La Matrice


« La Matrice » porte sur le sens de la démarche que l’on doit adopter aujourd’hui si nous voulons aider nos pays.En espérant qu’il vous fera réfléchir mais également sourire vu l’angle d’attaque atypique que j’ai adopté pour le bâtir.Certains éléments développés ont déjà été mentionnés dans certains de mes précédents articles, mais comme j’estime que nous sommes tous des apprentis, la répétition ne peut qu’être pédagogique. Mais détrompez-vous, vous ne vous ennuierez pas car si le texte est imagé, l’argumentation elle, reste sérieuse…Ceci est un devoir auquel je m’astreint auprès des lecteurs que vous êtes…Vive l’Afrique et bonne lecture !

Avant d’aborder la problématique de notre lutte en tant qu’africain, revenons d’abord sur le film « The Matrix ».

Ce long-métrage effectue un aller-retour permanent entre le monde réel et sombre où les humains sont maintenus prisonniers et un autre monde virtuel – la matrice – qui, lui, est contrôlé par un ordinateur. Electriquement reliés à ce monde virtuel, les humains y sont mentalement projetés et pensent alors vivre la réalité de leur existence, mais comme vous le savez cette réalité est factice. Toutefois l’ingéniosité d’un tel système repose sur le fait que la création, le maintien et l’évolution de ce monde virtuel sont réalisés à partir de l’énergie produite par les gens qui en sont eux-mêmes victimes. En gros, c’est comme si pour faire marcher un jeu vidéo où vous jouez votre propre rôle, je vous faisais porter des lunettes numériques 3D et que je vous faisais monter sur un vélo. Sur ce vélo où je vous demanderai d’activer vos jambes, les pédales seraient reliées à une dynamo qui récupère l’énergie de votre pédalage. Et c’est avec une partie de l’énergie tirée de votre mouvement que j’alimenterai les lunettes qui vous plongent dans ce monde virtuel où vous jouez votre propre rôle. Imaginons maintenant que ce soit également moi le concepteur du jeu et que je me rende compte que l’énergie tirée de votre pédalage peut également me servir à d’autres fins. La chose à faire pour moi, concepteur, devient évidente : Je fais de ce jeu virtuel un monde où vous êtes content, civilisé et plein d’espoir tout en prenant soin de vous, coupé de la vraie réalité, là où vous êtes en train de perdre votre énergie en pédalant. Une fois cela réalisé, vous vous mettrez à pédaler jusqu’à ne plus avoir le moindre joule d’énergie, tout cela pour continuer à profiter d’une « vie » virtuelle qui, au final, vous tuera…Eh bien, dans « The Matrix », les machines jouent le rôle de concepteur, et les humains sont ceux qui pédalent !

Pourquoi je vous parle d’énergie et de Matrix alors que vous êtes supposé lire un article sur le continent ?

En réalité, ceci n’est pas une énième plaisanterie de ma part ! C’est réellement l’axe de développement de cet article, aidé en cela par une discussion que j’ai tenue avec un grand frère engagé. Une des analogies qu’il avait notées entre « The Matrix » et L’Afrique concerne les assassins des grands leaders (Lumumba, Sankara, Olympio, etc.).

Petite explication : Le grand frère disait que comme dans la matrice, les ennemis du continent nous ont plongés dans un monde où ils ont établi une nouvelle échelle de valeurs, un monde créé depuis l’époque coloniale et où leurs intérêts énergétiques, culturels, financiers y étaient garantis. Etant donné que le maintien par la force de cette situation aurait été insoutenable à la longue, ils ont placé (par l’éducation et/ou la corruption) les dirigeants africains dans leur matrice (embourgeoisement, accumulation des richesses et du capital, élitisme, etc.). Ainsi n’importe quel dirigeant qui se rebellerait contre le système n’aura même pas besoin d’être éliminé depuis l’extérieur car il le sera par ses semblables placés dans la matrice. C’est en effet exactement comme cela que les choses se passent dans le film où des « agents » sont chargés d’éliminer n’importe quel individu de la matrice susceptible de renverser l’ordre établi. Le must est que dans la matrice, l’ordinateur qui contrôle les opérations a le pouvoir de transformer en « agent » tout individu qui est dans votre champ de vision, et donc attenter à votre vie si vous voulez changer le système. Et c’est exactement ce qui s’est passé pour nos leaders qui voulaient changer le système : ils ont été tués pour la plupart, par leurs bras droits ou amis (c’est-à-dire ceux qui sont dans leur champ de vision, ceux avec qui ils travaillent, mènent des luttes, etc.).

J’ai alors trouvé l’analogie brillante…

Mais en poussant un peu, je me suis rendu compte d’une chose et cette chose est la suivante : L’analogie avec la matrice dépasse largement le cadre du « n’importe qui peut devenir un agent fossoyeur du continent », car ce qui se passe globalement avec la matrice et les humains qui y sont emprisonnés est littéralement ce qui se passe avec nous les enfants du continent : nous sommes ni plus ni moins des prisonniers mentaux et le continent est notre matrice – pour ne pas dire notre pénitencier- à ciel ouvert.

Nous sommes des prisonniers mentaux et notre devoir, pour nous, nos descendants et le monde, est de se libérer de cet enfermement. Nous sommes prisonniers mentaux car toute notre compréhension du monde est faite au travers de la matrice de la connaissance posée par nos anciens colonisateurs. Et en bons agents de la matrice, nous la perpétuons en déstructurant ce qui reste de notre matrice africaine ou en tuant ceux qui essaient de revitaliser celle-ci. Aujourd’hui, nous, les gens « éduqués » qui allons à l’école du « maître », sommes formatés à inoculer à nos populations les idées et les concepts qui chaque jour font disparaitre l’Afrique par substitution culturelle.

Or tout le monde sait que tout part de la culture : systèmes politiques, économiques, stabilité sociale etc. Sortons maintenant un peu de l’abstraction intellectuelle pour glisser sur le terrain de l’exemple. Nos paysans, qui parlent nos langues (Lingala, Kirwanda, Peuhl, Manding, etc.) et qui ont gardé une bonne partie de nos traditions millénaires, sont écartés de la construction de la destinée du continent. Ils sont considérés comme analphabètes (et par conséquent non-civilisés) alors que c’est réellement eux qui portent ce qui reste de nos civilisations (langues, sciences, cosmogonie et coutumes).Or, après que l’ethnologie européenne ait décrété cela, c’est nous les gens « alphabétifiés » qui portons ce jugement dépréciatif sur eux…Pourquoi faisons-nous cela? -à Au sens de la matrice qui nous a formatés, ils ne détiennent pas de capital et ne sont pas allés à l’école où nous, nous sommes allés; ils sont donc «pauvres» et « sous – éduqués ». Etant donné que c’est nous, les « éduqués », qui détenons le pouvoir politique et économique, nous les forçons à entrer dans un système qui les méprise, en plus de leur être totalement étranger. Cela s’appelle du totalitarisme, car une minorité impose à une majorité son mode de vie et de pensée. Ainsi quiconque prétend vouloir réellement aider l’Afrique doit d’abord avoir une vision réelle du continent en connaissant son histoire, ses habitants et leur culture, ce qui revient pour tout africain qui fait cette démarche à également se connaitre. Ceci est un impératif pour nous et relève même de la responsabilité historique. Nous sommes une génération qui ne pourra pas échapper à ce travail et qui ne doit pas faire de fuite en avant. Or, si nous ne faisons pas ce travail là, nous serons la première génération africaine de l’histoire à déserter le terrain de la lutte. Et ça, nos enfants ne nous le pardonnerons jamais…Nous avons le devoir de marquer une rupture culturelle et idéologique afin que cela soit un acquis pour les générations qui viennent et qui porteront le combat à un niveau encore plus élevé…

Il faut donc sortir de la matrice et redevenir un paysan, c’est-à-dire une personne éduquée d’un point de vue africain, car connaissant sa culture et sa langue. « Ce combat violent que nous menons contre nous-mêmes », comme disait Cheikh-Anta Diop, se décline donc en deux temps : d’abord déconstruire la matrice dans laquelle nous sommes plongés et ensuite nous réapproprier le monde avec notre sensibilité et nos concepts africains. L’ordre de travail que je donne n’est pas fortuit, car sans la réalisation véritable de la première étape, la seconde phase de notre mission générationnelle sera compromise d’entrée.

Il est évident que pour nous qui sommes formés à l’école mentale du colon, c’est sans doute la première phase du travail qui est la plus douloureuse et la plus violente. J’entends souvent « qu’il faut changer les mentalités » et bien j’invite ceux qui tiennent ces propos à se mettre au travail et à changer la leur en se libérant de la matrice. Comment faire ce travail ? Par la remise en cause de tout ce que l’on a appris ou presque : de l’économie, à la politique en passant par les sciences humaines et le vocabulaire que l’on emploie. Comment remettre en cause de telles choses ? En démystifiant les discours idéologiques qui sous-tendent chacun des champs que je viens de décrire : Lisez des critiques de l’économie, observez froidement comment la misère, les conflits, l’agression culturelle et la destruction de l’environnement ont été portés par les systèmes politiques que l’on adopte sans succès aucun (marxisme, libéralisme, socialisme, capitalisme), renseignez-vous sur l’esclavage et ses séquelles mentales sur la diaspora, déblayez le terrain poussiéreux des discours officiels et allez voir comment les coups d’états, les guerres civiles et la haine entre « ethnies » sont encouragées et soutenues par d’autres chez nous, remettez en cause des notions en apparence évidentes comme le « développement », les « ethnies », « l’animisme », « la mondialisation », la «croissance », etc. N’oubliez pas ce que je disais au début : le concepteur vous fait pédaler et utilise votre énergie à d’autres fins. Il vous fait pédaler et utilise votre énergie pour continuer à vous faire pédaler. Il vous fait pédaler et vous maintient dans la virtualité. Il vous fait pédaler et vous tue à petits feux. Et bien arrêtez de pédaler et libérez-vous, déconstruisez la matrice, sortez de la virtualité idéologique et n’acceptez plus que l’on vous tue en tuant votre culture, votre conception du monde et votre histoire…Libérez-vous, c’est un acte de survie tout en étant un acte de lutte, c’est un acte d’aujourd’hui qui servira aux générations de demain…Une fois cela fait, vous serez imperméables à tous les discours politicards ou économistes qui détruisent le continent ou qui prétendent avoir la solution miracle à nos problèmes. De plus, il vous apparaitra encore plus évident que la voie à trouver pour l’Afrique est bien loin de tout ce qui a été proposé jusqu’à maintenant. Enfin comme dans « The Matrix », chaque individu qui aura réussit ce difficile travail de libération ne constituera plus une source d’énergie pour la matrice. Et non content d’affaiblir cette dernière en la privant d’énergie, il se mettra également à lutter contre elle…La seule différence entre « The Matrix » et notre continent est qu’il n’y a pas qu’un seul élu chargé de sauver le continent, nous sommes des millions d’élus…Et nous devons tenir notre rang, cela relève encore une fois du domaine de la responsabilité historique.

Déconstruire la matrice est une chose, mais il faut également bâtir l’Afrique de demain et pour ce faire une option préférentielle se dégage et cette option est validée par l’histoire du monde et des civilisations. Cette option est la réappropriation de notre patrimoine culturel, patrimoine à partir duquel les générations futures tireront des modes d’organisations modernes, nouveaux et qui seront profondément connectés à nos valeurs fortes (matriarcat et respect de la femme, respect de l’invité (je n’aime pas le terme « étranger »), respect de la vie et équilibre avec son environnement, spiritualité, etc.).

Comment pouvons-nous donc redevenir des paysans, des africains conscients et forts de leur culture ?

Etant donné qu’en l’état actuel des choses, nos systèmes éducatifs continuent à renforcer la matrice et désertent le champ de la conscientisation réelle, nous devrons faire ce travail de réappropriation de manière individuelle. Se réapproprier son patrimoine revient à s’informer sur les civilisations africaines passées, leurs religions, leurs modes d’organisation sociale, leur justice, leur économie, leurs systèmes politiques, leur gestion de l’environnement, etc. Mais se réapproprier son patrimoine c’est également être en connexion directe avec sa culture c’est à dire parler le socé si l’on est socé, le baoulé si on est baoulé, le fon si on est fon, le peulh si on est peulh, etc. Ceci afin de comprendre la conscience de son peuple, qui est enregistrée dans la langue que l’on parle. Exemple simple de cela : Le terme wolof « NaDjay » qui désigne l’oncle maternel est à mettre en relation avec le terme du neveu « DjarBaat » dans le contexte matriarcal africain. En effet, du fait de ce système qui privilégie la parenté maternelle, l’oncle a plus de droits filiaux sur son neveu que le père peut en avoir sur son fils. Ainsi, si cet oncle était fait prisonnier il pouvait même aller jusqu’à « monnayer » sa vie (d’où le terme « Na Djay » dont la traduction est « Qu’il vende ») contre celle de son neveu qui donc lui sauvait la vie (d’où le terme « Djar Baat » dont la traduction est « Qui vaut une vie »).Voilà un exemple précis de l’enregistrement de la culture d’un peuple dans la langue qu’il parle. Et comme disait un ami « ivoirien », comment peux-tu prétendre être africain si tu ne parles aucune langue africaine ? Je trouve cette question légitime et il est fort probable que ceux qui la trouveront sectaire ou réactionnaire sont peut-être encore détenus dans la matrice… Se réapproprier son patrimoine, c’est également connaitre au moins une autre langue (et donc une autre culture) africaine, ceci afin de pouvoir identifier les grands concepts transverses qui me lient avec mon voisin Bambara ou Bété et donc par extension ce qui lie le sénégalais au malien et à l’ivoirien. C’est cela la voie pour sortir du chauvinisme national vide de tous sens dans lequel nous sommes figés depuis les indépendances. Se réapproprier son patrimoine c’est interroger les concepts du mariage, de la parenté, de l’échange économique, de la gestion du pouvoir, de l’environnement, du rôle de l’art et le sens que leur donne l’africain depuis des siècles voire des millénaires. Et aucune paresse ne nous dispense de cela : il faudra lire, demander et écouter nos historiens qui font un travail absolument exceptionnel mais il faudra aussi écouter nos paysans, ces gardiens de notre culture, aujourd’hui prisonniers d’une autre qu’on leur impose. Ce travail est moins difficile que la décolonisation de notre imaginaire, mais s’il ne fait pas encore beaucoup d’adeptes c’est parce que la matrice le fait passer pour un plaisir intellectuel et pédant, or encore une fois, cela relève du domaine de la responsabilité historique pour ceux de ma génération qui veulent réellement relever leurs pays et l’Afrique.

Cette démarche, lorsqu’elle sera généralisée parmi nous, permettra de « vivre africain » comme disait Sankara et cela constituera également un acquis et une voie à suivre sur lesquels s’appuieront les générations futures pour bâtir un continent fort, culturellement réhabilité et humainement généreux…Mais avant, il faudra sortir de la matrice…Une seule question demeure : Êtes-vous prêts à le faire ?

Fary

Membre du Collectif Citoyen Gaal-Gui
Membre de l’association Njàccaar VisionnaireAfricain

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3 Commentaires

Classé dans Economie et Politique

3 réponses à “La Matrice

  1. oufff!!! je suis arrivée au bout de l’article!!
    je suis plus que ravie d’avoir eu la chance de lire cet article.
    J’ai adorée l’analogie avec the matrix!! Mais ce n’est pas juste ca qui m’a fait frissonné en lisant cet article. J’ai essayé d’expliquer par mes mots maintes fois ces idées ici développées cependant comme je n’ai rien d’une Mariama Ba, ni d’une Aubri au discours accrocheur, je ne suis jamais fait comprendre par mes lecteurs ou interlocuteurs.
    Ma théorie était qu’il fallait qu’on se rééduque, qu’on aille chercher nos traditions et valeurs perdues, se l’approprier, et se baser sur elles pour définir la notion de développement. je pense qu’elle rejoint en partie ton raisonnement. Je donnais souvent cet exemple: Il serait très idiot de bâtir beaucoup d’immeubles au sénégal, à dakar, (ce mode de vie calquée sur l’occident) alors que l’africain a besoin
    d ‘espace pour s’épanouir pour bien vivre même. L’appartement est un habitat occidental qui débouche de son modèle PROPRE de développement.
    Mon exemple me semblait illustratif mais paraissait insignifiant aux yeux de mes amis. Ils ont peut être raison mais à mes yeux il est plein de sens.
    Je suis convaincue qu’il faut sortir de la matrice et je pense être prête mais des questions demeurent! Et la mondialisation? C’est peut être une bonne politique! après tout je ne suis pas contre l’idée du citoyen du monde! je ne m’avance pas! J’en discuterais avec mon oreiller!
    AGD

  2. oufff!!! je suis arrivée au bout de l’article!!
    je suis plus que ravie d’avoir eu la chance de lire cet article.
    J’ai adorée l’analogie avec the matrix!! Mais ce n’est pas juste ca qui m’a fait frissonner en lisant cet article. J’ai essayé d’expliquer par mes mots maintes fois ces idées ici développées cependant comme je n’ai rien d’une Mariama Ba, ni d’une Aubri au discours accrocheur, je ne me suis jamais faite comprendre par mes lecteurs ou interlocuteurs.
    Ma théorie était qu’il fallait qu’on se rééduque, qu’on aille chercher nos traditions et valeurs perdues, se l’approprier, et se baser sur elles pour définir la notion de développement. je pense qu’elle rejoint en partie ton raisonnement. Je donnais souvent cet exemple: Il serait très idiot de bâtir beaucoup d’immeubles au sénégal, à dakar, (ce mode de vie calquée sur l’occident) alors que l’africain a besoin
    d ‘espace pour s’épanouir, pour bien vivre même. L’appartement est un habitat occidental qui débouche de son modèle PROPRE de développement.
    Mon exemple me semblait illustratif mais paraissait insignifiant aux yeux de mes amis. Ils ont peut être raison mais à mes yeux il est plein de sens.
    A ta dernière question, je suis convaincue qu’il faut sortir de la matrice et je pense être prête mais des questions demeurent! Et la mondialisation? C’est peut être une bonne politique! après tout je ne suis pas contre l’idée du citoyen du monde! je ne m’avance pas! J’en discuterais avec mon oreiller!
    AGD

    • @Agde1: l’éducation c’est tout car sa forge la personne et le jour ou l’on arriverait à se surpasser des frontières artificielles alors
      ce jour là l’on prônera pour l’universalité d’où la facilité de vivre encore meilleure !
      la mondialisation ne peut durer car c’est un modèle économique.Non équitable encore moins profitable à tous et toutes.

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