ENCORE DES MOTS POUR DES MAUX!!!

Tout va mal ! La faute à qui ? Surtout ne passons pas la nuit à nous indexer les uns les autres ! Pour être clair, net et précis, sans hypocrisie, NOUS TOUS ! Ah ! Ceux sont nos présidents et leur gouvernements.

Euh, je vous rappelle qu’ils en ont entièrement rien à cirer de nous  et de nos problèmes. Pourtant, il parait que « kou falou gno la fal » (c’est nous qui mettons au pouvoir ceux qui y sont)… De toute façon, il faut éviter de les déranger comme ils sont trop occupés à « manger » l’argent du contribuable. Un scoop ? Non, je crois pas il n’y a qu’à voir comment c’est devenu un phénomène à la mode d’allumer sa télé, sa radio ou internet et d’entendre que de l’argent a disparu (détournement, vol, escroquerie). Et tenez vous bien, les millions, non ils en veulent  plus, c’est devenu trop petit pardi ! Le contribuable est trop généreux ! Parlez moi de milliards s’il vous plait. Oui milliards ! Il n’y a qu’à voir déjà mon pays le Sénégal ou devrais-je dire le pays des scandales à milliards. Ah ! J’avais oublié, le pays où l’électricité est devenue un luxe. L’électricité, oui ! Excusez-moi un peu, le temps de l’expliquer aux plus jeunes. Les pauvres, ils connaissent pas trop ce que c’est… Pour moi, à vrai dire ce sont des moments de rétro, genre souvenirs souvenirs. Pour que je puisse parler du temps où il y’avait du courant dans mon pays, il me faut une bonne mémoire en plus. Mais je reste dans l’obscurité de toute façon j’ai pris l’habitude des bougies ! C’est un choix de budget entre mourir de faim et s’offrir la lumière grâce à un groupe électrogène. Le choix est déjà fait de toute façon : à défaut de s’éclairer, je vais essayer de me mettre quelque chose sous la dent.

Le gouvernement, ah le gouvernement ! Déjà, ce sont qui, nos dirigeants??? C’est une question sur laquelle je n’arrive pas à  mettre une réponse normale dessus, concrète quoi !  Sont-ils des êtres humains, ces gens qui osent faire des folies avec l’argent d’autrui surtout quand cet autrui-là souffre de tout, meurt de faim, quand des enfants sont violés dans la rue ? Ah ! J’ai oublié de préciser que cet enfant vit dans la rue. L’école, non, il connait pas ! Il doit se débrouiller pour survivre dans la rue. Comment ? Je vous en prie, ne me le demandez pas ! Je risque de mal dormir ce soir, dans le confort de mon lit douillet, bien au chaud; problème de conscience oblige. C’est pas que je les vois pas tous les jours dans la rue du matin au soir, mais c’est juste que l’hypocrisie collective veut que je les ignore royalement ou que je fasse comme si je les voyais pas. Noooon, la société veut que je m’occupe à rentrer dans le paraitre à fond (je veux dire mon extérieur) ! Ah oui ! Je dois paraitre branchée et surtout que je crève pas de faim et je dois pas hésiter à donner de l’argent en étant en groupe pour que je sois bien visible dans le tas. Là, c’est payant ! Il faut que je donne que quand il y a des témoins, mais sinon, pourquoi m’amuser à donner à manger à l’enfant devant lequel je passe tout les matins? Personne ne saurait alors que j’ai fait un geste. L Pourquoi devrais-je aussi essayer de mettre l’enfant du voisin à l’école ou lui acheter quelques fournitures ? C’est pas cher, ces parents n’ont pas de moyens, il est à l’école publique; mais même avec ça, ils arrivent pas à faire face ! Ah dommage ! Ce sera encore un enfant de la rue ou non alphabétisé, mais c’est pas de ma faute, tu sais, c’est pas grave ! Un ami ou un parent se marie, il y a des griots ou des cadeaux à donner aux mariés ou des cotisations à faire (c’est presque 100 fois plus que le coup de pouce pour donner une chance à un enfant qui a pour seul tort d’être né  pauvre ou d’avoir des parents pauvres), tu trouves que ces futilités sont des dépenses prioritaires et que grâce à elles, tu acquerras un certain cote de popularité…  Désolée, moi je pousse un coup de gueule pour exprimer mon ras-le-bol et pour surtout dire que je suis pas d’accord, ni contente. Euh !! Je suis désolée de vous ennuyer encore et encore, mais il se trouve que l’enfant au coin de la rue  n’est surement pas content, il est frustré, il veut également exprimer son ras-le-bol et surtout crier fort pour dire qu’il mérite lui aussi sa chance, mais j’avais oublié, il n’est pas allé à l’école, il n’ira pas à l’école ou il quittera bientôt l’école. Je me plains car je crois qu’il a moins de chance que moi : cet enfant, contrairement à moi, ne peut pas se payer le luxe de se contenter que de se plaindre. Lui, il a trop de choses à dire ou à écrire. Il sait pas écrire, mais il va falloir que ça sorte ! Où ? Comment ? Que dieu nous vienne en aide, le jour où il se rendra compte qu’il a été lésé et que surtout, un petit geste d’un seul des milliers et des milliers de personnes qui passent inlassablement devant lui pourrait changer quelque chose, aurait pu changer quelque chose (mais bon ils avaient d’autres priorités, des priorités plus importantes que sa vie), sa colère se déchaînera, mais ce sera déjà trop tard. Trop tard ! Vous vous rendez compte de l’impact du groupe de mots  « il est trop tard » pour l’avenir, non, pour qu’un enfant ait un avenir, qu’il ait le choix, et surtout qu’il jouisse des mêmes chances que tous les autres enfants de son âge ? Que le pays aille mal ou pas, lui, il est tout simplement un enfant. C’est pas à lui de payer les pots cassés, encore moins l’incapacité et la cupidité des adultes qui ont eu, eux, leur chance.

Je refuse qu’on s’amuse tout simplement à me dire que le pays va mal, le continent va mal ! Mais qui sont les gens qui font de sorte que tout aille mal ? Qu’est ce qui nous empêche de faire que tout aille bien ? Après tout, les gens, c’est toi et moi, c’est nous les gens ! Si ça va mal, c’est qui ? Tout le monde dira : « c’est lui, c’est lui ». Qui sont les gens qui font que tout aille mieux dans le meilleur des mondes,  que la tendance change,  qui font ce qu’il faut avec ce qu’ils ont, juste à leur niveau ?? Les réponses seront plus longues, moins précises. Quand chacun de nous se sera fatigué pour trouver des excuses et quand chacun se sera décidé à trouver des solutions, à servir au lieu de se servir, nous aurons déjà réglé la moitié, pour ne pas dire les trois quarts, de nos problèmes.

Fatou-Samba-Sow

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Classé dans Culture et Société

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