Njàccaar: La philosophie et les raisons qui nous animent

Njàccaar, qui peut signifier « voyant » en Wolof (une langue du Sénégal), est une association créée le samedi 12 septembre 2009 par de jeunes sénégalais vivant un peu partout dans le monde, mais surtout en France.  Elle regroupe des membres désireux de

contribuer à l’épanouissement de l’Afrique et qui se considèrent comme des « acteurs » au service de leur continent. En effet, las de faire comme les autres jeunes qui passent leur temps à se lamenter et à tout attendre des autorités étatiques, ils ont décidé de « faire ce qu‘ils peuvent avec ce qu’ils ont». Par conséquent, ces Njàccaars se sont fixés comme objectifs principaux :

.de faire connaître l’histoire véritable de l’Afrique;

.d’apporter une nouvelle vision du développement;

.de montrer aux jeunes de nouvelles manières d’exploiter et de développer leurs talents, de défendre leurs idées et de devenir acteurs et bénéficiaires de leur développement;

.d’offrir à ces derniers l’opportunité de penser à un Sénégal meilleur et de s’investir ainsi à fond pour le rendre encore meilleur;

.d’informer en transmettant de la connaissance , de la culture, de l’estime de soi aux africains eux-mêmes.

C’est ainsi que les membres se sont répartis en cellules sociale et culturelle, économique et politique, scientifique et technique et chaque cellule s’est évertuée à proposer des projets à long terme qui sont en train d’être mis en œuvre pour certains et qui attendent d’être finalisés pour d’autres. Parmi ces projets, on peut citer d’abord le projet JANICUM (Jeunesse Africaine Nouvelle Initiative Culturelle et Multimédia) qui est l’idée d’un jeune étudiant Sénégalais habitant Toulouse et répondant au nom de Papa Mandaw Thiam. Ce dernier voulait donner aux jeunes étudiants l’opportunité de vulgariser la production littéraire sénégalaise d’abord, et africaine ensuite, en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication à l’instar des outils informatiques. Un très gros travail a été effectué pour mettre en place le site Internet de JANICUM grâce à des membres plus que motivés, qui ont très vite amélioré leur niveau en informatique. Ce qui fait que le projet s’est divisé en plusieurs sous-projets comme la littérature, les langues, les talents, la cuisine et la mode.

Ensuite, il ya le Projet Centrale Scolaire dans un village non-électrifié au Sénégal, dans la région de Thiès. D’ailleurs, une bande de 5 étudiants membres de Njàccaar ont terminé une l’étude théorique pour concevoir et réaliser ce projet.

Il ya également le Projet d’Electrification de Centres Hospitaliers qui est axé sur l’électrification des centres de santé des villes et villages grâce à des éoliennes domestiques. Cette électrification  leur permettrait ainsi d’assurer une certaine autonomie ainsi que le bien-être de leurs habitants. Ce projet est en attente.

On a également la Formation Externe et Interne en Technologies de l’Information et de la Communication : FADDIS (Formation Assistance et Développement à DIStance) qui a permis l’apprentissage à proximité ou à distance via Skype en Technologies de l’Information et de la Communication d’une trentaine de jeunes pour le moment. Au début du mois de novembre 2009, les apprenants étaient au nombre de 3. Le premier suivait une formation en création de site par les langages XHTML et CSS à Guédiawaye, le deuxième qui vivait à Dakar sur le système d’exploitation Linux et le troisième en PHP en France. De jeunes membres de Njàccaar ont ainsi créé un site pour un village dénommé NDIOUM situé au nord du Sénégal, dans le département de Podor, région de Saint-Louis, pour valoriser ses ressources et s’exposer sur le plan international. Ce dernier projet entre dans un dessein plus grand à savoir « Une ville, un site ».

Cependant, d’autres initiatives ont vu le jour sous l’impulsion de membres de Njàccaar. Un de ceux-ci, Sadio Sangharé qui a proposé un projet dénommé « Rendre l’histoire au peuple » qui a pour objectif « d’aller chercher la vraie histoire de l’Afrique afin de l’inculquer à la nouvelle génération, pour mettre un terme à l’aliénation ». Dans cette même lancée, un autre membre actif de Njàccaar, Fary Ndao, a créé une page sur Facebook intitulée « Histoire africaine : Informations et vulgarisation »  qui est « un lieu de partage de liens vidéos, audios, et d’articles sur l’histoire africaine depuis les origines de l’Homme jusqu’à la période contemporaine en passant bien-sûr par l’Antiquité « Egyptienne » et les périodes de troubles et d’agression comme l’esclavage et la colonisation ».

D’ailleurs, l’équipe de Njàccaar gratifie quotidiennement ses membres de pensées du jour qui mettent en exergue de grands penseurs et héros africains et négro-américains afin de montrer à la jeunesse africaine qu’elle n’a pas forcément besoin de chercher ailleurs pour trouver ses références. Ainsi, en ajoutant à ces pensées du jour des recherches sur des révolutionnaires, des anthropologues, des scientifiques… dont certains membres nous font part, nous pouvons être sûrs de mieux connaître notre continent l’Afrique et de commencer la révolution et les recherches là où se sont arrêtés des érudits comme Cheikh Anta Diop, Mamadou Dia, Thomas Sankara, Steve Biko… pour ne citer que ceux là.

En relisant « à la loupe » les objectifs de Njàccaar, force est de remarquer que la cible privilégiée de l’association, c’est les jeunes africains d’abord, puis les autres nationalités. En effet les Njàccaar pensent que la reconstruction de notre cher continent ne peut se faire sans les jeunes car 1- ils ont de l’énergie à revendre; 2- ils sont très intelligents; 3- ils constituent l’immense majorité de la population des pays d’Afrique. Ainsi, comme le dit le président de l’association, Cheikh Dieylar Diallo, si nous ne devions « faire qu’avec ce que nous avons », ce facteur démographique constituerait l’élément principal pour booster le développement de l’Afrique.

Et comme la majeure partie des jeunes ne sont pas encore conscients qu’ils sont capables de « tout reconstruire à la base, révolutionner » comme l’a dit le rappeur Didier Awadi, Njàccaar s’est engagé à vulgariser l’histoire de l’Afrique dans le milieu des jeunes du continent pour qu’eux-mêmes puissent en déduire la voie à suivre pour activer et nourrir la renaissance africaine.

C’est pourquoi l’on retrouve les liens de l’association même dans Facebook que les jeunes avaient vite fait d’ériger en site de rencontre à l’instar de 123 Love. Beaucoup de jeunes prennent maintenant conscience qu’ils doivent mettre la main à la pâte et ne pas attendre tout des autorités nationales ou de l’aide internationale.

C’est dans cette mouvance que s’est mis Njàccaar pour faire paraître son journal dénommé Le Courrier du Visionnaire Afric1. Le titre symbolise l’unicité de l’Afrique, ce qui est un rêve qui peut devenir réalité si et seulement si l’on s’engage à former un tout. Ainsi, toute la jeunesse africaine pourrait s’impliquer dans le développement de l’Afrique pour être des visionnaires d’abord pour ensuite devenir des acteurs à part entière.

Le journal sera mensuel. Dans le journal, apparaîtront aussi les publications et articles de nos différents membres qui s’exprimeront sur un sujet donné et ces textes seront soumis à l’appréciation des lecteurs.

We hope that you will like this paper! It’s all yours!

Nous espérons que vous apprécierez ce journal! Il est tout à vous!

Léquipe du journal

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