pays parce que nos hommes n’utilisent pas des préservatifs en ayant des relations avec elles alors qu’ils ont généralement 4 épouses. Et ces prostituées n’ont pas de fiches sanitaires comme le requiert la loi. Imaginez le désastre que cela va causer s’il se trouve que la belle de nuit a déjà été contaminée par d’autres partenaires qui ont aussi refusé de se protéger!

En passant, je pourrais vous dire aussi que le fait que le frère du mari hérite de sa femme à la mort de ce dernier est également un facteur d’accroissement des maladies sexuellement transmissibles…

Et cette prostitution s’exerce n’importe où: dans les maisons où résident bien sûr des enfants aussi qui seront très tôt exposés à la débauche, dans les auberges où sont employées même des filles de moins de 15 ans; et n’importe comment : la plupart des hommes refusent de mettre la capote.

De plus, ce métier entraîne l’abandon précoce de l’école par les filles issues de familles démunies qui avec (certaines mères amènent leurs filles avec elles en allant racoler) ou sans l’aval de leurs familles, vont s’adonner à ce métier où on se fait facilement de l’argent rien qu’en vendant son corps aux hommes.

Mais ici encore, la femme se fait piétiner. Comme le dit le proverbe, « l’oisiveté est à la source de tous les vices ». Les femmes doivent arrêter de quitter tôt l’école, et serrer leurs ceintures pour gagner leurs vies à la sueur de leurs fronts (au véritable sens du terme) même si elles sont analphabètes. Et ce message est valable aussi pour les parents qui sont irresponsables et inconscients au point de ne pas faire comprendre à leurs rejetons qu’ils doivent croire en eux, remplir leur mission sur terre jusqu’au bout.

Comme je ne sors pas la nuit (pour le moment lol), je ne vais pas m’étaler sur la question de la prostitution dont je n’ai jamais été témoin. Tout ce que je viens de dire m’a été rapporté par des amis…

Au terme de cet aperçu des souffrances du peuple que j‘ai répertoriées tout au long de mon été, force est de remarquer que le Sénégal d’aujourd’hui est assimilable à l’enfer.

En plus, cet état de fait est un mal partagé par la plupart des pays africains.

C’est la raison pour laquelle notre génération se doit d’être consciente des maux qu’endurent les peuples d’Afrique et de porter un regard neuf sur cette situation que nous vivons depuis des siècles et des siècles. Nous devons les éradiquer tous pour que les générations à venir puissent se sentir bien dans leurs peaux, pour qu’elles puissent s’épanouir, et laisser libre cours à leur génie.

Et cela doit d’abord commencer par l’UNION entre les africains qui est possible si et seulement si chaque peuple arrête de se jeter des fleurs, tout en minimisant son voisin. Ensuite, nous allons tous nous former LIEN, et nous lever comme UNE PERSONNE pour accéder à la LIBERTE !

Quel été ! 😉

*« Etat providence » : conception de l’État qui lui assigne, notamment, la mission de prendre en charge de manière très complète les divers risques sociaux.

*« Ma mère » : Oh, ne me grognez pas parce que je parle trop d’elle !

Marième Wade

 

Dakar, le 17 août 2010 / Retouché le 25 mai 2011

PS : C’est le dernier article dans lequel je crie la misère du peuple. Chacun de nous sait où le bât blesse ! L’Afrique attend de nous des actions concrètes pour LA Reconstruire ! Tous pour l’Ouhemmessout et du Sema Taou ( LA RENAISSANCE AFRICAINE ET À L’ÉTAT FÉDÉRAL ) !

 » Armons-nous de science jusqu’aux dents » et Descendons tous ensemble sur le terrain .

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Classé dans Culture et Société

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