La Survie de l’Afrique dans la période d’après crise !

Depuis quelques temps, on ne parle que de crise financière, de récession, de sauvetage du système bancaire et des grandes industries, de pertes d’emplois, de la nécessité d’une refondation du système financier mondial. A l’évidence, nous assistons à un véritable

tsunami économique qui a surpris même les économistes  les plus avertis, tant dans sa rapidité d’installation que dans son intensité. La situation est grave et il urge donc de réagir efficacement et rigoureusement  pour éviter la catastrophe. Ainsi, les pays riches et émergents se sont retrouvés à travers des sommets, au chevet d’un monde économiquement souffrant.  L’Afrique a toujours était  marginalisée, car représentée à ces  sommets pratiquement que par l’Afrique du Sud, les représentants de l’Union Africaine et de la Banque Africaine de Développement.

Notre continent qui était déjà durement frappé par une crise alimentaire et énergétique, est entrain de subir les conséquences d’une crise financière dont il n’est nullement responsable. En effet, il devra faire face à une baisse de l’aide publique au développement, des investissements et des exportations du fait de la récession dans les pays riches.

Lors de ces sommets, il a surtout été question de moyens de relance de l’économie, de moralisation et de régulation du système financier mondial. Ainsi, les ressources du Fonds Monétaire International (FMI) ont été triplées : 1100 milliards de dollars seront mobilisés pour relancer la croissance mondiale et l’emploi. Et pour se faire bonne conscience, les pays riches ont promis de doubler l’aide au développement des pays pauvres d’ici à 2010.

Il est grand temps que les pays du tiers-monde se persuadent que les pays riches, dits développés, ne nous tireront jamais de la pauvreté ; ils n’en ont pas, en vérité, la volonté politique ; en atteste la promptitude dont ils ont fait montre et l’importance des moyens mobilisés pour sauver leur économie, alors qu’il ne suffisait que de 50 milliards de dollars pour ‘’ressusciter’’ l’Afrique victime d’un véritable désastre humanitaire. L’aide insignifiante, et conditionnée en plus, qu’ils nous donnent n’est qu’une corruption déguisée cachant très mal leur hypocrisie et leur cynisme. Le système libéral, capitaliste qu’ils veulent imposer au monde entier ne fait aucune place à la solidarité, à la justice sociale et à l’humanisme, d’une manière globale.

Pourtant l’Afrique est potentiellement le continent le plus riche, si on considère ses ressources minières, humaines, démographiques et même spirituelles; il est donc temps que les africains fassent preuve de plus d’imagination, de créativité et d’originalité pour sortir du sous-développement ; c’est dire l’impérieuse nécessité d’envisager la marche du monde autrement pour participer, à notre manière et à notre propre rythme, à l’avènement du « nouveau monde » dont le contenu diffère suivant les réalités socioculturelles (dont la religion) des uns et des autres; mais heureusement, dans tous les cas, il s’agit d’un monde plus juste, plus équitable et plus paisible.

En effet chaque jour dans l’espace économique et monétaire de l’UEMOA les Etats membres Africains empruntent en moyenne 2,5% et 4,5% par mois en millions de Francs CFA.  C’est dire combien l’Afrique a besoin de fonds de financement pour s’autofinancer.

Cependant il convient de dire que les réformes menées par la banque de l’UEMOA restent cependant faibles pour faire face à la rude concurrence au niveau international.

Cependant des efforts restent à saluer quant à l’émancipation de nos banques par rapport à la Banque Centrale. Les banques sont les partenaires privilégiés de la Banque Centrale et les vecteurs essentiels de sa politique monétaire. En tant qu’Institut d’émission et Autorité monétaire, la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) entretient des rapports diversifiés avec les banques et établissements financiers exerçant leurs activités dans les Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA). Ces relations entrent essentiellement dans le cadre des fonctions de surveillance du système bancaire ainsi que celles de distribution et de contrôle du crédit qu’exerce la Banque Centrale.

L’Afrique est aujourd’hui face à son destin de survie qui ne passerait que par des exemples d’Union économique et monétaire qui offriraient aux Etats membres des marchés de vente et d’achat plus larges que les siens et également une monnaie plus forte pour faire face à cette période d’après crise.

Mais le moment n’est-il pas venu pour le vieux continent de prendre son futur en main en évitant la dépendance pour de bon face à la monnaie occidentale ?

Sidy Ahmadou Gueye


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