« Qui Voter en 2012 ? » – Dossier 1 – Macky Sall

CARTE D’IDENDITE

Nom : SALL

Prénom : MACKY

Date et Lieu de Naissance : 11 Décembre 1961 à Fatick (SN)

Famille : Marié , Trois Enfants

ETUDES ET DIPLÔMES

Ingénieur Géologue diplômé en 1988, Mention Bien , de l’Institut des Sciences de la Terre (IST) de l’Université Cheikh-Anta Diop (UCAD – Dakar)

Attestation d’Etudes Approfondies (AEA) d’Hydrogéologie, Mention Assez Bien, obtenu en 1990 au département de Géologie  de l’Université Cheikh Anta DIOP (UCAD)

Ingénieur Géologue spécialisé en Exploration Géophysique en 1993 à l’Ecole Nationale Supérieure du Pétrole et des Moteurs (ENSPM) de l’Institut Français du Pétrole (IFP – Paris)

EXPÉRIENCE PROFESSIONNELLE

Chef de la Division Banque de Données à la Société des Pétroles du Sénégal (PETROSEN) – DAKAR  (Avril 1994 à Décembre 2000)

Directeur Général de PETROSEN (Décembre 2000 à Mai 2001)

Conseiller Spécial du Président de la République, Chargé de l’Energie et des Mines (Avril 2000 à Mai 2001)

Parti(s) Politique(s) : Alliance Pour la République (APR)  – Yakaar  (Décembre 2008 à Actuel) – Membre de la coalition d’opposition Benno Siggil Sénégal (BSS)

Parti Démocratique Sénégalais (PDS) – (Militant depuis 1987 puis membre officiel de 1998 à Novembre 2008)

Mandats Politiques : Maire de Fatick (Mai 2002 à Novembre 2008 avec le PDS) puis (Avril 2009 à Actuel avec APR et BSS)

Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique (Mai 2001 à Août 2003)

Ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Porte parole du Gouvernement (Août 2003 à Avril 2004)

Candidatures Présidentielles : Première candidature probable en 2012

SON PARCOURS POLITIQUE

Les Débuts : Le jeune Macky Sall, encore étudiant à l’IST, commence à militer pour le PDS à la fin des années 80 sans pour autant en être un membre formel. En effet, ce n’est qu’une dizaine d’années plus tard en 1998 qu’il acquiert sa carte de membre du parti et se voit confier dans la foulée, la présidence de la Cellule Initiative et Stratégie (CIS) du PDS, organe regroupant les cadres du parti de l’opposant historique d’alors : Abdoulaye Wade. En plus de la tête du CIS, Macky Sall est nommé secrétaire général de la convention du PDS à Fatick en 1998 , ce qui lui permet d’exister dans l’environnement politique de sa ville de naissance, ville dont il deviendra le maire quelques années plus tard.

L’Ascension : L’arrivée au pouvoir en Mars 2000 d’Abdoulaye Wade aux dépends du Président sortant Abdou Diouf,  va booster la carrière politique de Macky Sall. En effet, celui ci devient en Avrilconseiller spécial du Président de la République chargé des Mines et de l’Energie, son domaine de prédilection où il a été pendant un peu plus de six ans, chef de la division banque de données à PETROSEN.  8 mois plus tard, en Décembre 2000, Macky Sall, est nommé Directeur Général de PETROSEN tout en gardant son rôle de conseiller spécial auprès du Président de la République. Il quittera ce poste de conseiller spécial en Mai 2001 et démissionnera de la direction de PETROSEN en Juillet de la même année, car choisi pour être le nouveau Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique du second gouvernement de l’ère Wade. Il occupera ce poste ministériel pendant un peu plus de deux ans (de Mai 2001 à Août 2003 2002) en plus de gérer les départements de l’Equipement et du Transport d’Octobre à Novembre 2002. Ainsi 3 ans après l’alternance, Macky Sall s’installe parmi les poids lourds du gouvernement et du Parti Démocratique Sénégalais derrière Abdoulaye Wade et Idrissa Seck, numéro 2 du PDS à l’époque.

L’Âge d’or : Mais l’ascension de « Macky » – comme l’appelle la presse sénégalaise – ne s’arrête pas là. Car en plus d’être ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique, il accède en Novembre 2002 au rang de Ministre d’Etat, ce qui lui permet d’être en liaison directe avec le Président de la République, sans passer par son Premier Ministre. Signe de ce renforcement au sein de l’Equipe gouvernementale, il passe au poste de Ministre de l’Intérieur et devient porte parole du Gouvernement en Aout 2003, tout en gardant ses prérogatives de Ministre d’Etat. Avec à ses actifs quelques décision fermes mais impopulaires (Déguerpissement de marchands ambulants notamment), il occupera ce poste jusqu’au 21 Avril 2004, date à laquelle il est nommé Premier Ministre de la République du Sénégal, en remplacement d’Idrissa Seck , le numéro 2 du parti au Pouvoir, cité avec l’entrepreneur Bara Tall, dans une affaire de détournements de deniers publics à l’occasion de travaux publics d’envergure menés dans la Ville de Thies. Macky Sall devient alors numéro 1 du Gouvernement, second personnage de l’exécutif derrière le Président Wade. Il est également nommé Secrétaire National adjoint du PDS, en remplacement d’Idrissa Seck. On le voit alors comme le potentiel successeur d’Abdoulaye Wade à la tête de l’Etat Sénégalais d’autant plus qu’il se montre actif dans la plainte de l’Etat sénégalais contre Idrissa Seck. Il restera à la tête du gouvernement jusqu’en Juin 2007, soit pendant un peu plus de 3 ans : un record sous Wade. Il est d’ailleurs directeur de campagne de ce dernier, et parvient à le faire réélire au premier tour de la présidentielle en Février 2007.

Déclin et Chute : En juin 2007 donc, Macky Sall est élu en tant que député de la coalition Sopi(coalition organisée autour du PDS). Il est alors remplacé au poste de Premier Ministre par Cheikh Hadjibou Soumaré. Dans la foulée, il est élu président de l’Assemblée Nationale par une écrasante majorité (143 voix sur 146) : en effet l’opposition ayant décidé, dans sa quasi-totalité, de boycotter ces élections, seule la coalition Sopi se retrouve à l’Assemblée Nationale. Quelques mois plus tard, c’est l’accrochage entre Wade et son ex premier ministre : « Macky » décide de convoquer devant les parlementaires, le fils du Président Wade, Karim, afin que ce dernier s’explique sur la gestion financière des chantiers relatifs  au sommet de l’Organisation  de la Conférence Islamique (OCI) alors prévu à Dakar. En effet Karim Wade s’est vu confier par décret présidentiel, la tête de l’Agence Nationale de l’Organisation de la Conférence Islamique (ANOCI). Alors que cette nomination « familiale » suscite les suspicions depuis quelques années déjà (Karim dirige l’ANOCI depuis Juin 2004), la décision du Maire de Fatick constitue une « lourde faute politique »» selon Wade et certains responsables du PDS. En Novembre 2007, le comité directeur du PDS décide supprimer le poste de numéro 2 du parti qui était jusque là occupé par Macky Sall. Malgré une légère accalmie entre Wade et  Sall en Janvier 2008 grâce à la médiation du Khalife Général des Mourides Serigne Bara Mbacké, les députés Sopi qui l’avaient élu à leur tête voteront en Octobre 2008 sous l’impulsion de M. Sada Ndiaye, dirigeant du PDS, la réduction de son mandat de 5 à 1 an. Cette manœuvre vise alors à le pousser vers la sortie, lui qui avait juré fidélité à Abdoulaye Wade, même au plus fort de leurs tensions, cette posture ayant à l’époque divisé ses militants et une partie de l’opinion publique : certains le jugeant passif et apeuré alors que d’autres voyaient dans son attitude une constance morale et une fidélité face aux épreuves. Refusant de démissionner, il sera finalement destitué de la Présidence de l’Assemblée Nationale le 09 Novembre 2008 lors d’un vote par 111 voix pour contre 22. Macky Sall annonce dans la foulée sa démission du PDS ainsi que de tous les mandats qu’il avait obtenus à travers l’électorat du parti au pouvoir : C’est ainsi qu’il quittera ses fonctions de Maire de Fatick.

La Renaissance : Le 1er Décembre 2008, Macky Sall lance son parti l’Alliance pour la République (APR) Yakaar (qui signifie « Espoir » en Français). Il dit de ce parti qu’il « ne sera pas un prolongement du PDS mais un parti ouvert à toutes les sensibilités, ouvert à la société civile ». Ilrejoint la coalition d’opposition Benno Siggil Sénégal composée par les partis tels de que l’AFP, le PS, le PIT et la LDMPT. C’est d’ailleurs avec cette coalition qu’il fera liste pour être réélu à la tête de la mairie de Fatick, son fief électoral. Courtisé par le PDS qui souhaite le voir revenir au sein de la grande famille libérale, il refuse et s’installe comme l’un des principaux détracteurs de la gestion du pays par le PDS et par Wade. Il effectue en 2009 et en 2010 plusieurs voyages à l’intérieur du pays, mais aussi à l’étranger notamment en Europe et en Amérique du Nord, où il compte de nombreux partisans.

MACKY SALL ET 2012

Points Forts : Un électorat fidèle (Perte puis regain de Fatick sous deux bannières différentes PDS et APR), une bonne implantation dans la diaspora, un visage connu des sénégalais, une grande expérience de l’Etat (Premier Ministre, Ministre D’Etat, Ministre de l’Intérieur, Président de l’Assemblée Nationale), sa position d’opposant.

Points Faibles : Une passivité lors de ses démêlés avec Wade, sa présence dans le pouvoir pendant 8 ans, quelques décisions impopulaires en tant que Ministre de l’Intérieur, des suspicions d’enrichissement illicite lors de sa période au gouvernement.

Affinités Politiques et Alliances probables : Macky Sall est clairement dans l’opposition aujourd’hui. Il n’envisage pas un retour au PDS malgré une démarche en ce sens effectuée en Avril 2009 par l’actuel Premier Ministre Souleymane Ndéné Ndiaye. Son parti l’APR est membre de la coalition Benno Siggil Sénégal (BSS) mais il apparait d’après les informations de la quasi-totalité de la presse sénégalaise, que M. Sall serait contre l’idée de la candidature unique au sein de BSS.

Comportement entre deux tours : Il souhaiterait se présenter au premier tour de l’élection présidentielle pour éventuellement se ranger, à l’occasion d’un éventuel second tour, derrière le candidat de Benno qui arrivera en tête des suffrages lors du premier tour. D’aucuns continuent cependant à penser que ce libéral dans l’âme pourrait soutenir sa famille « naturelle », le PDS Libéral, si jamais il y’avait second tour. Les sénégalais jugeront laquelle de ces deux hypothèses est la plus probable.

L’AVIS DE LA CEP SUR MACKY SALL

Les avis ci-dessous sont ceux des membres de la Cellule Economique et Politique (CEP) de Njaccaar VisionnaireAfricain. Ces avis reflètent la pensée de leurs auteurs et non celle de Njaccaar qui se contente du travail de recensement et de diffusion des informations, comme c’est le cas dans les pages précédentes.

Fary Ndao (23 ans) : Je pense que Macky Sall ne peut pas symboliser le changement dont nous avons besoin au Sénégal. Il a fait partie des cadres du PDS et en a même été le numéro 2 pendant longtemps. Il est donc solidaire d’une bonne partie du bilan de Wade. Il est cependant constant dans son positionnement en tant qu’opposant et a refusé de réintégrer le PDS ce qui montre qu’il a du caractère. Je pense qu’il bénéficiera de l’image de victime dont il bénéficie pour avoir voulu auditionner Karim Wade, initiative que je soutenais d’ailleurs car l’ANOCI et ses chefs doivent s’expliquer devant le peuple ou un cabinet indépendant d’audit. Mais je continue à penser que Macky fera autour de 10% en 2012, pas plus. 

Ibrahima Lo (25 ans): Son passé à coté de Wade, ses déclarations sur Mamadou Dia représentent des handicaps pour lui, mais je vois que certains sénégalais voient en lui le contraire d’Idrissa Seck, c’est à dire qu’il a eu le courage de démissionner du gouvernement pour mettre à nu les dérives monarchiques de Wade . Et il a bonne presse au sein de la diaspora. Ceci étant dit il ne fait pas le poids devant Abdoulaye Wade, car mine de rien  le PDS représente plus de 30 ans d’expérience  avec des militants fidèles (Pas forcement des militants de PDS , mais des Wadistes) et L’APR n’a pas encore une base solide . L’idée d’un candidat unique dans l’opposition pourrait être un catalyseur pour lui ou bien s’allier avec des personnes qui en plus d’être de jeunes dirigeants, n’ont pas encore de passé gouvernemental comme Talla Sylla ou Cheikh Bamba Dieye…Pronostic il fera autour des 10 à 15% s’il fait cavalier seul, car le vote de la diaspora n’est pas forcement décisif .

SOURCES

WEB

www.wikipedia.org

www.rfi.fr

www.jeuneafrique.com

www.gouv.sn

www.apr.sn

PRESSE

Le Quotidien (22/04/2004)

APS (18/11/2007)

Le Soleil (10/04/2009)

APA (03/02/2007)

BIBLIOGRAPHIE

Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006 – B.Ndiaye et W.Faye

Contes et Mécomptes de l’Anoci, Dakar, 2009 – A.L.Coulibaly

Tous droits réservés. Ce dossier ainsi que l’ensemble des dossiers de la série « Qui voter en 2012 » sont l’exclusive propriété de l’Association Njaccaar VisionnaireAfricain. La reproduction et la diffusion sont permises à condition d’en citer expressément la source. La Cellule Economique et Politique de Njaccaar VisionnaireAfricain vous remercie. A bientôt pour un nouveau dossier « Qui voter en 2012 ? »

Njaccaar VisionnaireAfricain

Faire ce que nous pouvons,

Avec ce que nous avons

www.njaccaar.com

Macky sall
About these ads

Poster un commentaire

Classé dans Economie et Politique

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s