Mon incapacité du moment me fait rugir

Monsieur le temps, s’il-vous-plait, laissez-moi écrire et crier entre 2 chapitres de droit des obligations mémorisés, entre 2 commissions faites pour ma chère mère,
entre 2 couches de ma tendre fille changées, entre 2 sauces préparées pour faire plaisir aux êtres aimés après une dure journée de labeur, entre 2 appels reçus de mon futur mari, entre 2 coupures d’électricité !!!!!!!!!

Il faut que je crie aujourd’hui ! Mieux, je vais rugir !

J’en ai marre de dire à tout le monde que je vais très bien alors que je sais dans mon intime conviction que je me meurs. Mon incapacité DU MOMENT à ne pas assurer les 3 repas à la famille NIANG résidant en banlieue dakaroise; à ne pas assurer une bonne formation aux enfants qui n’ont pas le privilège d’être inscrits dans les écoles chics comme COURS SAINTE MARIE DE HANN; à ne pas apprendre à ces enfants la vraie histoire de notre continent pour qu’ils en connaissent tous les contours (car, comme le dit Fary Ndao, c’est en ayant des informations précises sur nos échecs passés ou contemporains que nous pourrons aiguiser nos stratégies) au lieu de les saouler avec non seulement des histoires falsifiées de toutes parts sur l’Afrique, mais aussi avec une large fenêtre ouverte sur l’Europe et les Etats-Unis qui deviennent ainsi l’eldorado de nos jeunes; à ne pas donner du travail à ceux qui peuvent suer pour gagner de l’argent mais surtout à ceux qui en veulent; à ne pas écouler à un coût qui en vaut la peine la récolte de Diogoye, ce cultivateur du fond du Saloum, pour que lui et sa famille n’aient pas que de la bouillie de mil (salée la plupart du temps) pour seuls repas durant toute l‘année; à ne pas pouvoir exploiter ce tas de ressources dont dispose l’AFRIQUE pour en vivre (afin de ne plus dépendre de l’aide internationale) et qui sait, proposer le reste sur le marché international; à ne pas mettre cet étudiant de l’Université Cheikh Anta Diop dans de bonnes conditions de sorte qu’il soit en mesure de se concentrer sur ses études, son avenir et qu’il se mette dans la peau de l’africain qui doit contribuer à la Renaissance de l’Afrique-mère; à ne pas implanter des hôpitaux dans chaque localité, de Dakar à Cap-Skirring, d’Alger à Lesotho, et à ne pas doter ces hôpitaux d’équipements et de chambres qui répondront aux attentes si nombreuses et si pressantes des gens de mon peuple qui meurent par centaines, faute d’hôpitaux se trouvant dans leurs agglomérations, de  matos sophistiqués, d‘électricité qui va faire marcher ces machines, de chambres suffisamment spacieuses et nombreuses pour accueillir cette nuée de malades et de personnel médical compétent et disposé à sauver des vies même si cela doit se faire de façon gratuite; à ne pas implanter des usines et des infrastructures aussi importantes que celles qui sont en milieu urbaine dans les autres régions, si lointaines qu’elles soient, pour que leurs habitants puissent rester sur place étudier, travailler, s’épanouir en un mot sans être obligés de rejoindre la capitale; à ne pas réveiller ce tas de jeunes qui passent leurs journées à se masturber l’esprit avec rien que des futilités comme YOUZA (la nouvelle danse populaire au Sénégal), les cheveux naturels qui viennent d’arriver de l’Inde, la poésie de Baudelaire…; à ne pas FOUTRE DEHORS ces dirigeants africains aussi incapables que despotes pour qu’enfin, notre nouvelle génération puisse redonner un nouveau souffle à l’AFRIQUE; à ne pas…; à ne pas…; me tue. Wouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuhhhhhh !!!

PLEASE, laissez-moi reprendre mon souffle !!!!!!!!!! C’est vrai qu’il nous reste du chemin à faire, beaucoup de plaies à cicatriser, une famille (l’AFRIQUE) à unir de nouveau (en faisant fi des quelques différences surtout au plan social et de ces dirigeants à la tête de ces pseudos pays qui ne sont que des blancs recouverts de suie qui bloquent nos retrouvailles) et à faire redresser la tête de nouveau pour redorer son blason; c’est pourquoi on doit se former MAINTENANT et chacun, dans son domaine de compétence, doit apporter une pierre à l’édifice pour qu’ensemble, nous puissions réserver des lendemains meilleurs à l’AFRIQUE !

Je m’en vais terminer le 2e chapitre de droit des obligations. A bientôt pour un nouveau rugissement !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Marième WADE

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