LETTRE OUVERTE A IBA DER THIAM (Première Partie)

« L’être humain de « mauvaise foi » est celui qui prend une attitude négative vis à vis de lui-même. C’est à dire qu’il fait semblant d’ignorer la vérité qu’il n’ignore pourtant pas.

En cachant la vérité qu’il n’ignore pas, l’être humain de « mauvaise foi » ment. C’est à dire qu’il se constitue comme un NON dans le monde. Il ment perpétuellement.

Dans son mensonge, il donne à croire qu’il dit vrai tout en sachant qu’il n’est qu’un gros menteur. L’être humain de « mauvaise foi » est un Crétois, c’est à dire un menteur conscient de mentir et d’en tirer un certain sérieux ».

Théophile Obenga (Avis sur les récits des occidentaux et nègres-grecques)

Tout humain, qui vend sont âme à autrui ne devrait point se réclamer de lui même. La grandeur d’un intellectuel ou d’un savant se mesure par son aptitude à analyser, avec objectivité, un fait en se soustrayant de toute tutelle influente.

Cher Iba Der Thiam, je me lasse même de vous appeler professeur, car au fil du temps, je me suis rendu compte que vous ne mériteriez même pas le titre « d’un élève de la maternelle ». Je me justifierai dans les lignes qui suivent…

Cher Iba Der Thiam, suite à votre article publié le lundi 14 septembre 2009 dans les journaux au Sénégal (http://www.rewmi.com/Pr-Iba-Der-THIAM-A-PROPOS-DES-LIVRES-DU-PRESIDENT_a18711.html), vous vous êtes engagé dans une acrobatie intellectuelle interminable, avec la seule intention de vous autoproclamer « avocat du diable ». Encore une fois, vous avez gâché sûrement des heures de réflexion pour nous produire un récit, pas digne d’un être humain à qui, il resterait le minimum de raison. Et ceci en ayant la seule intention de leurrer les sénégalais, en défendant les soit disant livres que votre « Maitre » a écrit lors de ses fameuses vacances entre la France et la Suisse.

Face à cette escroquerie intellectuelle, j’ai trouvé indispensable d’opposer une réponse à votre récit, que je trouve d’ailleurs sans saveur et vide de sens, pour que cesse vos tentatives intempestives de tromperie envers le peuple sénégalais. Depuis notre jeune âge, vous avez commencé à nous hanter avec cette histoire falsifiée de l’homme noir, qu’on nous obligeait à apprendre par cœur sous peine d’être puni à coup de cravache.

Monsieur Der, il faut que ça cesse! Alors que nous avons grandit dans le mensonge, aujourd’hui nous nous sommes réveillés de notre coma, car nous ne nous sommes pas limités à vos enseignements. Nous avons cherché ailleurs et nous avons découvert la vérité, alors nous avons mûri Monsieur Der, donc vous vous fatiguez si vous croyez que vous pouvez encore une fois nous berner.

Ce droit de réponse nous permettra aussi de relever toutes les contre vérités, issues de votre récit afin que vous compreniez, malgré votre mauvaise foi, que vous ne devriez plus jamais citer le nom d’honorables monuments historiques, qui ont marqué l’histoire de l’Afrique, en les comparants à un « malheureux vieux empereur ».

Il faut que vous compreniez aussi, que ces martyrs ne devraient point être cités dans un récit où vous chantez les louanges de pauvres racistes pseudo-philosophes occidentaux. Il faut que cela cesse monsieur Der.

Nous nous devons aussi de signaler que c’est fait exprès, que ce droit de réponse soit publié 16 mois après que votre récit ait fait le tour des journaux, car depuis ses retours de vacances, nous n’avons pas encore vu ou entendu parler de livres publiés par votre « Maitre ». Donc dés le départ, le mensonge, la manipulation et la diversion étaient déjà présents dans votre récit.

Venons-en aux faits…

Dans votre récit vous introduisait en affirmant que « Chaque individu interprète les faits, dont il a connaissance en fonction de son niveau de compréhension et de sa sensibilité personnelle. Il y a, là, une loi universelle, qu’on retrouve sous toutes les latitudes. Il est, par ailleurs, loisible à chacun de constater qu’un évènement majeur suscite, toujours, des interprétations différentes, selon la chapelle à laquelle, appartient celui qui juge, analyse ou apprécie.»

Monsieur Der, vous ne devrez point faire de vos affirmations subjectives une loi universelle, certes chaque individu interprète un fait en fonction de son niveau de compréhension du sujet traité, mais surtout pas en fonction de sa sensibilité personnelle. Ce n’est pas parce que vos intentions sont personnelles qu’elles le sont pour les autres.

Au moment où les populations sombraient sous les eaux des inondation et des coupures intempestives d’électricité, Monsieur Der au lieu de vous rendre aux chevets des sinistrés, de les soutenir, ou de réfléchir sur les solutions à entreprendre, pour que finissent le calvaire des populations, vous avez opté pour l’option « avocat du diable », à la place de « avocat du peuple ». Et ce, en te livrant dans une philosophie trompeuse dans le but de distraire le peuple sénégalais.

Monsieur Der, il faut que vous sachiez que les sénégalais ne peuvent trouver les solutions à leurs problèmes, dans aucune des pages des fameux livres de votre client Wade. Alors comment faire, pour que vous compreniez, que les sénégalais ont, en fait besoin d’un président qui se soucierai peut être, de temps en temps, de l’économie de son pays avant de penser à les distraire sur sa philosophie de l’économie mondiale.

Monsieur Der, être « l’avocat du diable », implique que vous devriez maîtriser le dossier du « diable ». Pour cause, dans votre récit vous défendez les trois livres écrits par votre client alors que lui même n’a déclaré avoir rédigé que deux livres lors de ces fameuses vacances entre la France et la Suisse.

Monsieur Der, vous dites que la classe politique sénégalaise en a fait une affaire politique puisque qu’ils essaient de dénigrer toute bonne action de votre client… Quelle analyse décevante de votre part! Quelle mouche, ou quel virus vous a piqué pour que vous soyez si faible devant un humain et prêt à sacrifier tout un peuple dans le seul but de plaire ou de bénéficier davantage des bienfaits du Roi Wade.

J’estime que c’est tout à fait normal, que vous vous démarquiez de cette classe politique qui préfère privilégier, même timidement les besoins du peuple, que ceux d’un vrai « vieux traitre ». C’est vrai qu’on ne peut pas être GRIOT et politicien en même temps. Et puis vu votre âge, c’est vraiment enfantin de prendre la parole juste pour dire que « C’est son droit ».

Êtes-vous aussi distrait, jusqu’à oublier que pour réclamer ses droits, il faut au préalable remplir ses devoirs. Oui Monsieur Der « c’est son droit » d’écrire, mais dites vous que les sénégalais ont aussi des droits et ces derniers impliquent les devoirs de leur chef d’État. Les sénégalais l’ont élu, pas pour qu’il écrive des livres qui n’auront aucun impact sur leur quotidien.

Secourir des populations sinistrés est-il moins prioritaire que la rédaction de livres, qui ne paraîtront jamais d’ailleurs, puisque inexistants.

Vos alibis sont vraiment débiles et pas dignes du tout d’un être humain, qui se déclare être un bon musulman.

Monsieur Der, je vais vous définir trois expressions que vous avez, vous-même employées pour juger vos adversaires. Parce qu’il faut que votre vraie personnalité soit divulguée à l’attention de tout le peuple sénégalais.

Je vous cite « Une démocratie véritable doit s’accommoder de la diversité des idées et du pluralisme des visions. Cela est sain, à la seule condition de ne pas en faire un exercice de négationnisme systématique, qui pourrait, si l’on n’y prend garde, développer, à terme, une culture de l’obscurantisme, du nihilisme ou de l’immobilisme. »

Monsieur Der, après votre définition de la démocratie, en votre âme et conscience, osez vous avancer que le Sénégal est un pays de démocratie sous ce régime satanique de Wade ? Parce que vous essayer par tous les moyens de nous faire croire que votre client Wade est le meilleur démocrate que l’humanité n’ait jamais connu.

Mais vous savez Monsieur Der, au tribunal on juge toujours à partir de faits et non par le « griotisme ».

C’est quoi votre démocratie ?

Des journalistes humiliés, tabassés et emprisonnés sans aucunes raisons, mais juste parce qu’ils ont révélé une magouille au sommet de l’Etat.

Des populations désemparées, sinistrés, sans aucune compassion, ni soutien de la part de leur chef d’Etat.

Concentration de tous les pouvoirs aux mains d’une seule et unique personne « Le prince Karim Wade » qui n’est rien d’autre que le fils de votre client.

La démocratie est elle commode, avec des tentatives intempestives de « monarchisation » du pouvoir, avec la mal gouvernance, avec la corruption et j’en passe tellement la liste est non exhaustive.

Vous êtes alors mal placé pour donner des leçons de démocratie à qui que ce soit ou sinon vous devriez d’abord commencer à le faire au sein de votre entourage, parce que nous ne voulons plus rien savoir de vos opinions à cause de votre mauvaise foi notoire.

Monsieur Der, je m’adresse à vous en utilisant un français pas lourd, avec des mots simples et facile à comprendre, parce que d’autres liront ce récit et je ne souhaite pas qu’ils fouillent dans un dictionnaire pour me comprendre.

Je vous ai dit tantôt que c’est révolu ! Vous ne pouvez plus nous berner, nous avons démasqué vos méthodes, elles consistent surtout à utiliser un français lourd et des expressions complexes pour se vanter de la maitrise de la langue française et enfin nous divertir pour que l’on ne se concentre pas sur le but du sujet. Voici trois expressions que vous avez utilisées, que je tenais à définir d’abord avant d’en faire mon commentaire.

–      Obscurantisme : Refus du progrès, de la diffusion des connaissances et de la culture.

–      Nihilisme : Rejet de toute valeur intellectuelle ou morale.

–      Immobilisme : Disposition à rester immobile, à se contenter de l’état présent des choses, à refuser le changement.

Monsieur Der, inconsciemment vous vous êtes défini en ces trois expressions parce que vous êtes l’illustration parfaite d’un humain qui n’a aucune valeur intellectuelle et morale, vous refusez et rejetez tout changement puisque soutenir ou défendre Wade c’est encore vouloir enfoncer le Sénégal dans un chao sans précédent, par la même occasions dites vous que l’on se souvient de « Abdou mo niou dooy » et enfin c’est vous et vous seul qui avez refusé le progrès, en diffusant des fausses informations concernant notre histoire, ce qui a d’ailleurs provoqué l’aliénation de bon nombre de jeunes sénégalais du fait qu’ils rejettent catégoriquement les valeurs de notre culture par mépris aux anciens, puisqu’on leur a enseigné une histoire falsifiée de leurs ancêtres. Alors ils préfèrent aujourd’hui s’identifier aux occidentaux qu’à leurs braves et intelligents grands-parents.

Dans les lignes qui suivent nous ferons parler quelques faits parmi tant d’autres pour que les sénégalais sachent enfin que vous avez participé activement au processus d’aliénation des peuples d’Afrique initié par les occidentaux afin de mieux nous exploiter et nous appauvrir. Monsieur Der, c’est qui le traite à sa race ? Vous n’avez plus le droit de traiter qui que ce soit…

Monsieur Der, je vois que vous vivez activement votre statut de narrateur de la République. Venant d’un africain, je m’attendais à ce que vous chantiez les louanges des prêtres négroïdes de l’Égypte Antique, à qui on doit toute civilisation car étant les précurseurs de celle la plus sage que l’humanité n’ait jamais connu. Ils sont ceux qui ont créés les mathématiques, la science, la philosophie, l’art, en résumé les paramètres fondamentaux qui ont fait évoluer le monde.

Monsieur Der, vous dites que « C’est parce que Platon nous a laissé « La République », sous la forme d’un grand dialogue philosophique, en 10 livres, que le concept de justice a révélé son importance dans les relations sociales et sa fonction philosophique, politique et morale, dans l’ordonnancement de la société et dans la vie en communauté. »

Monsieur Der, pourquoi vous insistez à demeurer de mauvaise foi, vous venez nous parler de « République » dans un récit où vous défendez un « vieux monarque » qui ne cache plus son ambition de léguer le pouvoir à son fils « Prince ».

En outre, pourquoi après avoir cité Platon et ses œuvres, vous n’avez pas rajouté que Platon, lui-même a avoué qu’il a été initié par les prêtres noirs de l’Égypte Antique, qui sont les vrais précurseurs du concept de justice. A vrai dire Platon n’a pas réalisé grand-chose, ses œuvres ont été mis en avant et imposé par les occidentaux afin d’enterrer et de faire oublier les œuvres de ses maîtres-professeurs juste parce qu’ils étaient noirs.

Monsieur Der, il est temps que vous sachiez que nous ne voulons plus de vos discours hypocrites et vous avez vraiment dépassé les bornes, rien qu’en citant le nom du Prophète Muhammad (PSL) dans un récit où vous faites primer votre mauvaise foi.

Est-ce que Abdoulaye Wade en vaut la peine?

Croyez-vous encore au Bon Dieu?

Abdoulaye Wade sera t-il apte à te défendre le jour du jugement derniers?

Monsieur Der, le peuple sénégalais ne cesse de souffrir de la mal gouvernance de ce régime de Wade, ne serait-il pas préférable de vous ranger auprès du peuple au lieu de servir de larbin à un « vieux maçon », qui lui même est conscient de sa fin de règne.

Honte à toi Iba Der! Le Prophète Mouhamad (PSL) ne devrait point être cité dans un récit où vous défendez un disciple de SATAN, parce qu’il faut le dire, ton client est un FRANC-MACON, et qu’il arrête surtout de nous faire croire qu’il ne l’est plus, parce que nous ne sommes pas des leurs, mais à la recherche de la vérité vraie nous avons appris qu’on ne devient jamais ex franc-maçon ou sinon il sera condamné ou il perdrait ses privilèges. Pour preuve, son monument de la honte en est une parfaite illustration qu’il demeure disciple de SATAN.

Monsieur Der, voici ce que vous dites à la fin de votre récit « Ils retardent le Sénégal. Ils sont les alliés objectifs du système colonial, qui nous considérait comme de simples consommateurs d’idées, comme des gens dont la race n’a apporté aucune contribution au patrimoine de l’universel. Ils sont, sans le savoir, les continuateurs militants des thèses de Gobineau, d’Hegel et autres intellectuels, théoriciens de l’infériorité des noirs. S’il y a « un monstre » dans notre pays, j’ai la conviction profonde, que, c’est bien celui-là. »

Monsieur Der, vous vous prenez pour qui? Dites-moi vraiment, pour qui vous vous prenez?

Pourquoi parmi les pseudo-intellectuels occidentaux racistes, vous avez omis de citer Montesquieu? Et pourtant vous avez chanté ses louanges dans votre récit, soit disant que, s’il n’avait pas écrit « L’esprit des lois » nous connaîtrons jamais la bonne gouvernance et bla bla! Et bla bla!

Pour rappel voici ce que Montesquieu disait sur l’homme noir Africain « On ne peut se mettre dans l’idée que Dieu, qui est un être sage, ait mis une âme, surtout une âme bonne, dans un corps tout noir (…) Il est impossible que nous supposions que ces gens-là soient des hommes, on commencerait à croire que nous ne sommes pas nous-mêmes chrétiens (…) Si vous voulez savoir si mes actions sont en adéquation avec mes idées, regardez donc mon compte en banque ».

Alors Monsieur Der, dans cette histoire, en toute franchise c’est vous « le monstre », car c’est vous et vous seul qui êtes le parfait continuateur militant des théoriciens de l’infériorité de l’homme noir.

Votre mauvaise foi dépasse l’imagination, dépasse même le réel. Je prends mes responsabilités parce que je parle en connaissance de cause car j’ai vécu le mal que vous avez transmis à la jeunesse sénégalaise par le biais de l’histoire falsifiée que vous avez rédigé et qu’on nous enseignait à l’école primaire. On nous a appris à l’école que l’homme blanc est supérieur à l’homme noir, que ce sont nos ancêtres qui ont vendu les leurs en contrepartie de « pacotilles », que la colonisation est un mal nécessaire, que c’est l’homme blanc qui nous a civilisés, que l’Afrique est probablement le berceau de l’humanité, etc… C’est vous Monsieur Der, qui avait rédigé cette histoire sans fondement scientifique, votre histoire narrative a aliéné toute une génération, aujourd’hui bon nombre d’entre nous maitrisent plus l’histoire et les exploits des occidentaux que ceux de nos ancêtres. Vous avez traité avec beaucoup de timidité la vraie histoire de l’Afrique.

Monsieur Der, si ce n’était pas feu Ousmane Sembene, nous n’aurions jamais connu l’existence du massacre du camp de Thiaroye en 1944. Nos valeureux anciens combattants après s’être battus avec conviction pour la libération du peuple français, réclamant alors ce qui leur était dû, c’est à dire  le respect des engagements pris par la France, ils ont été remerciés par une fusillade atroce qui a fait couler beaucoup de sang. On ne parle jamais de ce massacre, en tout cas pas dans une seule page  de votre livre d’histoire. Alors que dire d’autres ? A SUIVRE…

Par Sadio SANGHARE

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