Aminata Touré, membre du mois

Si une partie du monde fêtait le « travail » le 01er mai dernier,Njàccaar Visionnaire Africain aurait pu quant à lui célébrer « la travailleuse Aminata Touré ». Mais bon ça n’a guère été le cas, donc il faudrait rectifier le tir.Qui est Aminata Touré ? Comment s’est passée son adhésion ? Qu’a-t-elle fait dans l’association ? Que fait-elle aujourd’hui ? Que pense-t-elle de son expérience associative après plus d’un an et demi d’adhésion ?Qui est Aminata Touré ?
Nous l’avons connue « sénéphile » et très rapidement elle est aussi devenue panafricaine. A ce propos, vous trouverez à la fin du portrait un poème qu’elle a écrit à ses 14 ans au sujet du Sénégal. Ancienne pensionnaire de l’internat et de l’école Mariama Bâ de Gorée pendant 2 ans, elle habite aujourd’hui entre Thoiry et Genève où elle fait un Bachelor en Gestion d’Entreprise à HEC Genève. Elle a eu sa « Maturité », l’équivalent du bac en Suisse, fin 2009. Cela voudrait-il dire qu’elle est mature ? La réponse à cette question dépasse les compétences des membres du journal. Donc passons.Comment s’est passée son adhésion ?
Ah oui, il s’agit de la première association à laquelle Aminata Touré a adhéré. C’est la première personne qui a lu le bilan, soit-dit en passant qui faisait aussi office de présentation de Njàccaar, même pas après 1 mois de l’assemblée générale constitutive. Contre l’attente des auteurs qui pensaient à l’époque le bilan inachevé, incomplet et pas assez convainquant, il a beaucoup compté pour l’adhésion de « Miss Touré ». Elle l’a trouvé intéressant et porteur de bonnes idées.Aminata entreprit alors de le corriger et d’y apporter elle aussi ses idées conformément à l’idéologie de l’association. A cela s’ajoutait une motivation qu’elle prétend « subjective » au sens où les personnes et amis à qui elle faisait le plus confiance en matière d’engagement étaient « à fond » dans Njàccaar. Elle dit en substance qu’au départ, elle croyait plus en eux qu’en l’association. La question qui se pose dès lors c’est : est-ce cela de la subjectivité ? Comment pourrait-on adhérer à une structure de surcroît associative si les membres n’inspirent pas confiance ? Nous pensons qu’il s’agit plutôt d’une objectivité humble et déguisée. C’est ainsi qu’elle décida de rejoindre l’association des Visionnaire Africain et donc « à partir de ce qu’elle a, de faire ce qu’elle peut » en guise de contribution au rêve Africain.Qu’a-t-elle fait dans l’association ?
Son adhésion coïncide avec les élections du bureau exécutif et fonctionnel. Elle était déjà candidate à 2 postes que sont celui d’adjointe du président et de responsable des actions sociales et culturelles. Au final elle aura le premier poste et partagera le dernier avec Ndèye Fatou Sarr, actuelle secrétaire générale en étant son adjointe.

Adjointe du président :
Aminata Touré s’est tout d’abord chargée d’aider le président dans la confection des documents officiels. Ils se sont divisé les tâches. Elle a d’abord confectionné la fiche de projet de JANICUM (Jeunesse Africaine. Nouvelle Initiative Culturelle et Multimédia). Sachant que les fiches de projets s’éditaient dans Open Office Writer, un outil de traitement de texte gratuit, Aminata Touré s’est alors mise à prendre en main cet outil. Après ses cours, tard le soir, elle se joignait au président sur skype pour élaborer les fiches de projet des rubriques de JANICUM qui étaient d’abord au nombre de 5 : littérature, langues, jeunes talents, sports traditionnels africains, mode.  Elle y apportait parallèlement des modifications,  tant sur le fond que sur la forme, faisant ainsi preuve d’autonomie et de créativité.

Elle se chargeait aussi de rédiger des courriels d’information ou de communication à la demande du président et concernant la « présidence » aux membres du bureau ou encore à tous les membres. Côté organisation elle s’est très tôt impliquée, notamment pour jouer le rôle de vulgarisatrice de l’organisation et du fonctionnement interne de l’association auprès des membres qui n’avaient pas encore compris. C’est une chose d’organiser, c’en est une autre que tout le monde comprenne et se conforme aux règles établies.

Cellule Sociale et Culturelle :
Membre à part entière de JANICUM, elle fait des enregistrements audio de livres. Pour cela elle apprend deux logiciels d’enregistrement audio dont le dernier et le plus complet est Audacity.

Le bureau subissait une restructuration décembre 2009.  Ndèye Fatou Sarr devenait secrétaire générale. Pour éviter des cumuls de postes trop importants, Aminata prit alors la responsabilité de la cellule chargée des actions sociales et culturelles.

Elle dirige la rubrique littérature du projet JANICUM. Elle a rédigé la première liste d’ouvrages à enregistrer. C’est son poème en bas qui faisait office de texte d’accueil pour la rubrique cuisine du site de JANICUM.

A la demande du bureau, elle a effectué une étude bibliographique sur le sujet « Comment faire un journal ? ». Rédigé et rendu, c’est ce document qui a marqué le début du projet du journal de Njàccaar.

Elle a rédigé les contenus de la CSC pour le site internet de Njàccaar et bien d’autres documents.

Que fait-elle aujourd’hui ?
Aujourd’hui Aminata Touré est assistante du président détaché du bureau auprès du journal. En effet le Courrier du Visionnaire Afric1 a besoin d’informations au sujet des activités de l’association. C’est sur ce point qu’Aminata intervient. Effectivement c’est elle qui est chargée de jouer le rôle de pont et d’intermédiaire.

De plus, elle occupe aussi le poste de directrice de publication adjointe. Au départ de l’aventure journaliste, elle était la plus ancienne Njàccaar dans l’équipe, d’où le rôle de guide lui échut naturellement en attendant que Marième Wade, directrice du journal prenne ses marques. Elle a véritablement joué de guide dans Njàccaar pour les membres du journal, au début du moins. Toujours dans le journal, elle fait aussi partie de l’équipe des correcteurs.

Pour terminer Aminata est responsable adjointe dans les affaires socio-culturelles à côté de Sadio Sangharé, le responsable de la CSC. Même s’il est assez difficile de dire ce qu’elle y fait aujourd’hui car Njàccaar s’élargit et se complexifie à un point où l’information peut nous échapper, nous pouvons dire que pareillement au journal, c’est encore elle qui a accueilli Sadio dès son entrée et s’est occupée de son intégration dans l’équipe ainsi que dans sa prise de fonction.

Que pense-t-elle de son expérience associative après plus d’un an et demi d’adhésion ?

  • Qu’est-ce que Njàccaar t’a apporté?

Ca m’a permis de croire que même si on a « rien », du moment que l’intention est là, c’est possible. Je peux toujours croire à une percée de l’Afrique. Je ne pensais pas qu’à une petite échelle on pouvait agir. Njàccaar m’a permis d’y croire. En fait même si les résultats ne se verront pas tout de suite, ce que nous faisons aura quand même un impact sur le futur.

  • Ton meilleur moment dans Njàccaar:

Mon jour d’anniversaire, j’ai ouvert ma boîte e-mail pour lire la pensée ou le proverbe du jour et à ma grande surprise, il était écrit « Une pensée à notre soeur Aminata Touré pour son anniversaire ». Ca m’a fait tellement plaisir…

  • Ton pire moment:

Lorsque le président a annoncé sa démission au bureau (Novembre 2009), je ne croyais plus trop à l’association.

  • Une chose que tu voudrais voir Njàccaar réaliser:

Il y a 2 projets qui me tiennent à cœur, ce serait que les enfants de la rue (abandonnés et livrés à eux-mêmes) ouvrent une école pour eux(internat, maison et lieu d’éducation), et un projet de salubrité publique « le pays n’est pas une poubelle, il faut agir sur les mentalités. »

  • Regrettes-tu ton expérience dans Njàccaar ?

Regretter non, mais je ne dirai pas que je suis satisfaite, à commencer par moi-même.

  • Dernier mot:

« ku ci mëna » (celui qui peut, en langue wolof) apporter sa contribution aussi petite soit-elle [est le bienvenu dans Njàccaar Visionnaire Africain, ndlr].

Ce portrait ne dit pas tout, comme tout portrait il est partial et parcellaire, cela nous laisse au moins le soin d’imaginer le reste.
Après tout ce temps, nous nous rendons compte que les postes, les responsabilités, les grandes formules ou slogans, les prises de paroles lors de réunions ne sont pas l’affaire de cette dame. Son affaire à elle, c’est le fond et le profond, c’est bien le quotidien de toute une équipe, Internet-connectée, de toute une vision matérialisée en une association. A mettre chaque jour, par ici et par là, son petit grain de sel, aujourd’hui elle a à son actif une montagne d’actions qui soutient tel un pilier solide tout un projet : « la percée de l’Afrique ». Merci très Aminata, pour ton humanité.

Goût d’Afrique

Ecoutez-moi, mes chers amis
C’est avec plaisir que je vous dis
Que la nourriture  dans mon pays
Est unique, à mon avis.

Le riz : la base, l’ingrédient indispensable
Fondant dans les bouches, comme c’est incroyable !
Oncles, parents, voisins, tous à table
On mange tous ensemble : je sais, c’est impensable.

Le riz, toujours présent,
Avec ses épices cachées dedans
A la longue, on est dépendant,
De ce trésor si craquant.

Les épices sont nos complices,
A force, c’est devenu un vice,
Mais au moins elles sont réconfortantes,
Surtout en cas de mauvais temps.

Les légumes, tout autour du riz,
Parfois même accompagnés de fruits,
-Oui, de fruits comme le citron,-
Gravitent autour du poisson.

Cousins, oncles, père, grand-père,
Cousines, tantes, mère, grand-mère,
Tous, on est assis autour du plat géant
Mangeant ensemble et bavardant.

Les fruits, naturellement exotiques,
Nous inspirent pour nos futurs cantiques,
Ils nous éloignent de nos petits soucis
Et nous font profiter de la vie.

Mangues, bananes, avocat,
Tout peut pousser là-bas,
Il nous suffit de les cultiver,
Puis nous pourront les savourer.

Ensuite, vient l’eau fraîche,
Excellente pour donner la « pêche »
Son pouvoir désaltérant
Nous rend plus bienveillants.

Les Etrangers, nous on les adore,
On les préfère même à de l’or,
On leur donnera tous nos plats,
Pas besoin de nous prier pour cela.

Mais si par malheur ils n’acceptent pas
Nos invitations au moins une fois,
Ils sauront très rapidement
A quel point pour nous c’est vexant.

Voilà, vous savez tout
De notre principal atout
Je vous le redis, rient n’est banal
Dans mon pays, le Sénégal.

Aminata Touré, 2005

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Classé dans Culture et Société

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