Membre du mois : Aïssatou Badiane (vice-présidente de Njàccaar Visionnaire Africain)

Son prénom Aïssatou, son nom BADIANE. La très souriante Saloum Saloum au rire léger et généreux rejoint Njàccaar Visionnaire Africain à la toute première réunion,qu’il conviendrait désormais d’appeler Assemblée Générale Constitutive. Aujourd’hui, elle occupe le poste de Vice-présidente de l’association quand bien même c’est véritablement sa première expérience associative. Dans la vie, elle aime apprendre de manière générale et étudie à TELECOM SUDPARIS en 1ère année, équivalent à la Licence 3 dans le système LMD

Le Samedi 12 Septembre 2009, est la date de l’Assemblée Générale Constitutive de la future association qui portera d’abord le nom de Njàccaar  ensuite de Njàccaar Visionnaire Africain. La réunion débutait vers 22H15 sur skype. Aïssatou BADIANE ne faisait pas partie des personnes convoquées mais ce jour-là et à cette heure là, elle était connectée. Cheikh Dieylar DIALLO, qui devait animer la séance, profita de sa présence sur skype et de sa disponibilité pour l’inviter alors pour écouter ce qui allait se dire et faire connaissance par la même occasion avec les différents participants. C’était sans savoir l’intérêt d’Aïssatou dans ce genre de chose…

Elle prit la parole, donna son avis, fit partie des trois premières personnes à s’engager, à prendre la responsabilité de certaines actions à amener.  Parmi une foule de gens qui étaient censés être les bonnes personnes à contacter vu leur CV, leur âge, leur compétence, leur expérience, leur cursus, leur qualité d’orateur ou d’écrivain, eh bien rien du tout ! Aïssatou, sans en faire son objectif toutefois par son leadership et sa douce ténacité, a remis en question tous les préjugés et présupposés du monde de l’engagement et de l’entreprenariat. Elle assista à cette première réunion et à toutes les autres qui s’en suivirent.

Aïssatou Badiane prend part au comité Réflexion/Débat crée lors de la toute première réunion, citée ci-dessus. Ensuite elle rejoint un temps l’un des tous premiers projets à savoir le projet Energétique.

Le nom de Njàccaar proposé et adopté, les statuts rédigés, envoyés et validés, nous procédons à l’élection des membres du bureau. Parmi les postes à pourvoir, celui de responsable du CCRE (Cellule Chargée des Relations Extérieures). Aïssatou Badiane est la seule candidate. Pratiquement tout le monde vote pour elle.

Elle s’approprie totalement sa mission et l’accomplit avec dévotion. Les statuts disent : « Il (responsable du CCRE) assiste le Président dans sa mission et coordonne l’ensemble des travaux du CCRE. Il est à ce titre chargé de l’exécution des décisions du club. L’ensemble des personnes composant la cellule est sous sa responsabilité. » Aïssatou Badiane va bien au-delà des missions qui lui sont conférées. Elle appelle les responsables des cellules au téléphone, leur envoie des courriers électroniques dans le but de faire respecter les décisions mais aussi dans le but de mettre à jour le cahier d’évolution de chaque projet.

Quitte à sauter le responsable de la cellule, elle fait de même avec les chefs de projets. Il arrive qu’elle les harcèle de coups de fil téléphonique ou inonde leur boîte mail de demandes et de rappels. Il faut noter que  de sa part, ces actions viennent en appoint aux chargés de missions. Fary Ndao, fan de football, dit qu’elle fait du marquage à la culotte. D’autre la surnomme « Yaay Fall » pour son omniprésence et sa ténacité non seulement dans les affaires administratives mais encore dans le management des projets.

Ailleurs, notamment dans la gestion des nouveaux membres de l’association, Aïssatou Badiane est encore sollicitée, cette fois-ci par le président. Ce dernier confectionne une base de données de Njàccaar avec Open Office Calc puis la confie à Aïssatou.

Elle apprend à utiliser Open Office Calc pour bien administrer cette base de données, qui  soit dit en passant regroupe la liste des membres et l’activité de chacun d’eux dans Njàccaar. Elle apprend entre autres à utiliser Open Office Writter avec lequel elle rédige par exemple des fiches de projets, la carte de projets pour présenter les différentes activités aux nouveaux adhérant et bien d’autres documents importants.

Elle est chargée pendant un moment de rédiger les annonces hebdomadaires appelées « Annonce Hebdo ». Ceux-ci ont pour but de tenir les membres informés de toutes les nouveautés  de la semaine.

Responsable du CCRE, Aïssatou constitue le lien entre l’association et certains partenaires. Dans cette tâche, elle travaille en étroite collaboration avec le président. Celui-ci soutient « c’est elle mon patron et même temps la « marraine » des enfants que sont les membres ».

Avec Ndeye Fatou Sarr, actuelle secrétaire générale, elles créeront le projet « pensées et proverbe du jour ». Elles animeront toutes seules ce projet pendant 6 mois environs, envoyant chaque jour un e-mail au membre et postant le même contenu de ce mail sur le profil et ensuite la page facebook. Très rapidement, le projet en question devient l’un des projets les plus réussis de toute l’associaiton. En tout cas, c’est le retour que nous avons en interne comme en externe.

Dans le cadre du sous-projet « Livre Audio » de Janicum, elle enregistre des livres de la littérature africaine sous forme audio.

Les besoins de Njàccaar en matière de développement web augmentant, elle se décide à rejoindre le projet « Janiweb » et « Njàccaarweb » dont l’objectif est de créer puis d’administrer le site Internet de Janicum et de l’association. Au sein de ces projets Aïssatou Badiane apprend la technologie Drupal. Grâce à cette dernière elle crée le bloc pensée du jour dans Janiweb, installe et configurent les modules podcasts et paypal dans Njàccaarweb.

Aujourd’hui pour parachever cette formation, elle vient de terminer les tutoriaux du site du zéro portant sur le XHTML et le CSS. Elle en est au PHP et à MySQL. Elle entend enrichir ses compétences dans le développement web.

Lors des 2èmes élections, « Yaay Fall » est promu vice-présidente.

Récemment elle regagne le projet « équipements informatiques ». Grâce au partenariat avec l’association Djokko, nous disposons d’une cinquantaine d’ordinateurs et de 2 milliers de livres en France que nous souhaitons acheminer au Sénégal pour des écoles. La difficulté demeure désormais de trouver assez de fonds pour transporter ces matériaux.

La première édition des 72 heures de Njàccaar approche et Njàccaar n’a toujours pas de fonds. Elle propose et met en œuvre l’idée des calendriers Njàccaar. En effet elle crée un calendrier toujours avec la complicité de Ndeye Fatou Sarr, et ceux-ci sont imprimés et mis en vente histoire de générer des fonds. Elle n’a pas encore terminé. Elle quitte Paris et se rend à Toulouse où pendant les 72 heures, elle est chargée de la restauration. A la cuisine, comme en salle, là où se déroulent les événements, elle brille de mille feux.

Elle est co-fondatrice de Njàccaar parce qu’une idée l’anime et la ranime, celle de contribuer à sa mesure au progrès du continent noir. Elle souhaite voir l’Afrique debout. Elle souhaite rendre à l’Afrique son lustre d’antan. Elle ne saurait rester les bras croisés et la bouche jamais fermée. Elle ne saurait retenir toute cette énergie qui se dégage en elle. Elle dira qu’elle préfère le dépenser dans Njàccaar, « mon mode de vie » avoue-t-elle avant d’ajouter « Si on ne vit pas, si on ne bat pas ou si on ne croit pas en quelque chose, la vie est alors vide de sens. Njàccaar donne du sens à ma vie ». Peut-être qu’elle rappelle cette citation de Martin Luther King extraite d’un discours à Détroit le 23 Juin 1963, qui dit «Tant qu’un homme n’a pas découvert quelque chose pour lequel il serait prêt à mourir, il n’est pas à même de vivre.»

Aïssatou Badiane n’est pas visible sur facebook ou encore pendant les présentations de Njàccaar. C’est normal, car elle n’a pas le temps. Au même moment elle travaille dans l’ombre pour que l’association fonctionne au quotidien. C’est l’histoire des théâtres. Derrière les scènes, loin des acteurs et des actrices, il y a les metteurs en scènes. Aïssatou peut être contente d’elle, ses parents fiers de leurs filles car c’est elle qui met en scène et orchestre cette lourde machine qu’est Njàccaar Visionnaire Africain. Vive les femmes ! Vive les jeunes ! Vive Aïssatou Badiane.

Cheikh Dieylar DIALLO

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Classé dans Culture et Société

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