Mali / Sénégal : On remet le couvert ?

Salut à tous,

Nouvel article aux allures de projet politique. « Mali / Sénégal : On remet le couvert » est une ébauche qui à mon sens devra être développée par les futurs ingénieurs, économistes, artistes, entrepreneurs et politiques que vous êtes, que nous sommes… Ce projet est celui de la réunification de nos deux pays dont l’identité quasi mathématique me frappe de plus en plus et de jour en jour. A lire et à relire, je compte sur vous jeunes aigles et lions ! Bonne lecture

Un bref retour historique pour commencer, car enfermés dans nos mémoires contemporaines de jeunes sénégalais et de jeunes maliens, nous oublierions presque qu’à l’aube des années 60, le Sénégal et le Mali (ancien Soudan français) avaient réussi à former un seul et même pays. D’abord accompagnés de la Haute-Volta (actuel Burkina Faso) et du Dahomey (actuel Bénin), puis seuls, nos deux pays formèrent du 4 Avril 1959 au 20 Août 1960 la Fédération du Mali, reprenant le nom de l’ancien grand empire ouest africain des XIIIème, XIVème et XVème siècles. Clin d’œil de l’Histoire, c’est un Keita (Modibo), qui comme son ancêtre Soundiata quelques siècles auparavant, dirigea cette entité panafricaine.

Bien que très opposés dans leurs personnalités , leur rapport à l’africanité et à l’universel, Leopold S. Senghor et Modibo Keita, les deux leaders nationaux du Sénégal et du Soudan avaient réussi à fédérer les forces vives autour d’eux pour achever la création de cette fédération qui, selon les dires de Senghor, constituait « la première étape de la réalisation de l’Unité Africaine dans le cadre d’une République Fédérale »… 4 soudanais (maliens) et 4 sénégalais formaient le gouvernement fédéral, Modibo Keita en était le chef, en sa qualité de président du conseil. Senghor était le président de l’assemblée législative (équivalent du parlement) et Mamadou Dia, était le vice-président du conseil en plus d’être le ministre de la défense.

Voilà donc le contexte historique d’une démarche qui l’était tout autant. Seulement cette entité fédérale a éclaté dans la nuit 19 au 20 Aout 1960, une semaine avant l’élection du Président de la Fédération, élection dont le favori était le président du conseil Modibo Keita. En effet ce dernier avait rallié tous les soudanais et plusieurs hauts-gradés sénégalais à sa cause alors que le bloc sénégalais était lui divisé en deux camps : l’un prônant l’arrivée au pouvoir du doyen Lamine Gueye, l’autre mené par la doublette Senghor- Mamadou Dia. Cette division politique interne réduisait au quasi-néant les chances de voir un sénégalais accéder à la présidence de la fédération. Le camp Dia-Senghor ,nettement plus puissant que le camp Gueye et appuyé par Valdiodio Ndiaye, réussit à extirper le Sénégal de la fédération pour reprendre sa souveraineté avant la tenue des élections fédérales. Mais au-delà de ces tensions politiques sur fond de nationalisme mal placé , d’autres raisons peuvent expliquer la scission de nos deux pays :

– Le soudanais Keita était un panafricaniste avéré et « le rayonnement irrésistible de la culture négro-africaine » était sa principale priorité en cette période des indépendances, Senghor était un universaliste convaincu que la fédération du Mali allait acquérir son indépendance « par des accords discutés avec la France, dans l’amitié ».

– La conception du fédéralisme n’était pas tout à fait la même dans les deux pays : les soudanais (actuels maliens) pensaient cette fédération comme la première étape vers un seul et même état, les sénégalais – un peu comme les anglais vis-à-vis de l’union européenne – étaient partisans d’états plus libres dans cette confédération.

– La controverse à propos de la promesse que les soudanais auraient faite (en Mai 1960) à leurs partenaires sénégalais. En effet ils auraient promis de faire élire Senghor à la présidence de la fédération. Intransigeant sur cette promesse que les soudanais niaient avoir faite, Mamadou Dia fut le leader des évènements du 19 août et de l’indépendance du Sénégal : il en deviendra d’ailleurs le premier ministre sitôt l’indépendance proclamée.

– La France puissance coloniale encore très influente ne voyait pas ce fédéralisme d’un bon œil, elle qui comptait plusieurs responsables dans l’administration sénégalaise. Elle profita alors de l’admiration que vouait Senghor – un ancien ministre Français – à sa langue et à sa culture pour porter échec à ce projet panafricain. La France qui dès le départ et via son président Charles De Gaulle déclarait « La république du Soudan, je connais ; la république du Sénégal, je connais, la Fédération du Mali, je ne connais pas. ». Merci Général : circulez, la cause est entendue…

Retour en 2010…Où maintenant Sénégal et Mali (ancien Soudan) sont deux pays indépendants et souverains, plutôt stables politiquement dans une Afrique de l’Ouest en tension (Guinée, Cote d’Ivoire) ou à reconstruire (Sierra Leone, Liberia).De plus Sénégal et Mali comptent tous les deux une population de 14 Millions d’habitants. Ces deux pays sont voisins, ont le même drapeau (à une étoile verte près), la même…devise – Un peuple, un but, une foi – et comme nous venons de le voir, ces deux pays ont donc une histoire commune.

Cet article a un but précis : Vous faire croire que cette histoire commune peut revivre et surtout qu’elle doit revivre. En effet les impératifs concurrentiels de ce monde et les innombrables problèmes de notre sous-région placent le Sénégal et le Mali, zones de stabilité relative en Afrique de l’Ouest, face à des responsabilités nouvelles qu’ils se doivent d’assumer ensemble. On pourra toujours objecter que « chacun a des problèmes à régler avant de penser à l’Union» ou encore « ce qui a échoué une fois, échouera à nouveau ».D’autres iront même jusqu’à dire que « 50 ans après les indépendances, les nationalismes sénégalais et maliens sont encore plus développés qu’ils ne l’étaient auparavant ». Ces arguments sont fort recevables mais ce qui nous intéresse ici, c’est bien de pointer le doigt sur ce qui nous rapproche et d’exposer quelques moyens de rapprochement ou dépassement des divergences. Vaste chantier certes, mais pourquoi devrions nous croire que l’Histoire serait le fait d’autres personnes et pas le nôtre ? Ne sommes nous pas nous-mêmes des éléments de l’Histoire ? Pourquoi devrions-nous donc subir ou regretter cette Histoire au lieu de la faire ? Convaincu du caractère plutôt rhétorique de toutes ces questions, je vais donc d’abord essayer de vous exposer la nécessité de l’Union.

Le Mali et le Sénégal doivent s’unir pour :

1 – Constituer un Etat sous-régional fort :

Avec une superficie 1.437.000 km², la réunion du Sénégal et du Mali formerait le 4ème plus grand Etat du continent africain (derrière L’Algérie, le Soudan et la Lybie) en termes de superficie et avec sa trentaine de millions d’habitants, il serait l’Etat le plus peuplé de la zone Afrique de l’Ouest si l’on exclut le Nigéria et ses 150 Millions d’habitants. Et ces statistiques sur la démographie sont celles d’aujourd’hui, imaginons que cette union se fasse dans 25 ans (ce qui est possible et surtout souhaitable) et que l’accroissement de la population suive sa progression actuelle entre (2,7 et 3% par an), nous ne serions pas 30 Millions mais plutôt entre 60 Millions dans cette nouvelle fédération.

Il apparait nécessaire d’insister sur le facteur démographique car on s’aperçoit aujourd’hui, et ce, quelle que soit l’endroit du Monde que l’on considère, que les pays dominants ou émergents sont des pays à forte population (Etats-Unis, Chine, Inde, Brésil, Mexique, Afrique du Sud, Iran). Ainsi cette nouvelle fédération (ou Etat) pourrait-il constituer la première étape d’un poids lourd écouté dans la sous région. En effet j’ai du mal à croire en la persistance de crises en Guinée ou en Casamance si un grand Etat voisin – qui réunirait le Mali et le Sénégal – mettait ses moyens diplomatiques, économiques voire militaires à promouvoir la stabilité autour de lui.

2 – Renforcer leur économie et celle de la sous-région

Même si le but final serait de vivre pleinement une philosophie africaine vis-à-vis de la nature et de l’ensemble des hommes de cette terre, il apparait qu’à l’époque où je vous parle et pour encore quelques décennies au moins, nous devons trouver notre place dans un monde à la concurrence économique très féroce. Dans ce monde, les Etats plus puissants, eux mêmes dirigés par une poignée d’individus et aidés par les institutions internationales (IMF,WBank), dominent les Etats les plus faibles qui, comme du XVIème au XIXème siècle, continuent à leur fournir matières premières et « esclaves rémunérés » à bas prix. Cette domination économique se double d’une domination culturelle quand on s’aperçoit que les pays actuellement en « queue de peloton » sont ceux qui ont été colonisés par le passé et où l’influence coloniale se retrouve encore dans la langue, le système éducatif et la culture. C’est précisément le cas de l’Afrique Noire et de l’Amérique du Sud. Alors que cette dernière a amorcé un véritable mouvement d’émancipation économique (nationalisation des compagnies de pétrole), idéologique (Le socialisme bolivarien y lie Chavez, Castro, Morales) et culturel (L’élection d’Evo Morales Ayma, un indien, en est la preuve), nous autres africains persistons à être les prisonniers d’un découpage micro-nationaliste hérité de la période coloniale. C’est à se demander si nous ne sommes pas SM…Sourds et Malentendants à ce qui se passe réellement dans le monde…

Le renforcement économique est donc un des buts principaux que cette future Union devra atteindre et comme il a été rapidement évoqué plus haut, nous vivons dans un monde de concurrence où ceux qui s’imposent sont des géants démographiques ou des gens qui s’unissent (Union Européenne). Voilà les règles du jeu de cette planète…A nous de les appliquer avec les forces qui sont les nôtres.

Ainsi, avec son port situé en eaux profondes et il faut le dire, très bien placé, Dakar doit absolument développer ses échanges avec Bamako et les régions minières du Sénégal oriental et du Mali : ceci n’est ni un vœu, ni un souhait : c’est une nécessité. Fin 2006, des pas avaient été faits en ce sens avec l’inauguration des Entrepôts du Sénégal au Mali (ENSEMA) mais si nos deux pays devenaient un seul et même espace douanier et fiscal, les échanges entre zones de cet espace s’intensifieraient de facto. Pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre cela. Je proposerai dans les lignes suivantes, des moyens concrets à mettre en œuvre pour réaliser ces unités démographiques et économiques.

3 – Donner un signe fort à leurs confrères africains et au reste du Monde

Ce volet est peut-être le plus délicat à traiter et cela témoigne de son importance. Il s’agit du volet que l’on pourrait qualifier de « culturel » mais dans un sens plus large il traite due l’impact social, comme disait l’autre, du seul « vrai » choix politique qui pourrait être fait par les Africains au cours des 300 dernières années. Ce choix est celui de l’affirmation en tant que communauté de destin, qui a défaut d’être continentale, sera d’abord sous-régionale. En effet la quasi-totalité de nos frontières actuelles sont héritées du découpage colonial. Ce constat est quand même grave pour des gens qui pendant des siècles et de siècles, de Ghana à Songhai en passant par le Mali (sic) voire même pendant la domination française avec l’AOF, ont toujours vécu ensemble dans de grands espaces fédéraux. Pourquoi devrions-nous alors continuer à prôner le statut quo qui est également celui de la division et de l’isolement ? Au début des années 2000, le Ghana a fait un geste fort en incitant des individus issus de la diaspora africaine-américaine à revenir y vivre. Les autorités de ce pays, sans doute inspirés par le pionnier Nkrumah, promettaient la nationalité ghanéenne à ces enfants d’Afrique exilés et organisaient pour la plupart d’entre eux une initiation aux cultures locales. Malgré quelques ratés et atermoiements, cette initiative va dans le bon sens et il faut donc insister, ne pas s’arrêter à l’union des individus mais en passant cette fois à l’étape supérieure qu’est l’union entre pays voisins. Et qui de mieux placés que nos deux pays, voisins et faisant offices de quasi-photocopies d’un point de vue culturel ? Ce serait là un signe fort pour nos amis africains, et peut-être cela inciterait nos cousins burkinabés à nous rejoindre pour un bal à trois voire à quatre si la Guinée se stabilisait par elle-même ou par nos moyens d’ici quelques années. Ce serait également un signe fort à l’endroit de tous ceux qui considèrent l’Afrique comme un Monopoly géant dont ils ont dessiné les cases avec leurs gouvernements coloniaux et continuent à en définir les règles avec leurs multinationales. Ce que je dis peut paraitre réactionnaire, mais ce n’est qu’une simple constatation des rapports que nous « entretenons » avec nos fameux bailleurs de fond. Qu’on se le dise, le temps du co-développement, des sourires forcés et de la langue de bois a vécu. Ainsi, cette union entre sénégalais et maliens doit être, pour nous africains, une première occasion de dire « On prend en main notre destin en le liant à celui de notre voisin » et « Nous ne croyons plus en ce découpage où nous n’avons pas été consulté et qui nie l’essentiel de notre histoire commune».

Même si d’autres éléments pourraient être appelés pour justifier la nécessité de notre union, je m’en arrêterai aux trois points suscités à savoir : Former un grand état à dimension sous-régionale, renforcer nos échanges économiques et enfin dessiner la première esquisse d’un vrai projet réalisé par et pour les africains.

Cependant, il ne faut pas s’en arrêter à ces appels à l’union : ils ne sont d’ailleurs pas nouveaux. Et ça fait 50 ans que les déclarations d’intentions durent. Le propre de gens comme vous et moi doit être de définir de façon systématique les stratégies nécessaires à la réalisation des buts que nous nous serons fixés. Voici donc une esquisse de leviers à activer pour matérialiser notre union entre sénégalais et maliens.

Ainsi le Sénégal et le Mali s’uniront plus facilement s’ils arrivent à :

– Ressouder leurs liens culturels

En effet, et comme exposé en introduction, notre précédente union a éclaté en partie à cause de considérations nationalistes. Celles-ci, après 50 ans d’isolement, sont à n’en pas douter beaucoup plus fortes aujourd’hui qu’elles ne l’étaient à l’époque. Il faudra donc les neutraliser afin d’amener futurs dirigeants et populations de nos deux pays à progressivement intégrer l’univers « culturel » de son voisin. Cet univers culturel comporte plusieurs dimensions mais la langue apparait comme étant un incontournable pour quiconque veut intégrer un groupe et donc à fortiori la culture d’une population entière. Certes Sénégal et Mali sont des pays « multi-ethniques » (Je suis allergique au mot « ethnie »…) et ne sont donc pas des pays vibrant sur une seule fréquence culturelle mais en 50 ans un changement phénoménal s’est produit dans ces deux pays. Ce changement est l’adoption par 80 à 90 % de la population, et ce aussi bien au Sénégal qu’au Mali, de langues passerelles qui sont respectivement le Wolof et le Bambara. Ceci est une chance inouïe dont nous mesurons à peine les éventuelles retombées. Partant de ce constat, je propose que l’on instaure le Wolof et le Bambara en LV1 obligatoire pour tous les jeunes collégiens et lycéens du Mali et du Sénégal. Le schéma de l’enseignement linguistique dans nos pays serait donc celui-ci : Enseignement officiel : Français, LV1 : Wolof ou Bambara , LV2 : Anglais ou autres. On pourrait également songer à l’enseignement d’une langue comme le peuhl (parlé par 15 % de la population dans les deux pays).Mais il faudra absolument expliquer, et prendre pour cela le temps et les dispositions nécessaires, que le Wolof et le Bambara sont nos futures langues d’intégration chez notre voisin : ce projet devra donc être porté par les politiques, les éducateurs et les médias. Une fois l’instauration de ce système effectuée, on peut probablement tabler sur le fait que les sénégalais apprendront le bambara, puisqu’ils parlent déjà le wolof et n’apprendront rien en le revoyant à l’école. L’inverse est également probable au Mali. Mais ce scénario peut très bien ne pas se produire : les sénégalais préférant approfondir leur wolof et les maliens leur bambara…L’idée de recours sera alors de créer deux médias télévisuels où l’on s’exprimera exclusivement en wolof pour l’un et en bambara pour l’autre. La programmation des programmes divers et variés (Journaux télévisés, émissions de divertissement et surtout …dessins animés pour les petits) devra être continue et soutenue. Sénégalais et Maliens intégreront ainsi l’univers linguistique de leur voisins situés de l’autre côté de la frontière. Je peux comprendre néanmoins que cette stratégie linguistique passe pour être une forme d’endoctrinement, notamment en ce qui concerne les enfants, mais encore fois nous sommes à l’heure de l’union nécessaire car en plus de ce qui a été exposé plus haut, plusieurs autres arguments plaident en faveur du caractère quasi vital de cette union. Ainsi, si ces mesures sont adoptées d’ici 2015 et sont appliquées pendant 20 ans…Croyez moi que les gens seront « cuits à point » pour un éventuel référendum en faveur de l’union de nos deux pays. Le malien comprenant le sénégalais et parlant sa langue n’aura plus l’impression d’être questionné sur l’union avec un autre pays mais bien avec le pays de ses cousins, frères, amis …L’inverse étant aussi valable pour le sénégalais. De plus la fissuration progressive du mur linguistique nous séparant favorisera les mariages « mixtes » entre sénégalais et maliens. C’est même une évidence : pas besoin d’être sexologue pour le deviner…

– Développer leurs routes et lignes ferroviaires transfrontalières

En effet, il apparait difficile de parvenir à l’arrimage de deux territoires, fussent-ils juxtaposés (« fussent » : dédicace à Fouz ), s’ils ne sont pas reliés par un ou plusieurs sas. Et à l’heure actuelle, une seule route viable relie nos deux pays : il s’agit de la nationale N1 qui suit l’itinéraire Dakar – Mbour – Kaolack – Tambacounda – Kidira – Kayes – Manantali – Kita – Bamako. Une seule grande route entre nos deux pays et vous venez de la parcourir à travers ses escales ci-dessus. Une seule route pour connecter deux pays qui ont un peu plus de 360 Kilomètres de frontières communes : c’est bien peu, c’est trop peu. Alors si on veut réaliser un projet nécessaire comme celui de la réunion de nos deux pays, il faudra impérativement créer de nouveaux axes routiers et développer ceux qui n’en sont qu’à leurs balbutiements, tout en veillant bien sûr à préserver l’exceptionnel cadre naturel de notre zone frontalière commune (parcs classés, flore, villages etc). Un projet qui va dans ce sens a d’ailleurs été lancé en mars 2010 par les présidents ATT et Wade* : il s’agit d’un pont qui va enjamber le Falémé, un affluent du fleuve Sénégal. Seul bémol que je trouve à ce projet et même si d’autres points pourraient être développés mais je vais terminer là-dessus : ce projet de pont enjambant le Falémé a été entièrement financé par un…don du Japon à hauteur 3,5 milliards de FCFA (la monnaie de la servitude dont il faudra également sortir si on veut mener aux destinées de notre future union). Le Sénégal et le Mali, après 50 ans d’indépendance ont donc attendu la gracieuse aide du Japon, situé à plus 14000 km d’eux pour construire leur deuxième trait d’union …C’est triste, presqu’autant que les 1000 FCFA que l’on doit payer pour passer la frontière entre nos deux pays. Voilà la réalité du terrain à l’heure où je vous écris ces lignes mais comme je vous le disais au début de l’article ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est bien les leviers que nous pouvons activer pour accélérer cette union. Mais avant de réaliser l’union, il faut croire en elle, car toute entreprise réussie part de la foi qui la porte. Et si vous voulez mon avis, nous n’avons ni le droit de reculer devant les injonctions à venir, ni le droit de nous décourager car si tel était le cas tout ce qui est dit dans ces lignes ne resterait que pure fiction. On emprunterait alors le même chemin hésitant que nos ainés d’hier et d’aujourd’hui continuent de tracer…A chaque génération sa mission…

Alors, jeunes maliens et jeunes sénégalais? On prend les paris pour les 2035 ?

PS : Que les économistes nous éclairent un peu sur la suppression des barrières douanières entre nos deux pays, l’éventuelle création d’une monnaie non indexée sur l’euro etc. Merci d’avance

Fary

Publicités

Poster un commentaire

Classé dans Expressions Libres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s