L’appel des urnes


De tous temps,la politique est apparue aux yeux des Hommes comme le canal par lequel des idées sont véhiculées à un grand nombre de personnes afin de les fédérer autour d’une même cause ou d’un même programme. Aujourd’hui, la politique africaine en générale et sénégalaise en particulier est autre en ce sens qu’elle n’est pas un canal mais plutôt une arme d’avilissement et un moyen d’enrichissement, illicite certes, mais par dessus tout morbide.

Avec la conjoncture actuelle au Sénégal qui fait que le pouvoir d’achat (concept nouveau pour le sénégalais lambda) reflète à lui seul les vicissitudes lancinantes au niveau économico social depuis la pseudo alternance, les mœurs n’en sont que lourdement affectées. La démocratie est devenue un concept facilement substituable au népotisme qui, conférant un statut monarchique à notre république, détruit toute forme de concurrence au niveau intellectuel en bridant l’élan d’engagement civique qu’auraient pu témoigner les populations si le contexte avait été tout autre. Loin de moi l’idée de dénigrer la politique sénégalaise, mais je pointe du doigt tous ces politiciens et toutes ces personnes indulgentes qui ont assisté à l’aliénation de la conscience collective. La vie est devenu chère pour un soutien de famille sans emploi que l’Etat vampirise en lui faisant croire que le chômage est tributaire d’un concours de circonstances. C’est ce même sénégalais à qui on dicte sa pensée via une presse équivoque qui préfère débattre de positions et non d’idées qui, frustré de se sentir mis au banc d’une société à laquelle il aurait préféré apporter sa contribution, qui choisira plus tard de  s’immoler. Ceci étant, je ne cautionne en aucune manière cette forme d’indignation car : « lorsque le cri le plus déchirant trouve son langage le plus ferme, la révolte satisfait à sa vraie exigence…..». Je sais, je suis sûr qu’un Sénégal libre, fier et prospère émergera un jour proche, il s’élèvera tel un cri depuis les urnes et ce jour là personne ne pourra dire qu’il n’aura pas entendu le cri borné de tout un peuple ; brimé jusque dans ses aspirations et ses espérances les plus manifestes.

KalDiop

Kaldiop@hotmail.com

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Classé dans Economie et Politique

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