CONCOURS DE PLAIDOIRIE DU 9 AVRIL 2011

Njaccar Visionnaire Africain

Njàccaar Visionnaire Africain a organisé un concours de plaidoirie qui a eu lieu le 9 avril sur le thème qui est celui de l’attitude de la communauté internationale face à la crise libyenne : quel équilibre entre le respect de la souveraineté et le droit d’ingérence ?

De l’idée d’un concours de plaidoirie

L’idée de la tenue de l’exercice de la plaidoirie, en plus d’être un clin d’œil à nos confrères juristes, paraissait également un moyen pour nous de changer la couleur des rencontres, les débats issus des conférences étant le plus souvent sans débouchés concrets, pour ne pas dire stériles. La plaidoirie serait donc, pour les plaideurs,  un moyen comme un autre de faire partager leur position sur le sujet proposé, et cela permettrait à l’assistance d’analyser l’affaire libyenne sous un autre angle, notamment juridique.

Mais, rappelons le, le choix de l’exercice n’était en aucun cas exclusif. Le concours était ouvert  aux étudiants tous azimuts, du moment où l’envie de se produire devant un jury était présente.

L’idée d’organiser un tel événement a vu le jour lors d’une réunion entre les membres de Njàccaar qui avait pour issue l’établissement d’une feuille de route, un agenda dans lequel plusieurs projets y figurent, parmi lesquels le concours de plaidoirie  initialement prévu pour le 2 Avril, mais reporté à la date du 9 Avril (vous comprendrez pourquoi dans les lignes qui suivent).

Le projet fut donc inscrit dans le calendrier de Njàccaar environ un mois avant sa concrétisation, ce qui ne nous laissait pas trop de temps pour organiser un concours de plaidoirie digne de ce nom, qui plus était une première dans le calendrier des activités de Njàccaar.

L’idée étant née et les chefs du projet, à savoir Marième Soda KA et Adama DIOUF, ayant été désignés, il nous fallait réfléchir sur le thème à proposer aux candidats. Ce qui nous a d’ailleurs pris un certain temps puisqu’on avait  confectionné au départ quatre thèmes susceptibles d’être proposés, notamment les sujets suivants :

La violence physique des talibés, où situer la responsabilité ?

La religion étatique ,un destin national entre les mains des marabouts ?

L’Etat et le détournement des deniers publics .

La crise de l’électricité au Sénégal : de la responsabilité de l’Etat à la mauvaise gestion du SENELEC.

C’est alors que le thème sur L’attitude des pays occidentaux envers les pays africains  a été soulevé. Nous étions donc face à cinq sujets et il fallait en choisir un, qui serait définitif. On avait l’embarras du choix. En effet,  si d’aucuns étaient plus sensibles à  la violence des talibés et/ou la religion étatique, d’autres avaient plutôt des penchants sur la crise libyenne.

Finalement, notre choix s’est porté sur la crise libyenne, sujet qu’on avait reformulé de la façon suivante afin de le rendre plus problématique : L’attitude de la communauté internationale face à la crise libyenne, quel équilibre entre le respect de la souveraineté et le droit d’ingérence ?

Il faut cependant souligner que l’étape du choix du sujet nous a pris plus de temps qu’on ne le croyait. On avait plus que trois semaines devant nous pour procéder au reste de l’organisation.

De la promotion de l’événement

 

Mutatis mutandis, il fallait procéder à la publicité de l’événement. La première cible, vous l’aurez compris, a été FACEBOOK, lieu stratégique de communication, surtout avec la jeunesse.

Nous avons donc créé un événement intitulé Concours de plaidoirie sur la page de Njàccaar sur FACEBOOK. L’évènement décrivait le contexte du problème libyen, les modalités d’inscription et les détails portant sur la notation du jury.

Les critères de participation étaient l’inscription préalable sur l’adresse électronique du coordonnateur Adama DIOUF et la remise d’un mémoire  aux chefs du projet par les candidats, ce qui permettrait au jury de mieux apprécier le contenu, ce d’autant plus que le prix du meilleur mémoire et le prix de la meilleure plaidoirie étaient en jeu.

L’étape FACEBOOK étant franchie, il nous fallait aussi renforcer la communication et rendre l’évènement plus attractif aux yeux de tous. Nous avons ainsi confectionner des flyers qu’on a distribués au quatre coins des facultés.

Par ailleurs nous avons contacté des sites internet notamment  demosphere.eu qui a vulgarisé volontiers l’information.

En outre nous avions contacté la Radio Campus par le biais de Olivier ATOU, qu’on remercie au passage, et qui est animateur de l’émission La Tour d’Ebène.

Olivier, qui avait trouvé l’idée de la plaidoirie très originale, s’était réjoui de compter Njàccaar parmi ses invités  à son émission du dimanche 3 Avril.

Njàccaar était représenté par Adama Diouf, coordonateur; Marie Madeleine Diouf, chargée de la communication et Mariéme Soda KA, responsable du projet du concours de plaidoirie . Nous avons parlé de Njàccaar et de ses aspirations, du concours de plaidoirie et des moyens de communication précités.

Par ailleurs, on avait jugé bon de procéder à un système de matraquage publicitaire sur nos murs respectifs sur FACEBOOK.  Pour combler le tout, Le système du «  bouche à oreille » n’était pas non plus négligé dans la stratégie de communication.

Nous avions donc mis toutes les chances de notre côté pour que la communication soit impeccable.

Plus haut, il était énoncé que le concours devait avoir lieu le 2 avril. Mais il s’est trouvé que L’ASEST (l’Association des Stagiaires et Etudiants Sénégalais de Toulouse), avec laquelle nous sommes en collaboration, organisait à la même date, un panel pour la commémoration de l’indépendance du Sénégal. Respectant l’institution que constitue l’ASEST et qui, à notre égard,  est prioritaire dans la tenue des événements de ce genre, la décision a été prise de postposer  le concours au 9 avril pour éviter le télescopage avec l’ASEST, même si cela aurait pour effet d’avancer la tenue de certains séminaires de formation prévus dans la feuille de route pour le 9 avril (séminaires qui furent finalement reportés à une date ultérieure).

De la chasse désespérée aux candidats

Nous poursuivions alors notre chasse aux candidats car nous voulions une participation massive de la part des étudiants, le sujet ne manquant pas de matière.

Ce fut d’ailleurs notre casse-tête jusqu’aux dernières heures avant le concours : des candidats pour plaider. En effet, le mois d’Avril marque une période regorgeant de partiels blancs pour les étudiants; ces derniers émettaient donc des réserves par rapport à notre proposition de les voir se présenter au concours. Pourtant, l’idée était bien loin de leur déplaire, mais malheureusement le temps manquait à plusieurs d’entre eux. C’est dans cette chasse aux candidats qu’on s’était tous retrouvés dos au mur…et BOUM ! On était à une semaine du concours.

Mais où donc trouver nos candidats à une semaine du concours ? Le stress était de plus en plus palpable, surtout au niveau de la responsable du projet, Marième Soda.

Comme on dit, c’est sous l’arbre de la persévérance qu’on voit mûrir les fruits de la réussite. C’est pourquoi on n’a pas désespéré pour autant.

Deux candidats s’inscrivirent !!! (même si l’un, établi à Paris, devait nous confirmer ou infirmer sa présence) Une candidate s’était également inscrite après l’émission radio, mais elle n’a pas pu venir finalement.

A trois jours du concours, il n’y avait que ces trois candidats qui avaient manifesté leur volonté de plaider. « Plus besoin d’espérer d’autres inscriptions »,s’était-on dit, puisque le sujet, il faut le dire, exigeait un minimum de recherches. Le coordonateur, maîtrisard en droit,  s’était même vu mis en demeure de plaider, ceci, pour  relever d’un point le nombre de participants.

Il lui a fallu réfléchir sur la question de la possibilité et de la faisabilité de sa participation car le temps n’était pas en sa faveur (il devait aller au travail….la veille du concours). Et jusqu’à  une heure avant l’événement, le coordonateur a essayé, tant bien que mal, de pouvoir rendre effective sa participation, effort que nous ne manquerons pas de saluer…

Préparation de l’événement

 

« La question du nombre minime de candidats ne devait pas nous handicaper ! » C’est le raisonnement qu’on s’était imposé afin de continuer dans l’organisation du concours de plaidoirie, et cela ne nous a pas empêchés de penser aux récompenses. Nous avons conçu des diplômes de participation pour chaque candidat. La veille du concours, à savoir le vendredi 8 Avril, nous avons été à Ombres Blanches, la librairie qui se trouve à la rue Gambetta, acheter des livres.

Le financement s’est fait par la cotisation d’un membre, cotisation que ce dernier devait à l’association, et qui était comptabilisée comme celle que les membres actifs versent dans le compte de Njàccaar à hauteur de 60 euros l’année. Nous avons donc acheté trois livres en sus de deux autres que le trésorier Amadou Kébé a, de son bon vouloir, mis à disposition de l’association. Trois livres devaient être gratifiés au lauréat du prix de la meilleure plaidoirie, et les deux autres au lauréat du prix du meilleur mémoire.

Au jour-J, à savoir le samedi 9 Avril, il a fallu faire des courses pour la collation prévue pour l’événement. Là encore, le trésorier n’a pas hésité à faire une donation à l’association pour aider dans les achats. Deux membres du bureau se sont portés volontaires pour faire ces courses.

Du haut de ses 30 degrés, la température de cette journée,  élevée par rapport à la normale de la saison actuelle,  nous a poussés à privilégier essentiellement la boisson et les jus de fruits pour nos invités. Mais c’était aussi pour limiter les dépenses à quelque chose de simple.

C’est aussi à l’occasion de ces courses qu’on a eu une première confirmation de la part d’un des candidats préinscrits, les autres restant injoignables.

Nous avons quand même poursuivi nos courses, puis préparé la salle.

Du concours de plaidoirie

 

Le concours qui devait démarrer à 15h a commencé avec environ 30 minutes de retard, la responsable du projet, et en même temps la présentatrice de l’évènement, étant venue avec quelques minutes de retard.

Mais heureusement pour nous, les membres du jury, à savoir Moda DIENG et Cheikh FALL, avaient répondu à l’appel. Nous les remercions au passage d’avoir bien voulu nous accorder de leur temps pour jouer le rôle de jurés. Ndèye Khady NDIAYE était devenue aussi membre du jury de façon improvisée, la présence féminine n’étant qu’un atout de plus dans l’appréciation des plaidoiries.

De plus, deux candidats étaient déjà présents, le troisième avait eu un peu de retard.

Nous avons débuté avec  une présentation des membres du jury et des candidats par la responsable du projet. Les jury ont également détaillé le barème de notation qui tournait sur l’éloquence dans le discours, l’aptitude à concilier discours oral  et langage gestuel ,la pertinence, la cohérence et la rigueur dans le raisonnement.

Ensuite, une présentation de Njàccaar a été faite par son président Cheikh Dieylar Diallo qui a rappelé les aspirations, l’organisation et les moyens d’action de Njàccaar.

Ensuite le concours a débuté par la brillante plaidoirie de Libasse FAYE, suivie, après  quelques observations du jury, de la saisissante production  de Mamadou Lamine FAYE accompagnée également de quelques critiques, et s’en suivit enfin la singulière  prestation de Khady Sao MBAYE qui n’a non plus pas échappé aux critiques des jurés.

Il s’en est suivi un débat presque passionné entre les jurés sur l’amalgame entre le droit et le devoir d’ingérence de la communauté internationale et du principe de souveraineté. C’était parti pour une mini plaidoirie inter-jurés.

Etant un peu limité par le temps (car il fallait rendre la salle à 18h alors  qu’un groupe de personnes se présentaient comme étant les prochains utilisateurs de la salle), il a fallu intervenir auprès des jurés car la chargée de communication et la secrétaire générale devaient parlé des activités à venir juste avant de marquer une pause qui permettra au jury  de délibérer.

De retour d’une brève pause, le jury après avoir donné son impression sur les différentes prestations, annonça les lauréats. Le prix de la meilleure plaidoirie fut décerné à Mamadou Lamine FAYE et celui du meilleur mémoire fut octroyé à Libasse FAYE.

Briefing

On a terminé par un recueil d’observations de la part du jury  et de l’auditoire sur l’événement proposé. L ‘assistance s’est montrée favorable au renouvellement d’un tel événement.

Concernant les réactions des spectateurs, des critiques ont été relevées, d’une part,  par rapport au jury, à propos de leurs réactions après chaque plaidoirie. Selon eux, les observations devraient avoir lieu soit à la  fin, soit en l’absence des candidats.

D’autre part, ils jugent intéressant, pour un prochain événement de ce genre, qu’un débat s’en suive pour faire participer activement l’auditoire.

Nous sommes preneurs de toutes ces critiques et avons noté à juste titre ces points qui pourraient nous servir dans l’avenir pour l‘amélioration de l‘organisation d’une telle manifestation.           .

La finalisation du projet tournant autour du concours de plaidoirie a marqué une étape importante dans notre feuille de route.

Malgré le nombre limité de candidats, les plaidoiries présentées et les échanges qui s’en sont suivis ont été enrichissants à tout point de vue. Et pour reprendre les propos du coordonateur, nous avons remarqué que ce n’est pas le nombre de personnes qui est important, c’est la volonté et la disponibilité de celles qui sont là, aussi peu nombreuses soient-elles.

Nous pouvons nous féliciter de cette organisation qui a été une réussite dans l’ensemble.

Remerciements

 

Njaccar remercie la Radio campus qui nous a ouvert les portes de son studio; tous les membres qui ont contribué, de quelque manière que ce soit,  à la bonne mise en œuvre du concours; les candidats et les membres du jury sans qui le concours n’aurait sûrement pas eu lieu. Un grand merci à l’assistance !

Nous espérons pouvoir offrir encore plus en qualité comme en quantité à l’occasion des prochaines activités.

Bureau de Njaccàr!

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Classé dans Culture et Société

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