La crise de valeur d’éthique que traverse le Sénégal, ce jeune Etat et faible démocratie

Cette crise de valeur d’éthique suscite des questions qui habitent tous les bons esprits : où va le Sénégal ? Que faire pour changer la situation ?

Il est indéniable de faire un diagnostic lucide des problèmes de valeur et d’éthique de notre pays.

D’emblée, il faut voir une crise des valeurs qui résulte d’une intégration insuffisante, instable et conflictuelle de divers systèmes de référence vis-à-vis du monde occidental.

En effet chaque société a ses manières de vivre, d’éduquer, de se cultiver et ainsi d’apporter à ladite société.

Et si on parlait de la cause J :

Au Sénégal , la « tradition éducationnelle » est importante quant à la formation de la personnalité de chaque citoyen. Ainsi, le rôle des parents vis-à-vis de l’éducation véhiculée aux enfants est primordial. Mais c’est le contraire qu’on voit de nos jours avec d’abord des parents qui donnent plus de liberté aux enfants dans la période de formation intense éducationnelle de leurs enfants. Raison est de constater que ces enfants-là sont victimes d’abord de cette libertinage alors que les parents devraient, en tant que responsables et protecteurs des enfants, consacrer essentiellement plus de temps à leurs rejetons pour mener à bien leur mission de « formateur d’un futur citoyen de la Nation Sénégalaise ». Nous sommes loin de l’époque où les parents léguaient des valeurs d’éthique, morales, religieuses à leurs enfants; en fait,  on constate tout d’abord un manque de responsabilité et une démission effective des parents par rapport au vrai rôle qu‘ils devaient jouer dans la société pour l’assainir.

Normalement, ils se devaient de leur transmettre des valeurs traditionnelles endogènes, des valeurs religieuses et des valeurs globalisées. Martin L- King ne disait-il pas que : « le but de l’éducation est l’intelligence et le caractère ». Force est de constater que si les parents ont fui leur responsabilité du point de vue « éducationnel » , c’est la société qui en perd davantage.

Car ceci entraîne une nette imitation de valeurs négatives autres que les nôtres par le biais des médias, de la télé (avec les films d’amour) , du style , de la mode avec lesquelles on nous bombarde . C’est sans compter avec la multiplicité des clips de musique où il n’y a presque pas de message d’éthique, mais au contraire un habillement hostile , vulgaire y est affiché. Comme pour dire à ces mêmes jeunes libres de par le manque de responsabilité de leurs parents : «  Voilà ! C’est l’exemple à suivre, la manière de s’habiller ! ».

D’un autre côté, on voit nos femmes s’adonner au blanchissement de la peau , une augmentation sans cesse de leurs cheveux (les tissages), comme si elles étaient obligées de faire ainsi  pour plaire aux hommes. Ne devraient – elles pas  juste être fières de la manière dont le Seigneur les a créées  et arrêter d’être amatrice d’une autre culture, d’une autre forme de couleur de peau autres que les leurs ?

Ainsi, l’individualisme et les égoïsmes se développent en même temps que les solidarités s’essoufflent et de larges segments de la population se voient exclus des circuits de production et de distribution tandis que dans les conduites individuelles et collectives, les repères et cadres moraux se perdent, sont brouillés ou deviennent inopérants.

Si aujourd’hui le Sénégal va mal de par sa mal-gouvernance, c’est parce que tout simplement ses dirigeants sont juste le reflet de leur société. Il convient alors de noter que la corruption est devenue une habitude allant du sommet de l’Etat au maillon le plus faible de notre société.

Le renversement de la hiérarchie des valeurs et la propension à désobéir aux normes s’accompagnent d’un affaiblissement de la cellule familiale, lié notamment à des déviations et à l’importation de contrevaleurs convoyées par les leaders sociaux, culturels et gouvernementaux. Il s’y ajoute une dangereuse tendance à instrumentaliser l’Etat et la religion, au risque de déchirer la société . On a tendance à confondre amateurisme et croyance. Ce qui nous incite à nous  taire face à l’injustice sociale que vit notre société, à  tel point que la gouvernance étatique est décriée, l’Etat lui-même étant contesté, contourné et suppléé…

Ne devrions-nous pas cesser d’imiter des valeurs négatives ? L’heure n’est-elle pas venue pour les parents d’éduquer comme il se doit leurs enfants ? L’éducation ne constitue-t-elle pas la personnalité de la personne qui sera demain appelée à apporter quelque chose à la Nation ?

Sidi-Ahmad-Gueye

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Classé dans Culture et Société

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