FEMME KEMITE, REINES MERE

« Si vous voulez mesurer la valeur d’une Civilisation, regardez d’abord comment elle a traité les femmes, les pauvres et les faibles » Parole de sage

Par convention capitaliste, le 30 mai de chaque année, est célébré la fête des mères. Une occasion de plus pour les vautours capitalistes de se nourrir de profit sur le dos de la société à travers nos braves mamans.

Mieux encore, le 08 mars est proclamé « Journée de la femme » toujours par les mêmes vipères capitalistes afin de permettre à certaines de nos sœurs et mères égarées, de jouir d’une journée de gloire au nom d’un combat féministe pour l’émancipation de la femme ou de la parité homme-femme. Et il nous est paru curieux de voir des femmes africaines s’approprier ces slogans féministes qui n’ont de valeurs que d’où ils viennent.

Il nous faut signaler qu’en tout cas, la femme africaine a perdu son vrai rôle dans nos sociétés à l’arrivée des envahisseurs occidentaux (n’y voyait une quelconque allégation raciste, car ce ne sont que des faits), qui ont réussi par le biais d’institution politique et religieuse, de leurs médias, etc. à aliéner la femme qu’on appelle à se libérer d’une cellule inexistante.

C’est dire que ces femmes qui réclament la parité, se complaisent d’une malédiction dont elle ignore les tenants et les aboutissants et cet état d’esprit est souvent dû au fait qu’elles méconnaissent la vraie histoire de leurs ancêtres et de la place importante que jouait la femme dans nos sociétés antiques.

Elles adoptent toutes les théories émancipatrices qu’on leur vend sans pour autant se poser la question sur l’objectivité de leur idéologie, ainsi elles s’autoproclament « Femmes modernes ». Alors que d’après les faits cette femme « moderne » n’est que celle qu’on essaie d’enfermer dans ce cercle vicieux de vouloir ressembler à la femme idéale retouchée sur photoshop avec sa petite jupe, une fente jusqu’aux hanches, un tissage cheveux naturel, une cigarette à la main, des lunettes de soleil et qui tire sur les hommes à chaque fois que l’occasion se présente.

Mais le capitaliste tel un valeureux suce-sang encourage cette femme « moderne » en la qualifiant de femme épanouie et bien dans sa peau.

Pour eux s’épanouir signifierait l’absence de tabous. Une femme sera « bonne femme » que si elle est dépourvue de règles de conduite. Elles ignorent qu’elles ont été façonnées par le chacal capitaliste qui n’hésite pas à les utiliser comme argument de vente c’est à dire qu’elle est dénudée à chaque fois que l’occasion se présente pour promouvoir un gel de douche, une voiture, un parfum, etc.

De nos jours, il suffit d’ouvrir les yeux pour remarquer que malgré tout ce qu’on essaie de nous faire croire, la femme n’est toujours pas respectée comme il se doit. Il est vraie qu’elle a acquis une liberté ; mais c’est une liberté totale exemptée de principes, de valeurs, de pudeur et d’honneur. Elle est passée d’un extrême à un autre, d’une absence de liberté à une liberté sans limite aux fruits amers.

En réalité, elle n’a d’ailleurs acquis aucune liberté dans le sens moral et humain du terme, mais a plutôt perdu sa dignité, son humanité et sa nature première.

D’antan, en Afrique noire, la femme a toujours été une actrice principale dans la gestion de la cité et de ce fait, elle a toujours joui d’une liberté absolue.

Cette escroquerie, qu’est la théorie de l’émancipation émane de la société occidentale et puisque l’Afrique est considérée comme une poubelle idéologique, nous africains, en tant qu’éboueurs idéologiques, l’avions ramassée et adoptée tout en ignorant que les vraies raisons de cette lutte nous sont complètement étrangères.

Ces invasions capitalistes ont entrainé la perversion de nos valeurs au nom de la « modernité ». Par exemple, en Afrique noire, la dot qui se résumait à l’origine à une calebasse de noix de cola, un sac de maïs ou haricots, est devenue aujourd’hui un tas de pagnes « de qualité supérieure », des valises d’habits « modernes », des bijoux en diamant ou en or, des voitures, ou des millions de francs, etc. Par ces exigences, on fait de la femme un objet que l’on achète et on transforme le geste symbolique d’alliance entre deux familles en un marchandage éhonté.

Une société qui se veut prospère, avec des femmes aliénées n’est qu’une société en perpétuelle chute libre. Car à la femme seule, incombe naturellement une partie importante de l’éducation de la société. La femme est notre mère (celle qui nous a porté pendant neuf mois dans son ventre et à qui on doit estime et respect), notre sœur (celle que l’on admire comme sa mère), notre épouse (celle qui est notre confidente et qui nous soutient dans toutes nos démarches), dés qu’elle est détournée de sa nature, les conséquences font désastres dans la société.

Nul ne méconnait aujourd’hui l’existence des sociétés matriarcales en Afrique noire antique. Certains idéologues, encouragés par les « hyènes capitalistes », diront que le matriarcat est le fruit de lutte de la femme sur l’homme.

Malheur à ces charlatans de l’histoire, car il a été prouvé que logiquement le matriarcat n’est pas le triomphe absolu et cynique de la femme sur l’homme : c’est plutôt un dualisme harmonieux, une association acceptée par les deux sexes pour mieux bâtir une société sédentaire où chacun s’épanouit pleinement en se livrant à l’activité qui est la plus conforme à sa nature physiologique.

Un régime matriarcal, loin d’être imposé à l’homme par des circonstances indépendantes de sa volonté, est accepté et défendue par lui même.

Nous pouvons encore en apprendre plus en citant Wassiré Cheikh Anta Diop, qui dans « l’unité culturelle de l’Afrique noire » nous décrit la situation de la femme dans trois zones géographiques. Pour le résumé nous pouvons citer ceci :

  • En Afrique (Égypte et Éthiopie comprise) : la femme jouit d’une liberté égale à celle de l’homme, a une personnalité juridique et peut occuper toutes les fonctions. Elle est émancipée et participe à tous les actes de la vie publique.
  • En Asie : Par tradition, la femme ne représente rien, sa fortune est dans l’aventure et la vie courtisane.
  • En Europe : A l’époque classique (Grèce, Rome), aucune aventure courtisane, aucun truchement, aucun accident, ne pouvaient amener la femme à régner. Elle est assimilable à une esclave, car n’ayant pas de personnalité juridique, ne pouvait même pas servir de témoin, ne participait à aucune délibération publique. Le mari avait droit de vie et de mort, de vente sur elle et ses enfants, qu’il pouvait exposer. Cependant « les prostitués » sont les seules qui jouissaient de l’estime et de la considération de l’élite intellectuelle, sans pour autant devenir « reine courtisane » comme en Asie. Bref, la femme européenne ne sera même pas émancipée par le code Napoléon.

Il était indispensable de faire ce rappel historique, afin de donner la preuve que la discrimination des femmes en Afrique est un héritage des envahisseurs occidentaux (esclavagisme et colonialisme). Présents depuis six siècles en prétendant nous civiliser, ne font que nous endormir avec des idéologies qui nous poussent à nous rebeller les uns contre les autres. Car d’après la description ci dessus, nous pouvons bien voir quelle femme avait intérêt à se libérer de la discrimination.

A la prochaine…

Par Sadio SANGHARE


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