Parlons vrai : Esclavage et Néocolonialisme

En discutant la fois passée avec une personne qui m’est chère , en plus d’être très intelligente,
je me suis rendu compte de l’ampleur du chemin qu’il nous reste à parcourir pour réellement amorcer un changement fécond chez nous,en Afrique. Ampleur du chemin à parcourir dans le sens où nous vivons sur des peurs qui ne disent pas leur nom et nous continuons à croire à une espèce d’angélisme béat, une sorte de salade composée bisounoursiste dont les ingrédients sont la mondialisation, le respect de la démocratie, la coopération, les projets de (co)développement, etc.

J’ai donc décidé d’écrire cet article pour tenir une promesse vis-à-vis d’amies qui se reconnaitront…Mais je le fais surtout pour essayer à mon échelle de partager le peu de lucidité que j’ai pu acquérir au travers de mes quelques lectures historiques, géostratégiques et économiques… et  travers de ma relecture de l’actualité. Pour ce faire , je vais essayer de brosser un portrait lucide et froid de ce qui se passe réellement sur le continent. Sortons des généralités et venons-en aux faits. Pour ce faire je vais structurer mon développement (sic) en répondant aux arguments que j’ai pu entendre chez des amis lors de discussions, de débats  ou encore de publication d’articles.

Argument 1 : Il faut arrêter de se réfugier dans le colonialisme et l’esclavage pour expliquer notre situation actuelle : tout ça c’est fini Fary…

Soit…C’est une position qui se tient en soi. Mais venons en aux faits : si avant l’esclavage et la colonisation la plupart des civilisations africaines (Ghana, Bénin, Mali) étaient structurées, organisées, prospères et brillantes et que après ces deux  phénomènes nous sommes devenus la risée du monde, toujours entre deux avions à quémander de l’aide ou a acheter des armes pour nous entretuer, c’est que ces deux phénomènes là ont dû avoir un « petit » effet sur nous… Et comprendre ces phénomènes nous aidera  à comprendre une bonne partie de la déchéance généralisée que l’on observe en Afrique. Comprendre ces phénomènes, c’est d’abord regarder leur réalité en face et ne pas avoir peur d’apprendre des choses qui dérangent notre conscience tranquille. L’esclavage, qui a duré 300 ans, a été une saignée humaine et économique dans le sens où nous avons perdu des millions de bras et de cerveaux. Ces millions de bras et de cerveaux (car les élites résistantes étaient également déportées) ont constitué un facteur d’enrichissement aussi bien aux Etats-Unis qu’en Europe : L’essor de la ville de Bordeaux en est le parfait exemple. Au pays de Uncle Sam, l’espérance de vie d’un esclave une fois qu’on arrivait sur les champs était de 5 ans. Est-ce que vous savez pourquoi ? Parce qu’il était plus rentable d’affréter des bateaux, d’aller razzier d’autres esclaves et de les ramener sur le continent américain plutôt que de les entretenir sur plusieurs années. A ce propos en 1885 Frederick Law Olmsted révèle que la ration minimale de nourriture nécessaire pour que l’esclave puisse avoir la force de travailler dans les champs avait été minutieusement calculée, mais bon c’est un détail, passons…En réalité, et cela a également était l’objet de calculs minutieux (Voir Témoignage de Benjamin Froissard – Lyon 1798), le prix d’un esclave était amorti au bout d’un an et souvent on le tuait pour pouvoir récupérer une indemnité, un peu comme l’argus pour une voiture en fin de cycle. Ainsi l’article 40 du Code Noir de 1685 codifiait le dédommagement des maitres pour « tout esclave puni de mort sur dénonciation de son maitre ». Imaginez que Renault vous dise : « si votre voiture à un accident au bout d’un an (sachant que vous l’avez déjà amortie) je vous dédommage et vous pouvez allez acheter une nouvelle voiture chez le concessionnaire que j’ai installé à Gorée », vous faites quoi ? Et bien dans la logique économiste esclavagiste et capitaliste, on va provoquer un accident pour sa voiture (dénonciation fallacieuse du maitre sur l’esclave), et on va récupérer un peu d’argent pour en racheter une nouvelle. Voilà ce que sont les faits et ça on ne nous l’apprend pas à l’école, ni en France, ni en Afrique. Cet appel d’air codifié et officiel, légitimé et cautionné au demeurant par l’Eglise (Bulle du Pape, Bartholomé de Las Casas), a directement prélevé à l’Afrique de 140 à 150 Millions d’âmes millions selon les sources dont 11 à 14 millions de déportés effectifs sur le sol américain, les autres étant des dégâts collatéraux des razzia, ou ceux n’ayant pas tenu le choc du voyage (s’ils devenaient malades, et les conditions d’hygiène étaient déplorables, ils étaient jetés par dessus bord car il ne fallait pas prendre le risque de contaminer toute la « cargaison »). Imaginez le temps qu’il a fallu pour « regagner » ce nombre de bras et de cerveaux perdus, et en plus de cela tous les cerveaux et les bras qui auraient pu être engendrés par ces 140 millions de noirs déportés, tués ou jetés par dessus bord. Pendant qu’on nous dépeuplait, d’autres s’enrichissaient grâce à ce dépeuplement : l’écart économique ainsi créé n’a fait que s’accroitre depuis lors et continue de grandir sous le coup de poisons enrobés de sucre tels que l’aide au développement, l’ouverture de nos marchés à la mondialisation, les prêts du FMI et autres mystifications du genre…

Argument 2 : Oui mais Fary  l’esclavage a existé partout et c’était surtout un commerce triangulaire : C’est nous qui vendions nos propres frères et sœurs , alors si nous avions refusé de les vendre, on n’en serait pas là aujourd’hui…

Cet argument m’irritait il y’a quelques temps, mais finalement j’ai pris un peu de recul par rapport à cela et je comprends les gens qui me l’opposent. Cependant le comprendre ne veut pas dire qu’on doit continuer à ne pas se dire la vérité et ainsi débattre infiniment sur des choses qui sont très faciles à vérifier. En réalité qu’est-ce que l’esclavage dont a été victime l’Afrique et ses enfants ? L’esclavage est la déshumanisation totale d’un être en vue de son exploitation économique : l’être humain devient donc un bien cheptel, à valeur fluctuante un peu comme du bétail que l’on achèterait pour labourer un champ. Cette conception de l’être humain, facteur de production, n’a jamais, je dis bien jamais existé de manière endogène en Afrique…Par contre la servitude a existé chez nous et existe toujours. La servitude, un peu comme ce que l’on fait malheureusement avec nos bonnes aujourd’hui, c’est attraper des captifs de guerre et leur assigner à une famille où ils devront exécuter une tache dans la maison. D’ailleurs le mot « jaam », que mes compatriotes sénégalais utilisent pour désigner un « esclave » signifie de manière étymologique « captif».Dans plusieurs royaumes africains, au Cayor et au Djolof par exemple ,les « jaam » occupaient des fonctions gouvernementales qui leur étaient dédiées. Ainsi le Djaraf Bunt Keur au Cayor , représentant des « esclaves » auprès du gouvernement  était également généralissime de l’armée (Ch.Anta Diop, L’Afrique Noire précoloniale) .Au Djoloff, le farba kaba, représentant des  « esclaves » était membre du conseil qui « élisait » le roi. Comment voulez-vous que des gens qui en arrivent à confier des hautes responsabilités à des captifs puissent en même temps être des négociants d’esclaves comme s’ils vendaient du bétail ? Dans la cosmogonie traditionnelle africaine, même l’arbre est sacré et quand on le coupe on lui parle pour lui dire pourquoi on le coupe, car chaque être porte en lui la l’énergie de la création divine (A ce propos les so called « animistes » sont également des monothéistes…). Alors pensez vous sérieusement qu’on en soit arrivés, comme les romains le faisaient avec les slaves (origine du mot Slavery=Esclavage), à nous entre-exposer sur des marchés et à s’entre-vendre comme des moutons alors que même un arbre est quelque chose de sacré pour nous depuis des millénaires ?

Autre fait probant : Croyez-vous qu’après avoir réduit en esclavage avant d’exterminer 90 % des indiens d’Amérique de 1500 à 1600 soit 70 millions d’êtres humains aidés en cela par des épisodes pandémiques, les élites politiques et économiques européennes de l’époque seraient tout d’un coup devenues pacifistes et négociatrices avec les africains ? Please wake up waay… L’esclavage a été d’abord été une agression militaire à base de pilonnage et de razzias humaines. Ainsi après avoir démontré leur supériorité technologique, ces mêmes puissances, ont menacé les souverains qui résisteraient à leur livrer des esclaves. Plusieurs l’ont fait et ont été sauvagement tués, les exemples sont légions et cela est vrai jusqu’à la récente période coloniale. D’autres rois sont venus, ont vu ce qu’il s’y passait et se sont pliés à la règle, c’était ça ou se faire tuer. J’insiste là-dessus et je vous supplie de vous demander pourquoi, si les africains étaient prêts à vendre volontairement leurs frères, les puissances européennes ont-elles eu besoin d’installer des forts armés de canon dirigés vers les terres sur la quasi-totalité de la côte ouest-africaine ? Genre est-ce que vous, si vous avez de l’argent vous rentrez chez l’épicier ou le boutiquier, vous le braquez avec une Kalachnikov avec votre main droite tout  en lui demandant de vous vendre du lait avec des billets dans votre main gauche ? Eh bien aussi invraisemblable que cela puisse paraitre, c’est comme cela que les choses se sont passées…  Ceux qui ont fait le choix de ne pas résister, ont essayé d’épargner ceux qu’ils pouvaient protéger c’est-à-dire les leurs (Les rois yorubas ne livraient pas de Yorubas), renseignez vous sur un certain Bwemba Bong, historien et chercheur en géopolitique : il s’y connait mieux que moi ! Il faut donc arrêter de s’autoflageller et regarder de manière lucide les faits historiques dans leur contexte.

Argument 3 : Fary, tout ça c’est bien beau de nous le rappeler, mais maintenant c’est fini, notre problème ce sont nos dirigeants et ce sont juste des gens corrompus qui n’aiment pas leurs peuples et qui ne sont là que pour leurs propres intérêts…

Je pense que cette partie sera surement celle qui vous intéressera le plus car elle parle d’aujourd’hui. L’histoire des dirigeants corrompus, dictateurs…. ,on la connait et c’est une histoire vraie mais…qui sont ces dirigeants, comment sont-ils arrivés au pouvoir et n’y a t-il eu que eux comme dirigeants dans l’histoire de l’Afrique contemporaine ? Ces dirigeants sont Senghor, Diouf, Wade, Bongo (Omar et Ali) , Nguesso, Deby, Houphouet, Bédié, Mobutu etc. Toutes ces personnes-là ont été soit formées dans le moule colonial (Houphouet et Senghor ont été ministres en France) , soit sont les héritiers de gens formés dans le moule colonial (Diouf, Bédié, Eyadema Jr, Bongo Jr), soit d’anciens militaires de l’armée coloniale (Eyadema) soit des traitres (Compaoré, Mobutu) installés…

On en vient donc au second point de ce thème : Comment les présidents africains accèdent-ils au pouvoir ? Soit ils sont venus, sans vote, depuis l’indépendance (ou presque) et y sont toujours (Dynasties Eyadema et Bongo), soit ils ont fait des coups d’états (Mobutu, Nguesso, etc.) soit ils sont arrivés par la voix du vote (Ravalomanana, Wade).Qu’observe-t-on réellement dans chacun des cas ?

Je vais vous donner des faits et des pistes de recherche, et je vous en supplie, ne me croyez pas, aller les vérifier vous-même… Eyadema, renvoyé de l’école primaire pour voyoucratie, a assassiné de ses propres mains le père fondateur du Togo Libre, M. Sylvanus Olympio et ce grâce à l’actif soutien logistique et pratique de la France via son ambassadeur de l’époque au Togo. Chirac disait d’ailleurs de lui qu’il était « un ami de la France ». Son fils Faure Gnassingbé est aujourd’hui président…

Houphouet Boigny était un compagnon de…Cheikh Anta Diop, c’était un révolutionnaire confirmé et brillant. La France saisissant cela, l’a coopté dans son administration avant de le menacer de mort (tiens tiens comme des siècles auparavant…) une fois qu’il avait été intronisé président de la république de Côte d’Ivoire. Il avait le choix entre mourir, et devenir le baron de la Françafrique en Afrique de l’Ouest , il a choisi la seconde option. Et c’est lui, qui a recruté Blaise Compaoré pour qu’il assassine Thomas Sankara, le jeune « fougueux » qui tenait tête à Mitterrand. Aujourd’hui encore et depuis 1987 Blaise Compaoré,anciien bras droit de Sankara, est président de la république du Burkina Faso et se permet même de s’ériger en médiateur de la crise guinéenne…On aura tout vu

Senghor était un cas similaire à celui de Houphouet sauf que lui n’a jamais été un résistant, il disait que l’expansion de la francophonie était plus importante que tout autre chose, il était formellement interdit de porter des habits traditionnels africains pour un député sous Senghor…Paix à son âme, nous ne le regrettons pas…Je passerai sur le cas Bongo, il y’a trop de choses à dire là-dessus…

Mobutu, un peu comme Compaoré avec Sankara, était un proche de Patrice Lumumba…Lumumba, comme Olympio le togolais, était un résistant panafricaniste, premier ministre du Congo indépendant. Il a seulement eu le malheur d’être un homme intègre dans un pays trop riches pour ne pas intéresser les puissances occidentales. La Belgique et les Etats-Unis ont commandité sa mort, exécutée par Mobutu…

Sassou Nguesso est peut être le cas le plus édifiant, un peu comme l’est le cas Bongo. Ce type, actuel président du Congo Brazzaville, a pris le pouvoir par un coup d’état au début des années 80 après avoir longtemps été la main invisible qui dirigeait le Congo, car chef de l’armée. Dès son accession au pouvoir, il a reçu l’appui d’ELF (Société nationale Pétrolière Française) et jamais le Congo n’a autant produit de pétrole que durant les années 80.Sauf que ce pétrole ou plutôt l’argent de ce pétrole, jamais les congolais en ont vu la couleur, au contraire le pays a dans la même période contracté des dettes énormissimes vis-à-vis de la France notamment. Et vous savez comment le Congo payait ses dettes et continue toujours à le faire d’ailleurs ? En donnant du pétrole à ELF hier, à Total aujourd’hui. Pendant ce temps, l’aide au développement prêtée par la France, et que le contribuable congolais devra payer, suit un schéma très simple : l’aide arrive au Congo , Sassou Nguesso se sert…et renvoie le reste aux hommes politiques français dans des comptes occultes situés au Luxembourg (à Clearstream) ou via des valises d’argent liquide qu’ils viennent prendre eux même sur place…Bongo faisait pareil  et était un autre «  ami de la France » dixit Sarkozy, Mitterrand et Chirac. Après on s’étonne que l’armée française ait encadré les débordements liés à la contestation contre  Ali Bongo…Si ce gars saute, des noms sortiront et pas que dans le milieu politique. C’est pour cela que l’intelligentsia française (maçonnique, industrielle et politique) a protégé Ali Bongo, come ils ont fait avec Faure Gnassingbé et comme ils sont de vouloir le faire. Si vous voulez en savoir plus lisez Noir Silence et la Françafrique de François-Xavier Verschave…

Bon j’ai encore des tonnes de choses à vous dire mais bon j’ai peur que l’article devienne kilométrique, s’il ne l’est déjà…Renseignez-vous, lisez, fouillez et décolonisez votre imaginaire, on a besoin de toutes les forces et de toutes les énergies pour reconstruire nos pays et de apporter quelque chose de nouveau à ce monde.

Fary Ndao

Membre du Collectif Citoyen Gaal-Gui

Membre de l’Association NjaccaarVisionnaireAfricain

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1 commentaire

Classé dans Expressions Libres

Une réponse à “Parlons vrai : Esclavage et Néocolonialisme

  1. Fary
    (D’abord excusez l’absence d’accent francais j’utilise un clavier anglais)
    je suis tres content de lire ton article kilometrique comme la tres bien dit. Je trouve ton argumentaire tres brilliant et edifiant sur l’historicite du notre temps present. Je crois que le debat que tu initie ici est d’une importance capitale dans la simple mesure nous, Africains, sommes entrain de chercher les voies et moyens pour sortir du goufre. Je crois que « Decolonizing The Mind » de Ngugi Wa Thiong’O (je ne sais pas si tu l’as lu) serait un outil tres important pour entamer des debats de ce genre (meme si je ne suis pas entierement d’accord avec sa theorie afrocentriste). Ainsi dit, le probleme de nos pays actuels est situe a plusieurs niveaux. Etudier son histoire douloureuse, son passe traumatisant et le transmettre aux generations actuelles et furures, si vous voulez, est d’une grande legitimite, si ce n’est un devoir pour son pays. Mais, mom probleme c’est pas de revisister cette histoire mais COMMENT la revisiter. Quelles seront les moyens intellectuels et critiques que nous devons deployer pour ce genre de travail intellectuel? S’agit t-il de conscientiser historiquement nos contemporains « for the sake of awareness » ou bien conscientiser pour aller au stage superieur. Je crois de nos jours, I may be wrong, on enseigne acceptablement l’histoire africaine avec tout ce que cela implique comme experiences douloureuses. Mais, a mon avis, et c’est la l’ouvrage de Ngugi est pertinent, nous sommes alienes vis vis de notre propre culture que nous croyons que rien ne plus faisable. Ne devons nous pas nous decoloniser mentalement, et quand je dis « nous, » I mean gouvernants et gouvernes, elites intellectuelles et population aux sens large. On aura beau parler de conscientisation de nos pays, il faut pas se voiler la face, on est alienes, qu’on se dise la verite. Faites une etude sociologique dans la tranche d’age des jeunes de 15 a 20 ans par exemple, et vous verez combien le moment est grave. L’ecrasante majorite des jeunes de nos jours sont victimises par les medias occidentaux. Ils ne croient plus a la possibilite dy par parvenir at home. Je peux etre entrain d’extrapoler mais ce que je veux juste dire c’est qu’il faut revalorise notre education, non seulement education au sens occidental du terme, c’est a dire « college education », avoir des diplomes, se former et travailler pour son pays, mais aussi education au sens Africaniste du terme, c’est a dire pallier le monde de repere des jeunes, les re-eduquer dans les valeurs strictement traditionnelles ou religieuses de nos cultures. Je crois que des notions comme la dignite, l’estime de Soi, le sens du collectif, le sens de la responsabilite, le devoir non seulement vis a vis d’autrui, mais par rapport a son pays, le culte de la perseverance, la moralite, le civisme parmi tant d’autres notions, tant qu’on aura pas re-instaure ces notions dans le curriculum de notre education, bah je suis desole, notre travail d’intellectuel de conscientiser nos jeunes pour la revisite de notre histoire sera VAIN.

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