Le capitalisme communautaire

Le monde, et l’Afrique plus particulièrement, ont besoin de changement dans les logiques économiques qui, depuis le triomphe du libéralisme et de la mondialisation, ont pris le dessus sur l’humain. Le modèle suivant est proposé pour la renaissance Africaine sans pour autant qu’il lui soit réservé. L’essentiel est qu’il soit en adéquation avec les aspirations des peuples. L’économie, telle qu’on la connait aujourd’hui, c’est-à-dire capitaliste, libérale et individualiste, présente plusieurs lacunes dans l’accomplissement de la mission qu’elle est censée accomplir. En effet, l’économie, quelle qu’elle soit, est créée par une société dans le but de répondre aux besoins principalement matériels des individus d’une société, dans le but d’acquérir un certain bien-être, quelle que soit la notion que l’on a de celui-ci. L’économie a pour principe de base l’échange de biens et de compétences. En ce sens, la véritable richesse est humaine: on parlera de richesse naturelle.
Malheureusement, l’économie est pervertie par la richesse artificielle, la monnaie qui, en plus de n’être qu’une convention acceptée par défaut, s’impose comme le seul et unique moyen d’échange et a, par cette unicité, un aspect très totalitaire. De plus, on peut dire que la monnaie ne remplit pas son rôle en tant que moyen d’échange puisqu’elle peut être accumulée et retirée du circuit commercial. Cela prive donc de moyens d’échange tous ceux qui, contraints de dépenser pour vivre, ne peuvent entreposer de réserves monétaires. On peut dire que la monnaie aujourd’hui sert plus à être riche qu’à échanger des richesses.
L’économie est en fait devenue une dictature monétaire: celle-ci a ses favoris qui sont ceux qu’elle autorise à avoir accès aux ressources financières uniques qui leur confèrent pouvoir de décision et aisance matérielle, et ses damnés qui peuvent difficilement accéder aux ressources monétaires par les moyens autorisés. Ceux-ci sont condamnés à l’asservissement par voie salariale donnant l’illusion de la liberté et de la grâce monétaire et par voie juridique, car condamnés à subir le droit du plus fort (du point de vue monétaire) institutionnalisé plus ou moins explicitement par la législation. Les plus malchanceux sont en plus condamnés à une mort rapide et des souffrances accrues par l’intermédiaire de privations alimentaires et sanitaires, de désespoir et de frustration, et même souvent d’un sentiment de culpabilité inculqué à ceux qui n’ont pu s’attirer la grâce monétaire.
L’économie prend place dans des sociétés et est initialement développée pour satisfaire le bien commun. Qui dit société normalement dit règles. Ces règles sont censées concilier les intérêts de chaque individu de la société prise en compte. Or, dans la conception libérale, le peu de règles subsistant encore sont avant tout pensées pour satisfaire les intérêts d’une part marginale des individus de la société. Et toutes les barrières pouvant entraver l’épanouissement de ceux-ci sont abolies même si cela doit se faire au détriment de la majorité. C’est ainsi que par l’augmentation des appétits insatiables des élites économiques, le libéralisme a imposé son emprise à l’ensemble du monde. Ce n’est finalement pas la mondialisation qui est à blâmer, mais la libéralisation des échanges mondiaux. Aussi, pour revenir au fait que l’économie est l’attribut d’une société, il faut rappeler qu’une société est l’association d’individus dans le but d’améliorer leurs chances de survie. En tant qu’association, une société est censée faire en sorte que tous ses individus puissent contribuer à l’effort économique et puissent tirer profit de leurs contributions dans un premier temps, mais aussi bénéficier d’un complément apporté par ceux qui, dans la société, ont pu récupérer les ressources que les capacités des premiers ne permettaient pas d’acquérir. Cela revient à dire qu’une économie qui ne marche pas sur la tête ne saurait tolérer l’assistanat ni l’avarice. Elle promeut la solidarité dans le travail et la complémentarité entre les individus.
Dans une première partie, nous nous attacherons à évoquer l’organisation de la solidarité, pour ensuite aborder les modalités de l’organisation du travail et d’échange de ses produits entre les individus de la société dans une seconde partie. Et enfin, dans la troisième, on se penchera sur les rapports économiques entre l’Afrique renaissante et le monde.
La première idéologie qui fit de la solidarité son dogme fut le socialisme. Cependant, celle-ci s’est, dans la quasi-totalité des cas, révélée sans succès, pas seulement parce qu’elle prit ses fonctions dans des Etats autoritaires, mais aussi parce qu’elle étendit ses logiques de solidarité à une échelle bien trop large pour être efficace et légitime. Cette échelle est celle de l’Etat, de la nation dans son ensemble, échelle à laquelle la solidarité est nécessairement forcée, puisqu’il n’existe aucun lien de proximité entre les individus concernés. Cela signifie que les individus qui devaient partager leurs bénéfices de manière égale ne se connaissaient pas ni ne s’appréciaient. De plus, ils étaient fonctionnaires, et il est notoire que la fonction publique n’inculque pas ou peu de notions telles que le mérite, les responsabilités; et elle force ses employés à croire que les bénéfices tombent du ciel, quel que soit l’effort fourni. C’est ainsi que les économies socialistes tombèrent presque toutes dans l’écueil de la sous-productivité et de l’irresponsabilité mère de la corruption. Cette sous-productivité fut le plus souvent compensée par l’accroissement du travail forcé utilisant une main d’œuvre carcérale déshumanisée.
Le capitalisme communautaire se propose de réduire considérablement l’échelle de la solidarité pour la mettre au niveau de la famille élargie, c’est à dire de la communauté de sang ou, si cela n’est pas dans les habitudes de la société prise en compte, de la communauté relationnelle, c’est-à-dire d’un groupe de personnes comprenant entre 50 et 200 individus. Du point de vue juridique, ces communautés sont une personne physique dont les individus ne sont que les membres, les organes. La communauté a le monopole de la propriété de cette personne physique, ce qui se traduit par un patrimoine unique, commun et indivisible. L’organisation la plus pratique est de partager le même logement afin de constituer une communauté de vie en plus d’une communauté financière. L’aspect financier est en fait le plus important en ce qui concerne la distribution des revenus. Au sommet, nous avons le patrimoine communautaire dont les bénéfices sont reversés par l’intermédiaire de portefeuilles bancaires aux ménages de la communauté ( les ménages constituent la famille mononucléaire occidentale composée des époux et de leurs enfants). L’institution communautaire organisant la solidarité est l’intendance. Celle-ci est gérée par les membres de la communauté, et a pour mission de partager les bénéfices en commençant par définir la part qu’auront les ménages et celle qui sera destinée au dépenses d’intérêt commun. Il est évident que chaque ménage doit-être représenté au moment du partage qui peut se faire ensuite de manière absolument égalitaire en attribuant la même somme à chaque ménage. Il peut aussi être proportionnel au nombre d’individus du ménage, ou encore prendre en compte la contribution de chacun à l’effort communautaire.
Ceux qui gèrent l’intendance doivent réfléchir en chefs d’entreprise, et faire en sorte que les profits de la communauté répondent aux attentes de celle-ci. C’est donc dans l’intendance que sont recherchés les emplois, que sont suivies les tendances du marché, énoncés les objectifs professionnels que doivent atteindre les membres de la communauté. C’est aussi depuis l’intendance que sont effectués les achats communautaires, que sont gérés les frais liés aux activités professionnelles et aux formations, ainsi que le patrimoine communautaire. Les membres de la communauté font intégralement partie du patrimoine de celle-ci: lorsqu’un mariage a lieu et contraint un individu à la quitter, le manque à gagner est systématiquement compensé par une dot. La communauté doit prendre conscience que ses membres sont ses biens les plus précieux. C’est pour cela qu’ils doivent être assurés, afin que toute invalidité soit couverte, tant pour compenser les frais de santé qu’un préjudice financier qui serait lié à la non-poursuite des activités. Conscientes de la richesse humaine, ces communautés organisent leurs revenus et l’occupation des individus afin de pouvoir soutenir une croissance démographique importante, car plus d’hommes signifie plus de revenus.
Les membres d’une communauté font la fortune de leur communauté par le travail. Que celui-ci soit fait en association avec les membres d’autres communautés ou en interne, entre membres de la communauté, le principe reste le même: produire des biens et des services pour les échanger contre d’autres biens et services ou des outils conventionnels d’échange, les monnaies. Du point de vue des moyens d’échanges, le système proposé est très libéral car disparaît le monopole de la monnaie battue par l’Etat. Les échanges peuvent être effectués par le troc libre, où les acteurs d’une transaction s’entendent pour échanger en nature et définissent la valeur de l’échange par leur seule subjectivité. Ils peuvent le faire aussi par le troc conventionnel dans lequel les valeurs sont définies par une législation locale ou nationale. Dans ce cas, l’échange n’est pas forcément effectué en nature, mais peut l’être par titre de propriété s’il s’agit d’un bien, ou par titre d’obligation s’il s’agit d’un service. Il est même possible pour une entreprise ou une communauté de vendre un bien qui n’existe pas. Il s’agira alors d’un service de confection où le titre échangé est une obligation. L’obligation pour l’obligé est de produire l’objet au moment où le détenteur du titre le réclame.
Il en va de même pour le troc scientifique dont les valoritiens s’appliquent à attribuer pour chaque bien ou service une valeur objective prenant en compte une batterie de facteurs. En terme de monnaie, plusieurs peuvent circuler sur un même territoire. Les premières monnaies seront émises par les banques privées qui peuvent les vendre à leurs clients en échange de titres de propriété et de titres d’obligations. Ces monnaies sont les matérialisations d’une valeur conventionnelle ou objective, et elles sont utilisées pour fluidifier les échanges, notamment lorsqu’il s’agit de petites sommes et de petits achats. Celui qui détient ce genre de monnaie a accès au stock de titres de propriété et d’obligations de la banque. Peuvent aussi être utilisées des monnaies fondantes publiques. Celles-ci ne permettent que l’échange, et s’auto-dévaluent afin que la circulation monétaire soit accélérée. Enfin, les monnaies thésaurisables, telles que nous les connaissons aujourd’hui, peuvent-être émises par des établissements privés mettant en gage leur patrimoine, ou encore importées de pays étrangers avec comme garantie pour les possesseurs de ces monnaies de pouvoir prendre possession de tout ce qu’il y a à vendre dans ledit pays sans y perdre au change (nous y reviendrons plus tard).
Mais ces monnaies étrangères ne circulent pas dans la fédération sous leur forme étrangère, c’est-à-dire telles qu’elles sont battues par les pouvoirs publics locaux. Celles-ci sont au préalable converties par la compagnie fédérale du commerce dans le pays en question dans la devise de la compagnie. Le taux de conversion est 1=1, mais la monnaie d’origine reste stockée sur place afin que la compagnie ait toujours des ressources disponibles. La monnaie étrangère convertie permet à ceux qui la possèdent d’acquérir les biens de la compagnie.
Pour en revenir au travail dont l’activité consiste à échanger les fruits, celui-ci ne peut être exercé que par des individus qualifiés et compétents, qualités qui s’acquièrent par l’éducation. L’homme n’est une richesse que s’il accède à des compétences utiles pour l’ensemble de la communauté. C’est pourquoi dans l’optique d’une insertion professionnelle précoce et simplifiée, l’accent est à mettre sur une formation pratique et spécialisée dès le plus jeune âge. Consciente qu’on ne peut véritablement être compétent qu’en ayant une connaissance poussée des réalités du métier que l’on s’apprête à exercer et que l’acquisition de compétences théoriques, spéculatives et générales est en grande partie de la perte de temps dans la majorité des domaines du marché de l’emploi, l’organisation de système éducatif est exposée ici.
Une fois formé, le travailleur n’est pas le serviteur des intérêts de son employeur, son esclave salarié. Loin de là, il doit être tout autant propriétaire de son activité qu’il est propriétaire de son corps et de son esprit. La logique communautaire est réaffirmée ici: les membres d’une entreprise sont comme les membres d’une famille de profession, une confrérie. Ils sont des associés et sont nécessairement propriétaires actionnaires de l’entreprise. Toute personne voulant employer un non-membre de sa communauté doit lui vendre un emploi. L’entreprise créée devient alors une entité séparée du patrimoine familial, et obtient le statut juridique de personne morale ayant son patrimoine propre. Comme énoncé plus haut, les possesseurs d’un emploi ne profitent pas des bénéfices de leur entreprise par un salaire, mais proportionnellement à leur participation financière dans le capital de celle-ci. Ce n’est pas pour autant que les logiques de hiérarchie disparaissent, puisque toute organisation suppose que chaque membre ait un rôle défini, qu’il y ait des dirigeants et des dirigés. Mais les employés restent indépendants de leur employeur du point de vue moral et ne sont pas écartés de la gestion de l’entreprise. L’économie familiale doit être encouragée en attachant à chaque logement communautaire les annexes suivantes: un terrain agricole, des espaces de vente permanents,  un espace de vente temporaire (emplacement sur le marché) et un local de production artisanale.
Du fait de sa philosophie communautaire, la théorie économique, bien qu’étant mercantile, n’instaure pas le consumérisme comme nécessité absolue du bon fonctionnement de la société comme le fait le libéralisme s’appuyant sur l’individualisme. La consommation matérielle a évidemment un rôle important à jouer puisque l’échange de biens est fondamental dans toute économie. Mais celui-ci se voit réduit par les logiques de consommation groupée permises par le mode de vie communautaire. Le manque à gagner en quantité est compensé par une augmentation des standards de qualité: on consommera moins, mais on consommera mieux et les prix doivent suivre cette logique; les biens se vendent moins mais se vendent plus cher. La société que ce modèle entend développer est une société de consommation immatérielle qui fait avant tout la part belle aux services de loisirs, de socialisation dans des clubs par le biais desquels il peut-être possible de profiter d’un bien sans pour autant en prendre possession. Ce qui est vendu est alors l’accès au bien matériel. Les autres services devraient évidemment avoir une importance majeure au moins égale ou supérieure à la production de biens, l’important étant de réduire l’impact de l’activité économique sur l’environnement.
Au sein de la fédération, il appartient aux travailleurs de définir la politique économique en ce qui concerne les relations avec les autres nations régions de l’Etat panafricain. Celui-ci n’est initialement pas un marché commun, et l’organisation des rapports économiques entre les entités fédérées n’est pas du ressort du pouvoir fédéral. Abordons maintenant les rapports économiques entre l’Afrique renaissante et les autres parties du monde. Il y a selon moi deux types de politique à adopter correspondant à deux zones géographiques. La première concerne le voisinage immédiat des territoires métropolitains de l’Etat panafricain, il s’agit des quatre Etats indépendants qui devraient s’étendre sur le continent Africain selon les modifications géopolitiques qui, selon moi, devraient accompagner la révolution Africaine. Il s’agit de Madagascar et les Mascareignes, du Volkstaat, de l’Union Maghrébine et de la Grande Egypte. La politique économique continentale comprend un mélange de libéralisme et de planification, le but étant l’intégration économique. Dans cette optique, le commerce entre les Etats ainsi que la circulation des capitaux et des personnes sont soumis à des barrières frontalières, mais ne sont pas monopolisés par les institutions fédérales. Ils sont donc largement libéralisés. En revanche, les pouvoirs fédéraux établissent avec les voisins des objectifs à atteindre en termes d’importations, d’exportations et d’investissements. Si l’économie libéralisée ne les atteint pas, alors les gouvernements définissent un plan dans le but de les atteindre. Si en revanche, ils dépassaient le plafond établi ou présentaient un déséquilibre au détriment d’une des parties, les dispositions mises en place viseraient à rectifier le tir. Etant donné le déséquilibre démographique entre la fédération et chacun de ses voisins, les objectifs sont énoncés en $ par habitants pour les importations mutuelles (import-export d’un point de vue égocentrique) et pour les investissements, ce qui est largement favorable aux voisins. Par exemple, s’il était établi entre la fédération et l’Egypte que chaque Egyptien doive en moyenne importer d’Anubie (nom que je donne à la fédération) dans l’année pour une valeur de 10$, alors la valeur totale des exportations Anubiennes en Egypte serait de 10$ x 200 000 000 habitants, soit 2 000 000 000 $. En revanche, si chaque Anubien devait importer pour la même d’Egypte dans l’année, alors les exportations égyptiennes en direction de la fédération vaudraient  10$ x 2 000 000 000, soit 20 000 000 000 $, avec un excédent commercial de 18 milliards de $ pour l’Egypte ! Il s’agit là du moyen de s’attirer les faveurs des Etats voisins et d’écarter toutes formees de dangers aux frontières.
En revanche, pour les échanges extracontinentaux, le libéralisme n’a pas sa place;  lui est alors substitué le mercantilisme. Pour chaque pays avec lequel la fédération noue des relations commerciales, est mise en place une compagnie du commerce. Celle-ci a le monopole des échanges entre les deux Etats. Qu’il s’agisse de biens, de personnes ou de capitaux, les revenus sont imposés à 50% par l’Etat panafricain. Le statut de ces compagnies est celui d’entreprises privées mandatées par l’Etat fédéral dans le cadre d’une mission diplomatique. Par conséquent, un officier Fédéral de l’ordre du commerce international siège donc au conseil d’administration, un autre à la direction.
Les compagnies établissent leurs sièges au plus près des bassins de consommateurs où est possible un accès maritime ou fluvial permettant le transport par la navigation. La flotte marchande est armée et la compagnie tend à assurer sa sécurité par ses propres moyens, c’est à dire en créant sa milice privée dans la mesure du possible. Dans les Etats caractérisés par une large superficie, c’est-à-dire plus de 3 millions de km², un nouveau siège est établi si l’espace ne relevant pas du premier est supérieur à 1 million de km². Si le pays est encore plus grand, un siège est encore établi pour chaque région de 3 millions de km². Si le pays est frontalier avec un territoire d’outre-mer de la fédération, alors la compagnie n’y installe pas de siège sauf si sa superficie dépasse les 3 millions de km². Dans ce cas, la compagnie du commerce établit un siège pour chaque région éloignée ne dépendant pas du Territoire d’Outre-mer. Cela signifie que la plupart des compagnies n’auraient qu’un siège, sauf celle d’Australie qui en compterait deux, celle du Brésil en compterait trois, dont un situé dans le Territoire d’Outre-mer des Guyanes, celle de Chine et celle du Canada en compteraient trois, idem pour celle des Etats Unis dont un se situerait dans le Territoire d’outre-mer du Pays Gullah, et enfin, la compagnie de Russie en compterait six.
Le siège d’une compagnie de commerce est sa propriété, indirectement et de manière honorifique, la propriété de l’Etat fédéral. La compagnie prend place sur une concession immobilière comprenant résidences, locaux professionnels et infrastructures de transports. Les activités des compagnies de commerce sont nombreuses: toutes visent à profiter du potentiel économique des pays où elles sont installées dans l’intérêt de la fédération. Ces compagnies importent des terres lointaines les matières premières qui manquent à l’économie fédérale, des produits exotiques à transformer, des produits manufacturés en pénurie sur le marché fédéral, des devises monétaires converties et des travailleurs salariés (immigrés). Elles achètent des propriétés foncières, entreprennent des projets immobiliers et infrastructurels dans le but de loger leurs employés ainsi que les touristes et d’acheminer les marchandises. Elles vendent aussi les produits de l’industrie Africaine ainsi que différents services destinés à la population locale et aux expatriés. Elles ont également en leur possession le secteur des transports entre la Fédération et le pays.
La direction de la compagnie comprend les agents fédéraux et les propriétaires privés ayant acheté soit une part du capital, soit un emploi de cadre dans celle-ci. La compagnie embauche des salariés locaux dans les Etats où la main d’œuvre n’est pas onéreuse. Si ce n’est pas le cas, elle vend dans la fédération les emplois dont les locaux ne veulent pas.
Le modèle présenté prend donc le soin de démocratiser et d’humaniser l’économie, sauf dans le cas des échanges mondiaux qui ne peuvent être humains. Il a été proposé pour garantir une distribution des richesses entre les membres de la société et ainsi exclure le moins d’individus possible du développement. Ce modèle remet l’homme et le travail au centre de la philosophie économique tandis que le monde actuel préfère la rente et centre ses intérêts sur l’argent.
Kwanzaa Millénium
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