De la gratitude pour la terre de Thieytou

Je vous dois un aveu : je ne connais assez Cheikh Anta Diop. C’est une erreur grave en soi pour tout jeune Africain, par extension, pour tout jeune afro-descendant ! Une autre erreur serait plus coupable si je ne décidais pas d’investir l’œuvre de l’homme. J’ai décidé de ne pas la commettre. Il y a des mythes qui accompagnent ce nom, du zèle des suiveurs, des orientations indisciplinées, des négations fougueuses de la science occidentale. Tout ça est commun, c’est le propre des grandes idées, trop brillantes, elles déconcertent ! Gardons de vue le meilleur, il nous unit plus qu’il nous désunit. Et c’est heureux. Jamais rien n’a su altéré, à mesure du temps, une vivacité d’esprit, où la flamme noire est définitivement inextinguible. Saisir sans intermédiaire, les faits de l’histoire, s’enraciner jusqu’à la moelle d’une histoire splendide longtemps secondaire, en partir pour placer le continent africain en orbite, sommairement voilà ce que j’ai retenu de Cheikh Anta Diop. Et c’est déjà conséquent, suffisant pour renaître.

Ensuite, au gré des rencontres, des amitiés salvatrices, la découverte des intelligences fines, d’un garçon en particulier dont je tairai le nom, son identité suffit à sa gloire, m’ont davantage impliqué dans une matière de refondation culturelle, trop lointaine pour moi à l’époque. Les discussions banales sont devenues plus sérieuses, elles ont depuis peu un cadre d’expression suite à l’entremise d’un grand frère, j’ai nommé Njaccar ! Je rejoins la bande de relayeurs infatigables d’informations et de savoir, ouverts pour partager, se compléter, s’opposer. C’est à ce prix de la confrontation des visions, que le meilleur coulera de l’entonnoir pour le plus riche des élixirs pour l’Afrique. Et comme toujours, il faut un symbole ! Le plus merveilleux dans ce cas ! Le guide aurait eu, à ce jour, 88 ans. Nous ne le regretterons, pas, son héritage est la plus belle des postérités. Il n’est pas de plus belles existences, que celles qui traversent les générations, intemporelles, qui germent dans la vérité et le savoir. Merci au guide et bonne chance à Njaccar, le relai ! Je suis à votre disposition, avec énergie, pour contribuer au triomphe du message du patriarche !

Par El Hadj Souleymane Gassama

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1 commentaire

Classé dans Expressions Libres

Une réponse à “De la gratitude pour la terre de Thieytou

  1. Merci mon fils chéri pour ce chef d’oeuvre (comme d’habitude)! Message concis et précis! Tu as su utiliser les mots qu’il fallait! Le combat continue!

    « Il n’est pas de plus belles existences, que celles qui traversent les générations, intemporelles, qui germent dans la vérité et le savoir. « 

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